Le « petit remplacement » : la disparition silencieuse des Juifs d’Europe. Par Richard Abitbol

« La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté« 

Elie Wiesel, discours de réception du Prix Nobel de la paix, 1986

On a beaucoup parlé du « grand remplacement ». On l’a brandi, combattu, caricaturé, instrumentalisé. Il se discute, il se conteste, il se charge d’idéologie dès qu’on l’énonce. Mais il existe un autre phénomène, beaucoup plus précis, beaucoup plus mesurable, beaucoup plus silencieux aussi : le petit remplacement.

Non pas le remplacement fantasmé d’un peuple par un autre, mais l’effacement progressif d’une minorité historique d’Europe : les Juifs.

Ce phénomène n’est pas une peur. Il n’est pas une projection. Il est une constatation.

Les Juifs quittent certains quartiers. Puis certaines villes. Puis certains pays. Ils retirent la kippa. Ils changent le prénom de leurs enfants sur les listes scolaires. Ils évitent certaines écoles. Ils taisent leur identité dans l’entreprise. Ils hésitent à porter une étoile de David. Ils retirent la mezouza visible à l’entrée de leur appartement. Ils apprennent à leurs enfants non pas seulement l’histoire juive, mais la prudence juive : ne pas dire, ne pas montrer, ne pas répondre, ne pas provoquer, ne pas exister trop visiblement.

Ce n’est pas encore l’exil officiel. C’est pire : c’est l’exil intérieur avant l’exil géographique.

L’Europe n’a pas décrété le départ des Juifs. Elle n’a pas signé de loi d’expulsion. Elle n’a pas organisé des trains. Elle n’a pas rouvert les camps. Elle fait quelque chose de plus moderne, de plus lâche, de plus compatible avec les discours humanistes : elle laisse s’installer les conditions de leur départ.

Elle laisse prospérer un climat où la présence juive devient psychologiquement, socialement, culturellement, parfois physiquement, de moins en moins supportable.

Le « petit remplacement », c’est cela : non pas une substitution administrative, mais une substitution civilisationnelle par renoncement. Là où vivaient des familles juives depuis des générations, s’installe peu à peu une atmosphère où elles ne se sentent plus chez elles. Là où existaient des écoles juives ouvertes sur la cité, il faut désormais des vigiles, des caméras, des barrières, des protocoles de sécurité. Là où une synagogue était un lieu de prière, elle devient une forteresse. Là où l’identité juive était une composante naturelle du paysage national, elle devient un risque.

Et ce risque ne vient pas de nulle part.

Il vient d’une conjonction mortelle : la persistance du vieux fond antisémite européen, l’importation d’un antisémitisme islamiste radical, et la lâcheté d’élites politiques, médiatiques et judiciaires incapables de nommer le réel.

Il faut être précis. Il ne s’agit pas d’accuser indistinctement les musulmans. Ce serait à la fois injuste, faux et moralement inacceptable. De nombreux musulmans vivent paisiblement, ne partagent aucun antisémitisme et peuvent eux-mêmes être victimes des pressions islamistes. Mais il serait tout aussi mensonger de nier qu’une mentalité islamiste antisémite s’est installée dans certaines fractions de la société européenne, parfois sous couvert d’antisionisme, parfois sous couvert de cause palestinienne, parfois sans même prendre cette peine.

Elle s’exprime dans la rue. Elle s’exprime dans les écoles. Elle s’exprime sur les réseaux sociaux. Elle s’exprime dans certains quartiers où un enfant juif ne peut plus être simplement un enfant juif. Elle s’exprime dans cette inversion obscène où le Juif européen, minoritaire, fragile, menacé, devient soudain le représentant symbolique d’un oppresseur mondial imaginaire.

L’ancien antisémitisme chrétien accusait le Juif d’avoir tué Dieu. L’antisémitisme nationaliste l’accusait de trahir la patrie. L’antisémitisme révolutionnaire l’accusait d’incarner l’argent. L’antisémitisme islamiste contemporain l’accuse d’être l’ennemi absolu : du croyant, du peuple, du pauvre, du dominé, du monde arabe, de la Palestine, de l’humanité souffrante. À chaque époque, le Juif est reconfiguré pour porter le mal du moment.

Ce qui change aujourd’hui, c’est que l’Europe ne protège plus les siens.

