René Seror. Chirac Jekill et Macron Hide

Le «moment Chirac» de Macron à Jérusalem

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Il y a les mots et il y a la situation. 24 ans après la visite de Jacques Chirac, on aurait cru à un remake. Sauf que l’histoire ne se répète pas. Tout d’abord, rappelons qu’en 1996 la traversée de la vieille ville avait pris 2 heures et demie. Les  gardes frontières avaient des consignes formelles: Assurer la sécurité du President français. Et s’ils obligeaient les commerçants arabes à baisser leur rideaux, c’est tout simplement, parce que, la population locale a des réactions inattendues.  Il aurait suffi qu’un terroriste se cache au milieu du bain de foule et c’est Israël qu’on aurait accusé de manquer de vigilance.

Lors de la mêlée, au bas de la Via Dolorasa, avec une foule qui lui marche sur les pieds depuis un long moment,  qu’éclate le fameux “What do you want…?”

Ensuite Chirac, outragé, exige le repli des soldats israéliens, avant de pénétrer dans les jardins de Sainte Anne, ce bout de France qui n’a rien de laïc.

Le soir même, il devenait DOCTEUR CHIRAC, titre accompagné de youyous dans toute la région.

L’histoire ne se répétera pas

Il n’y aura pas,  Il n’y aura jamais de DOCTEUR MACRON. Tout au plus Mister HIDE.

Ne vous demandez surtout pas qu’est-ce qui a changé: Tout à changé. Arafat est mort. Le processus de “paix d’Oslo” est enterré. Les arabes qui se prétendaient palestiniens ont tout perdu.

« Ne le répétez pas trop fort, il parait qu’ils ont même perdu le droit de détester le sionisme. »sic

La visite de Macron à Ramallah ne changera rien

La France s’est mise hors jeu, en Judée Samarie, en Syrie… Un peu partout au Proche Orient.

En 1996, quand Jacques Chirac débarque à Jérusalem,il vient d’obtenir un Cessez le feu des israéliens au Liban.

En 2020, la France ne peut, hélas,  rien pour les libanais, cette population qui manifeste depuis 3 mois. Cette semaine, le Liban s’est vu imposer un gouvernement entièrement composé de milices du Hezbollah. Un véritable camouflet. Un défi à l’Occident.

Eh bien si nous devons à Chirac la fameuse formule: Notre maison brûle et nous regardons ailleurs, Il faudra accepter la situation actuelle, pour dramatique qu’elle est: De nos jours, le monde brûle et Paris regarde toujours ailleurs. Mais, L’œil braqué sur le rétroviseur.

L’art de rater un rendez vous avec l’histoire.

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