Kafka et la poupée – L’omniprésence de la perte. Emmanuel Gellman

Quand Kafka rencontra la petite Amélie Poulain…

(Librement traduite de l’anglais par votre serviteur )

L’histoire dit que l’écrivain Franz Kafka rencontra un jour une petite fille dans le parc où il allait marcher tous les jours. L’enfant pleurait parce qu’elle avait perdu sa poupée.

Kafka offrit de l’aider à chercher la poupée, sans succès. Kafka s’arrangea pour revoir la petite fille le lendemain au même endroit.

Entre temps, il avait composé une jolie lettre (de la part de la poupée) qu’il s’empressa de lui lire : ” S’il te plaît, ne pleure pas, je suis partie en voyage pour découvrir le monde. Je t’écrirai régulièrement pour te raconter mes aventures.”

Ce fut le début d’une longue correspondance. Quand il rencontrait la fillette, il la consolait en lui donnant lecture d’une de ses lettres, soigneusement composées de la part de la poupée bien-aimée.

Quand leurs rencontres durent finalement prendre fin, Kafka se présenta à la petite fille avec une nouvelle poupée. Celle-ci était évidemment différente de l’originale, mais une lettre jointe expliquait à l’enfant que ” ses voyages l’avaient changée.”

Bien des années plus tard, la fillette devenue adulte découvrit une dernière lettre fourrée dans un recoin caché, sous les vêtements de la poupée de remplacement.

Celle-ci disait : ” Tout ce que tu aimes, tu finiras un jour par le perdre. Mais à la fin, l’amour te reviendra sous une forme différente.”

Kafka et la poupée – L’omniprésence de la perte

(Kafka and the Doll – The Pervasiveness of Loss – Via Hélène Wiesenfeld sur Zay a Mensch !/ Limping to Jerusalem)

Emmanuel Gellman

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