Elle proclame des valeurs mais ne protège pas les corps. Elle commémore les morts mais abandonne les vivants. Elle dépose des gerbes à Auschwitz mais tolère que des Juifs aient peur dans Paris, Bruxelles, Londres, Malmö ou Berlin. Elle pleure les Juifs assassinés hier, mais soupçonne les Juifs inquiets aujourd’hui d’exagérer, de dramatiser, de communautariser, de nuire au vivre-ensemble.

Le vivre-ensemble est devenu une formule étrange : il signifie souvent que les Juifs doivent vivre avec ceux qui les menacent, se taire pour ne pas aggraver les tensions, accepter que leur peur soit relativisée, contextualisée, sociologisée. On explique toujours l’antisémitisme. On l’excuse parfois. On le condamne rarement avec la force nécessaire. Et lorsqu’on le condamne, on s’empresse aussitôt d’ajouter des précautions, des équilibres, des symétries, comme si la haine des Juifs devait toujours être enveloppée dans une phrase plus générale pour devenir moralement acceptable.

Le Juif n’a même plus droit à la singularité de sa menace.

On lui dit : « Toutes les haines se valent. » Mais toutes les haines ne produisent pas les mêmes effets. Toutes les haines n’ont pas la même histoire. Toutes les haines ne poursuivent pas, siècle après siècle, le même peuple avec une telle constance. Toutes les haines ne conduisent pas une minorité à envisager sérieusement sa disparition d’un continent où elle vit depuis deux mille ans.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la fin possible de la présence juive en Europe.

Non pas demain matin. Non pas par décret. Non pas dans un fracas brutal. Mais par glissement, par fatigue, par peur, par renoncement. Dans cinquante ans, combien de communautés juives européennes auront encore une vitalité réelle ? Combien d’écoles ? Combien de synagogues ouvertes autrement que comme des bunkers religieux ? Combien de familles accepteront encore de faire grandir leurs enfants dans un continent où être juif exige une vigilance permanente ?

L’épuration ethnique moderne ne ressemble pas toujours à celle du passé. Elle peut être froide, lente, diffuse. Elle peut s’accomplir sans programme officiel, sans armée, sans frontière fermée. Il suffit de rendre la vie impossible. Il suffit de rendre l’avenir invivable. Il suffit de faire comprendre à une population qu’elle n’est plus vraiment protégée. Alors elle part.

Et lorsque les Juifs partent, l’Europe ne perd pas seulement une minorité. Elle perd une partie d’elle-même.

Elle perd une mémoire. Elle perd une intelligence. Elle perd une sensibilité.

Elle perd une exigence morale née de la persécution.

Elle perd une présence qui a façonné sa philosophie, sa littérature, sa médecine, sa musique, sa science, son droit, sa finance, sa politique, son théâtre, son humour, sa douleur et sa conscience.

L’Europe sans les Juifs ne sera pas simplement moins juive. Elle sera moins européenne.

C’est pourquoi le « petit remplacement » n’est pas seulement une tragédie juive. C’est un test civilisationnel. Un continent qui ne sait plus protéger ses Juifs ne sait plus protéger personne. Un pays où les Juifs commencent à partir est un pays qui a déjà perdu une partie de son âme démocratique. Une société qui accepte que ses citoyens juifs se cachent tout en continuant à parler de République, de droits humains et de dignité universelle, est une société entrée dans le mensonge.

Le plus terrible est peut-être l’indifférence.

On s’habituera. On dira que les Juifs sont partis pour Israël, pour les États-Unis, pour le Canada, pour des raisons économiques, familiales ou religieuses. On évitera de dire qu’ils sont partis parce qu’ils ne se sentaient plus en sécurité. On évitera de dire qu’ils sont partis parce que la justice ne qualifiait plus l’antisémitisme. On évitera de dire qu’ils sont partis parce que les médias relativisaient leur peur. On évitera de dire qu’ils sont partis parce que l’école n’enseignait plus suffisamment l’histoire pour immuniser les esprits. On évitera de dire qu’ils sont partis parce qu’une partie de la gauche les avait abandonnés, qu’une partie de l’extrême droite les avait jadis haïs, et qu’une partie du centre les utilisait comme décor mémoriel sans jamais les défendre réellement.

On fera ce que l’Europe sait si bien faire : des colloques après les catastrophes, des plaques après les départs, des discours après les abandons.

Mais les Juifs n’ont pas besoin de discours après leur disparition. Ils ont besoin d’une protection avant leur départ.

