Nous voilà chers amis devant une tragédie antique : le chœur sait déjà que le destin approche, mais continue à parler avec précision. Le plus inquiétant n’est même plus l’Iran : le plus inquiétant est ce monde qui semble avoir accepté que l’Iran fixe l’heure, comme si la civilisation entière attendait désormais le signal de ses propres fossoyeurs. Le temps du monde n’est plus réglé à Jérusalem, ni à Washington, ni même à Bruxelles. Il est suspendu à Téhéran. On négocie avec l’abîme comme avec un partenaire commercial.
L’Iran massacre son peuple, menace, arme, avance ? Never mind : la planète dans son entièreté regarde Israël comme le facteur de désordre potentiel, Israël sous la menace est sommé d’attendre l’autorisation morale de survivre, sommé in fine de mourir avec élégance, après avoir -s’il vous plaît- présenté des excuses pour avoir dérangé les marchés.
Il existe des moments dans l’Histoire où les événements cessent d’être seulement politiques ou militaires.
Ils deviennent révélateurs d’un état moral du monde. Nous y sommes : depuis plusieurs jours, une phrase revient, presque anodine désormais : « L’Iran décidera dans les prochaines heures. L’Iran répondra. L’Iran choisira ».
Comment avons-nous pu glisser jusqu’à cette scène étrange où la planète entière paraît suspendue au calendrier stratégique d’un régime qui appelle depuis des décennies à l’effacement d’Israël, arme ses relais terroristes et transforme chaque négociation en démonstration d’impuissance occidentale ? Comment avons-nous pu en arriver à ce point où le grand horloger géopolitique semble désormais installé à Téhéran ?
Il y a dans cette séquence quelque chose de profondément tragique au sens antique du terme. Dans les tragédies grecques, le spectateur sait que le désastre approche. Les protagonistes eux-mêmes le pressentent. Les signes sont partout. Mais chacun continue malgré tout à avancer vers l’abîme avec une forme de lenteur solennelle, comme si la catastrophe devait suivre son cours jusqu’au bout.
C’est exactement l’impression que donne aujourd’hui le monde occidental : les chancelleries temporisent, les diplomaties « appellent à la retenue », les marchés attendent, les experts commentent, les télévisions spéculent sur les délais, les ripostes, les scénarios.
Pendant ce temps, un fait immense devient presque normal : ce sont désormais les pyromanes qui dictent le rythme de l’incendie.
Le plus glaçant n’est peut-être même plus la menace iranienne elle-même, le plus glaçant est l’accoutumance générale à cette menace, comme si le monde avait progressivement intégré l’idée qu’il fallait vivre sous le chantage permanent de régimes prédateurs, théocratiques ou terroristes.
Quelque chose se joue sous nos yeux qui dépasse de loin le seul dossier iranien : regardez-la, notre civilisation en phase terminale, incapable désormais de nommer clairement ses ennemis, s’entêtant à parler le langage de la procédure face à ceux qui parlent celui de la conquête.
Tragédie antique, disais-je ? Mais lesdites tragédies avaient au moins une vertu : elles rappelaient au public qu’ignorer le réel ne suspend jamais le destin. Notre époque semble croire exactement l’inverse. Elle semble croire qu’en retardant indéfiniment le moment de regarder le danger en face, celui-ci finira peut-être par renoncer lui-même.
Alors le monde attend. Il attend l’heure de Téhéran. Il attend le prochain ultimatum. Il attend le prochain compte à rebours.
Comme si les civilisations devaient désormais mourir ainsi : non dans le fracas, mais dans l’habitude.
© Sarah Cattan
Myriam Shermer: « La propagande iranienne a gagné les esprits en France. Hier soir sur LCI ».

Conséquence directe de la « Victoire » des USA qui ont attiré ISRAEL dans un traquenard contre l’Iran. Ce pays barbare ayant défait Trump à plates coutures, se considère désormais, être le nouveau « Maître du Proche Orient »… Peut être même les « Maîtres du monde ».
Dorénavant l’Iran des mollahs revendique un Droit de riposte direct, lorsque Israel se defend apres les attaques du Liban, des Houthies, ou de l’Irak.
Trump à renversé la table après s’etre repu de pétrole confisqué, cassé la vaissellet et foutu Israël et le Monde dans la mouise..et peut être plus…
C’est la plus lourde défaite des US depuis le Viêtnam…
Bravo Mr Trompe !!! Mais maintenant dégagez !
