Khaled Slougui. Mes délires


C’est dimanche, jour durant lequel le bon Dieu s’est reposé après six jours de dur labeur. L’idée de la “fatigue de Dieu” me laisse très dubitatif. En revanche, chez l’homme, elle peut paraître normale. Mais pas en période de confinement, vu que la pire des fatigues c’est celle liée plus à l’inactivité qu’à un excès d’activité.

Pour ce qui me concerne, je me contente aujourd’ui de vous raconter quelques unes de mes historiettes, histoire de passer un peu de temps? Ces historiettes,  même si elles ne sont pas toujours de moi, portent la marque d’une certaine façon de raconter. Voici donc :

Mes historiettes



1 – 5h du mat, j’étais dehors, sans monter le son. Aucun risque de contamination à 100 m à la ronde. En fredonnant Jacques Dutronc, je me rends chez mon boulanger pour acheter de quoi prendre le petit déj, repas fondamental pour moi. C’est bien simple, je ne peux rien faire si je n’ai pas “petit-déjeuné”. Et cela va de soi, je ne suis fréquentable qu’après avoir rempli ma panse.

Figurez-vous que mon boulanger m’a branché ce matin, sans crier gare; monsieur, je n’en peux plus, le confinement c’est vraiment trop dur. Et il poursuit : franchement, je ne demande pas grand’chose, mais prendre un café au comptoir c’est important, j’y suis habitué, ça fait partie de mes habitudes, de mon équilibre…

Moi je l’écoutais avec beaucoup d’empathie, et l’envie de lui dire : monsieur, c’est ce que j’ai écrit la semaine passée; et donc moi aussi je suis à bout.

A la suite de quoi, nous nous sommes improvisés tous les deux spécialistes des pandémies : l’importance de la prévention, ça se joue en amont, donc au stade du test, et c’est beaucoup plus efficace que le confinement. Et puis le confinement, c’est impossible, il reste toujours des contacts de survie qui font qu’une contamination est toujours possible. Bien sûr, je ne vous dit pas comment on s’est payé la bande d’incompétents et d’amateurs qui nous gouvernent. On s’est défoulé de bon matin.

Rokaya Diallo me gonfle :A l’instar de Houria Bouteldja


2 – Rokaya Diallo me gonfle : A l’instar de Houria Bouteldja, elle est partie dans une hystérie fondée sur la couleur, la race… Un discours que je ne supporte plus. Malheureusement la connerie ne tue pas! J’ai toutefois remarqué qu’elle (Rokaya Diallo) était teinte en blonde, ça ne va pas avec la critique de la “blanchité”.

Cela me rappelle l’histoire vraie de Mayote Capétia racontée par Frantz Fanon dans “Peaux noires et masques blancs”, un pur chef d’oeuvre sur la question de l’aliénation. Cette femme qui était mariée à un blanc dont elle acceptait tout. Et pour cause : elle avait besoin d’un peu de blancheur dans sa vie. Diallo, elle , selon la même logique, a trouvé un peu de “blondeur”, c’est du kif au même. Voici donc un modèle d’aliénation aggravé par un insupportable complexe de persécution. A bon entendeur!


3 – Durant la décennie noire en Algérie.En 1991, dans un meeting du FIS (algérien), les islamistes qui adorent la modernité du gadget, oui à la technologie, mais non aux idées qui l’accompagnent, ont utilisé un appareil à lazer qu’ils ont ramené de Londres.

Durant un meeting du parti, ce miraculeux appareil leur a permis d’écrire dans le ciel “ALLAH OU AKBAR”, de façon bien étudiée, cela devait relever du miracle, sinon où aurait été l’intérêt.

Les gens y ont cru dur comme fer, toutes catégories confondues.

L’anachronique dans cette histoire, c’est qu’une fois, j’ai rencontré un ami d’enfance, médecin de son Etat. J’ai commencé à dénoncer l’imposture islamiste qui ne recule devant rien pour embrigader et endormir le peuple en lui racontant cette histoire; et l’ami de me rétorquer qu’il était présent au meeting et qu’il avait vu ça de ses propres yeux. J’en fus désespéré. Incroyable!

L’islamisme n’est pas né avec Charlie vous dis-je

4 – Durant l’expédition de Bonaparte en Egypte.  Le dîner a été précédé et suivi de la conversation. Le général Bonaparte a dit aux cheikhs que les arabes avaient cultivé les arts et les sciences du temps des califes, mais qu’ils étaient aujourd’hui dans une ignorance profonde et qu’il ne leur restait rien des connaissances de leurs ancêtres : le cheikh Sadat répondit qu’il leur restait le Coran, qui renfermait toutes les connaissances. Le général demanda si le Coran enseignait à fondre le canon. Tous les cheikhs présents répondirent hardiment que oui! L’islamisme n’est pas né avec Charlie vous dis-je.
Un bon dimanche quand même! Au prochain délire!

Khaled Slougui

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