La question n’est donc pas de savoir si les Juifs exagèrent. La vraie question est : pourquoi une minorité aussi enracinée dans l’histoire européenne en vient-elle à penser que son avenir est peut-être ailleurs ? Pourquoi des familles françaises, belges, allemandes, britanniques, suédoises, néerlandaises, qui n’ont connu que l’Europe, envisagent-elles de transmettre à leurs enfants non plus un héritage national, mais une stratégie de fuite ?

Il ne faut pas attendre que les synagogues soient vides pour comprendre. Il ne faut pas attendre que les écoles juives ferment. Il ne faut pas attendre que les cimetières restent les derniers lieux juifs visibles d’Europe.

Le « petit remplacement » est déjà là.

Il n’avance pas avec des slogans. Il avance avec des silences. Il n’a pas besoin d’être voté. Il lui suffit d’être toléré.

Il ne triomphe pas par la force seule. Il triomphe par la lâcheté des témoins.

Et c’est peut-être cela, le plus grave : l’Europe n’assiste pas seulement à l’effacement des Juifs. Elle y consent par omission.

Alors il faut le dire sans trembler : si l’Europe ne retrouve pas le courage de combattre frontalement l’antisémitisme islamiste, le vieil antisémitisme culturel européen, l’antisionisme de substitution et la lâcheté judiciaire qui refuse de nommer la haine des Juifs, elle deviendra le continent des musées juifs sans Juifs vivants.

Des mémoriaux à la place des communautés. Des cérémonies à la place des enfants.

Des discours sur la Shoah à la place de la protection des synagogues. Des larmes officielles à la place du courage politique.

Et alors, dans cinquante ans, on dira peut-être : « Comment cela a-t-il pu arriver ? » La réponse sera simple.

Cela n’est pas arrivé d’un coup. Cela a été annoncé.

Cela a été vu. Cela a été nié.

Puis cela a été accepté.

Il existe un mot pour cela : Judenrein.

Un mot nazi, que l’on croyait enseveli avec le Reich : un territoire « débarrassé de ses Juifs ». Hitler voulait l’obtenir par le meurtre ; l’Europe contemporaine risque de l’obtenir par l’abandon.

Non par les camps, mais par la peur. Non par les rafles, mais par le départ. Non par décret, mais par lâcheté.

Une Europe qui commémore Auschwitz tout en laissant disparaître ses Juifs vivants n’a pas retenu la leçon de l’Histoire : elle l’a simplement transformée en cérémonie.

Mais, ne nous y trompons pas, les Juifs français n’ont pas peur : ils sont écœurés.

S’ils partent, ils ne quitteront pas la France qu’ils ont aimée ; ils quitteront un pays qui ne leur ressemble plus, un pays entré dans une forme de dhimmitude intellectuelle, un pays qui, comme dans Rhinocéros d’Ionesco, regarde sa propre métamorphose en appelant cela le progrès.

Peut-être est-ce là le dernier privilège douloureux des Juifs : voir avant les autres ce que la haine annonce. Car l’antisémitisme est toujours le premier symptôme d’une civilisation qui se défait.

Les autres ne le comprendront peut-être qu’après leur réveil — c’est-à-dire trop tard.

© Richard Abitbol

Président d’honneur de la Confédération Juifs de France et Amis d’Israël CJFAI, Conseil en relations internationales Conseils en stratégie de développements et d’investissements pour les Etats, et notamment pays émergents, et les grandes entreprises.

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12 Comments

  1. Le judaïsme EN DEHORS D’ISRAEL illustre une singularité du fait de son caractère mixte : juif , et français, ou juif et Américain, etc.
    On ne peut pas avoir 2 identités : c’est une forme de schizophrénie sur le plan médical. C’est un délit sur le plan légal.
    C’est un fait encore plus inévitable depuis l’existence d’Israël!
    Soit les juifs rejoignent Israël et s’accomplissent totalement dans LA réalisation de leur existence : être Juif Israélien.
    Soit les juifs « survivent » hors d’Israël, avec la nécessité d’une assimilation plus ou moins complète, d’une invisibilité plus ou moins difficile à titre personnel, sans parler du contexte sociétal, mais avec très souvent une contradiction entre les actes et la pensée !
    Ce sera encore plus prégnant à l’avenir, car nous allons vers l’ uniformité des sociétés , facteur de stabilité indispensable : des fourmis, des abeilles et des termites, certes, mais pas ensembles.