Poutine, votre amant préféré, peut encore vous héberger (peut être plus pour très longtemps), dans son Palais payé avec le sang Russe et Ukrainien…
L’Histoire vous jugera et le Comité Nobel encore plus durement.
Adieu Vau, vache, cochons couvée …
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L’anti-trumpisme primaire que vous affichez vous rend complice objectif des Mollahs donc les exactions ne semblent pas vous émouvoir. C’est une tendance lourde que l’on observe sur certaines chaînes d’info comme LCI, que je ne peux plus regarder.
Tous les grands de ce monde sont des ordures à l’exception de Bibi et Zelinski. Hélène
L’expression « civilisation en phase terminale » me semble assez juste car qu’attendre désormais d’une civilisation (notre vieille civilisation occidentale) qui n’ose ni se défendre, ni même simplement se définir
Ton éditorial n’analyse pas une situation géopolitique. Tu construit un récit tragique dans lequel tu prétends déjà connaitre l’issue des événements, en remplaçant largement les faits par des métaphores, des généralisations psychologiques et une vision décliniste du monde occidental.
Pour ta gouverne :
La piraterie barbaresque et l’esclavage de centaines de milliers d’Européens ont perduré pendant près de trois à quatre siècles avant d’être définitivement éradiqués, preuve que les « civilisations » ont souvent dû composer longtemps avec des menaces graves avant de parvenir à les vaincre.
Tu ne peux pas présenter comme inédit le fait que les puissances occidentales négocient avec des régimes hostiles, temporisent ou gèrent des menaces, car c’est une constante de l’histoire.
Et surtout, le sous-texte décliniste — « le monde est désormais soumis à Téhéran » — efface complètement la profondeur historique des conflits de longue durée.
Combien de siècles ont été nécessaires pour contenir l’expansion de l’islam en péninsule Ibérique, avec des phases de conquête, de recul, de coexistence, d’alliances et de contre-offensives qui s’étalent sur près de huit siècles ?
Combien de temps l’Europe a-t-elle dû composer avec l’Empire ottoman en Méditerranée et aux portes de Vienne ?
L’histoire montre précisément l’inverse de ce que tu suggère.
Les rapports de force ne sont jamais instantanés, les menaces ne sont jamais linéaires, et les « civilisations » ne sont jamais dans une « phase terminale » lisible en temps réel.
Ce qui est présenté comme une bascule historique n’est souvent qu’un moment intermédiaire dans des cycles longs, faits de tensions, de reculs et de rééquilibrages successifs.
Depuis hier soir, nous savons que Trump a accepté toutes les exigences de l’ Iran ! Et cela , sans demander l’ avis d’ Israël qui. en vérité, est , en premier, concerné… Quelle honte ! J’ en ai la nausée…
Je suis tout à fait d’accord avec vous. Et l’antisémitisme qui progresse dans un silence, souvent complice. Qu’Israël vive !
Mon coeur saigne pour Israël, seul rempart de l’occident au moyen orient contre la barbarie islamique (et pour combien de temps?). Abandonnée de tous.
L’Europe est aveugle. J’ai honte de mon pays la france et de ses voisins gangrénés au plus haut point par les ideologies qui vont les détruire.
La charia nous guète. Quel monde allons-nous laisser à nos enfants et petits enfants…
Honte aux bien-pensants qui brandissent leur soit-disant tolérance qui en fait est la tolèrance à l’ignominie.
Ils veulent ignorer que l’homme est un loup pour l’homme. (Et accessoirement que l’homme musulman est un loup pour la femme)
Eux sont des agneaux drapés dans leur costume trop large d’humanistes de monoprix.
S’ils semblent prêts à se laisser dévorés au nom de leurs idées utopistes que j’ai malheureusement partagé pendant longtemps, libre à eux : RIP.
Mais il y en a aussi d’autres qui veulent survivre !
Ceux-là n’ont pas la parole dans nos démocraties qui n’en ont que le nom. Ce n’est pas politiquement correct de s’opposer au suicide collectif.
Quelle pagaille ! Et dire que la vie ne dure qu’une fraction de seconde…
À nouveau, la « civilisation » souffre d’un trouble de la conscience. Quelle déception que cette humanité ! Il en est ainsi depuis la nuit des temps… Mais comme dit un proverbe yiddish : » si tu as faim, chante ; et si tu as mal, ris. »