Le rapprochement fait sourire. Il devrait faire réfléchir.
Caligula, empereur à vingt-quatre ans. Adulé, puis exécré. Entré dans l’histoire comme le symbole du pouvoir absolu, détaché du réel. Macron, président à trente-neuf ans. Adulé, puis contesté. Entré dans le débat comme le symbole du pouvoir jupitérien, détaché des corps intermédiaires. Le mot choisi dès 2017 n’était pas un hasard. On ne convoque pas Jupiter par modestie.
Le parallèle impérial n’a rien d’original. Chaque président en a eu sa version. De Gaulle en monarque. Mitterrand en Dieu florentin. Sarkozy en hyperprésident nerveux. Mais chez Macron, un ingrédient de plus : l’imprévisibilité érigée en méthode.
La dissolution de 2024. Décidée seul. Un soir. Sans en avertir son propre camp. Sans mandat pour ce coup de dés. Le geste d’un homme qui joue avec l’appareil d’État comme avec un jouet personnel. C’est exactement le reproche fait aux empereurs qui confondaient volonté impériale et raison d’État. Résultat : une Assemblée ingouvernable, un pays sans majorité, et lui, égal à lui-même. Inchangé dans sa certitude d’avoir eu raison.
La cour, ensuite. Des Premiers ministres nommés puis évincés au rythme des humeurs, plus que des compétences. Une valse de fidèles. Moins la République que l’antichambre impériale, où l’on gouverne par la faveur plutôt que par la fonction.
Et le théâtre. Toujours le théâtre. Le regard soutenu à la caméra. Le phrasé travaillé. La mise en scène du corps présidentiel. Versailles pour les puissants du monde. La solennité comme substitut au résultat. Un empereur qui organise le spectacle de sa grandeur, pendant que l’Empire s’endette et se fracture.
L’honnêteté oblige tout de même à s’arrêter. Caligula ne répondait à personne. Macron répond, en théorie, à un Conseil constitutionnel — même composé par le sérail qu’il sert. À une Assemblée qui peut, en dernier recours, faire tomber son gouvernement. À des élections qui, en 2027, jugeront. Rome n’avait pas d’urnes. La France, encore, en a.
Le parallèle ne dit donc rien du régime. Il dit tout du style. Un pouvoir vertical, imprévisible, théâtral. Cerné de courtisans. Aveugle à ses propres échecs. Voilà ce que Caligula et Macron ont en partage.
Le reste, c’est l’histoire qui le tranchera. Et l’histoire, contrairement au Conseil constitutionnel, ne se laisse pas nommer par ceux qu’elle juge.
© Paul Germon

Sévère mais juste !!
Tout simplement un petit esprit.
Toute idéologie mise à part, quels présidents auraient mérité le qualificatif de « grand esprit » ou au moins de « bon esprit »? après disons Mitterand.
Macron, mais il y’a eu encore pire, n’a qu’une culture superficielle, un parler vernaculaire et sans noblesse langagière à la française, et une personnalité mal structurée.
Un Œdipe qui ne se serait pas crevé les yeux?
Macron adulé, pas par moi, j’ai dit tout de suite : c’est un petit dictateur, plus personne ne l’écoute sauf lui, c’est un comédien il a loupé sa vocation.
c fou.
c ce que je dis depuis des années.
mac ron mélange de caligula et charles VI.
Une horreur …
il peut épouser un âne….
pauvre âne….
Bien vu. Mais comment appeler quelqu’un qui trouve une jouissance dans la ruine et le chaos de la France ? Macron est aussi un Néron narcissique et manipulateur !
Merci Popole pour la comparaison d’Emmanuel de Rothschilds a’ Caligula 😅 ! Mais, c’est l’empereur justement ! 😅