  2. Il y a quelques approximations dans l’article. « Les juifs quittent certains quartiers (…), ils retirent la kippa ». La kippa dans la rue est un phénomène de mode, identitaire, relativement récent, une quarantaine d’années. Auparavant, aucun juif pratiquant ne se permettait ce qu’il aurait considéré comme une forme d’exhibition, ou d’irrespect pour la France d’histoire chrétienne et de Constitution laïque. Les messieurs religieux portaient un chapeau, simplement. Ils étaient identifiables quand même, mais ne prêtaient pas délibérément le flanc à une accusation de communautarisme, comme on ne disait pas encore. Réduire le juif à la kippa, ou à la synagogue, autrement dit au juif religieux, c’est ignorer la majorité non pratiquante.

    Un fait occulté dans l’article : la diaspora israélienne, de plus en plus importante, qui constitue bien, pour le coup, le véritable « petit remplacement » : les Israéliens de Berlin, Londres ou Miami y « remplacent » les juifs qui partent. Est-elle victime d’antisémitisme ou plus spécifiquement d’antisionisme ? Je ne sais pas mais, fussent-ils « ‘hiloni », ils n’en sont pas moins juifs, ce qui relativise l’idée d’un mouvement d’exode unilatéral des juifs hors d’Europe.

    Le Grand Remplacement des peuples européens n’est pas « fantasmé », c’est une réalité : les peuples européens, et français en particulier, sont remplacés par des populations musulmanes, maghrébines ici, indo-pakistanaises là, ou turques ailleurs. Et la distinction entre islam et islamisme que fait l’auteur de l’article ressemble à une précaution de langage. On sait que l’islam est intrinsèquement hostile aux juifs, même si tous les musulmans, individuellement, ne le sont pas. Mais à partir d’un certain seuil quantitatif, la masse seule bouleverse un paysage humain, culturel, religieux, architectural, sonore, linguistique… en dépit des individualités qui font positivement exception. L’article fait pourtant bien mention de l’état de « dhimmitude » qui sera bientôt celui de l’Europe.

    • De fait, vous confirmez le fond de l’article : pour vous un juif n’est accepté que s’il disparaît en temps que juif. De plus, vous avez les juifs étaient encore plus visibles avant guerre ! Et non on ne peut pas confondre islam et islamisme, musulman pratiquant et terroriste ou antisémite, il faut raison gardée !

      • Merci d’avoir pris le temps de lire mon commentaire, et d’y avoir répondu. Je ne dis pas qu’un juif n’est accepté que s’il disparait en tant que juif. Ce qui me gêne c’est la réduction du juif au juif religieux, suggérée par cette mention systématique de la kippa dès qu’il est question de visibilité.

        Tout juif ne cherchant pas à disparaitre en tant que tel, mais ne cherchant pas non plus à s’afficher en tant que tel, est-il, ou était-il avant-guerre, systématiquement identifiable ? Je ne le crois pas, par expérience.

    • @Olivier Au sujet de l’islam, il convient de rappeler que certains pays musulmans se défont peu à peu de l’islamisme alors que l’Europe de l’Ouest et le Canada lui sont complètement soumis. Les Émirats arabes unis déconseillent à leurs ressortissants d’étudier à Londres à cause des risques de radicalisation islamiste dans les universités anglaises…Ce n’est pas une blague ! Il existe quelques pays musulmans modérés ou en voie de déradicalisation. Inversement L’Europe de l’Ouest ressemblera bientôt soit au régime des Mollahs soit au Liban (pendant la guerre civile).

  3. Evidemment, en changeant son nom, et ne portant plus kipa ni magen David, nous sommes moins une cible pour les nazis de service, mais alors pourquoi y -a-t-il autant de femmes voilées dans nos rues et elles on les laisse tranquilles. Je continuerai à porter mon étoile, bien que parfois j’ai un peu peur.

    • Il y a une différence entre un patronyme hérité ou une Magen David qui marque une appartenance au peuple juif sans présumer d’éventuelles croyances ou pratiques, et la kippa qui est un marqueur religieux, aussi incongru dans l’espace public que le voile islamique. D’autant plus, encore une fois, qu’il ne s’agit pas de se « planquer », mais de ne pas arborer cette kippa religieusement inutile puisqu’il suffit de porter un chapeau ou une casquette. Et qui apparaît du coup comme une coquetterie ou une posture.

      Pourquoi systématiquement mentionner, dès qu’il est question de la visibilité des juifs, cet accessoire religieux qui ne concerne en rien les juifs non religieux, pourtant tout aussi concernés par l’antisémitisme.

  4. Qui suis-je? D’où viens-je? Où vais-je?
    En tant que Juifs par notre ascendance, et vivant ici en France, nous sommes automatiquement la cible de lieux communs issus du langage populaire : passion de l’argent, du commerce, etc…, sans parler des stéréotypes à caractère religieux issus de la majorité chrétienne catholique et protestante de ce pays : le peuple juif « déicide », traître,affublé de tous les vices immondes de la Haine judéophobe ! Mais il est vrai aussi que cette fameuse majorité de population française a rudement évolué depuis plus d’un siècle : le christianisme français est en net recul par rapport au siècle dernier, surtout chez les générations les plus jeunes ! Assistons-nous alors à une nouvelle prise de conscience pour le « Vivre ensemble » ? Toujours est-il qu’une famille juive adhérente ou non à la pratique religieuse du judaïsme est formidablement tentée de s’assimiler au courant social de la « nouvelle vague ».Malheureusement, ce courant social d’assimilation est à son tour la cible évidente d’un antisémitisme d’origine islamiste radicale, des frères musulmans, et des soutiens gauchistes aveugles qui siègent encore au Palais Bourbon ! Est-ce un « Petit Remplacement » dont on parle ici, ou bien d’un Grand Remplacement qui concernerait alors, non pas seulement la France ou l’Europe, mais l’Occident dans son ensemble ? Car c’est bien là l’objectif des « Frères Musulmans » de ressuciter le « califat », issu de la chute de l’Empire Ottoman depuis 1920, et cette fois-ci pour la domination planétaire ! Où allons-nous donc dans cette Europe actuelle et future ?

    • Grand remplacement ? A moyen et long terme certainement mais le «  petit remplacement » est déjà acté et produit déjà ses effets !

      • En fait ce « petit remplacement » déjà acté est une partie intégrante du « Grand Remplacement » de plus en plus visible, particulièrement dans toute l’Europe…Espérons que les dirigeants occidentaux ouvrent enfin les yeux et agissent courageusement contre ces gros nuages noirs qui se profilent aux quatre coins de la Terre !

  5. Comme le titre de l’article le sous-entend et comme certains commentaires pertinents le signalent, ce « petit remplacement » est la partie émergée de l’iceberg : le « grand remplacement ». Partout où les Juifs sont attaqués, les Blancs ou les Chrétiens le sont également. Et réciproquement. Le nouvel antisémitisme (l’antisionisme) est la partie saillante d’un ensemble plus vaste incluant egalement haine des Blancs et des occidentaux. Les nouveaux 💀 rasés sont des 💀 racisés. Et cela indépendamment de l’islam : regardez ce qui se passe en Afrique du Sud.

    Inversement, il existe quelques pays ou territoires musulmans modérés où je me sentirais bien plus en sécurité et en bien meilleure compagnie que dans l’Hexagone ou dans nos pays voisins.

    Donc, encore une fois le même conseil vaut pour toutes et tous, Juifs ou non : songeons à partir tant qu’il est encore temps.

  6. Je précise que j’utilise le terme «  »racisé » » avec ironie, puisque c’est ainsi que les nouveaux racistes désignent les personnes non-blanches. Ce terme, foncièrement raciste, est toujours utilisé dans un but de victimisation et d’inversion des rôles. Mais il est devenu une partie du langage courant dans nos sociétés où le racisme des « ‘racisés » » et des dégénérés Blancs wokistes représente le nouvel Évangile. Ce que je dis plus haut, les personnes lucides l’ont bien compris depuis des années, depuis des décennies. Tandis que les analystes ou commentateurs ayant plusieurs trains de retard ont toujours l’air de découvrir la lune. On nous parle régulièrement de République en danger, comme si la République n’avait pas depuis longtemps rejoint les fantômes de l’histoire.
    Le seul conseil pertinent et utile à donner aux gens est celui-ci : si vous ne voulez finir ou que vos proches finissent comme Ilan Halimi, Sarah Halimi, Philippine ou Lola, songez à quitter pour toujours cette Europe de l’ouest aux mains des barbares. Elle ne mérite vraiment plus qu’on se batte pour elle.
    Et tout le reste n’est que (de la mauvaise) littérature.

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