Guerre d’Iran: pourquoi les ayatollahs ne capitulent-ils pas ? Par Sydney Touati

Depuis le début de la seconde guerre d’Iran, le chef suprême et toute sa garde rapprochée ont été éliminés. Le potentiel militaire est détruit à 80 %

Pour le camp islamiste, les possibilités de gagner cette guerre n’existent plus. Pourtant, non seulement les responsables (ou irresponsables) du régime islamiste poursuivent leur combat contre Israël et les Etats-Unis, mais prennent également pour cible leurs proches voisins, y compris la Turquie, se mettant à dos des pays musulmans qui leur étaient a priori plutôt favorables.  Un pays ami comme l’Algérie commence à prendre quelques distances avec ce régime.  

Pour comprendre cette démarche que l’on pourrait qualifier de suicidaire, il faut pénétrer dans les soubassements des idéologies totalitaires dont l’Hitlérisme demeure le modèle.  Le 30 avril 1945,  à quelques heures de son suicide, le Führer rédige un testament dans lequel, entre autres, il constate que les Allemands, ayant perdu la guerre, n’ont plus de raison d’exister. Appliquant sans état d’âme la doctrine nazie, Hitler conclut que les Allemands doivent connaître le sort des peuples faibles voués par essence à disparaître.

Mutatis Mutandis, les ayatollahs considèrent que les Iraniens ont failli dans la réalisation de la mission sacrée qu’Allah leur avait confiée, en tout premier lieu  détruire l’état d’Israël, et en second lieu imposer la charia au Moyen-Orient et au-delà, au monde entier, par tous les moyens et notamment par l’extension continue du terrorisme de masse.

Les dirigeants iraniens n’ont jamais fait mystère de leur intention génocidaire L’ Ayatollah Khomeini n’a-t-il pas déclaré : « Je dis… Que cette terre (l’Iran) brûle. Je dis: Que ce pays parte en fumée, pourvu que l’islam sorte triomphant dans le reste du monde. »

La population iranienne a, à maintes reprises, manifesté massivement dans la rue son opposition au régime théocratique totalitaire. Cette opposition a été réprimée avec férocité. Pour le régime islamiste, les Iraniens ont abandonné l’idéal de la « révolution » qui a triomphé en 1979. Ils l’ont trahie en appelant à l’intervention du Grand et du Petit Satan. Pour les ayatollahs, leur propre peuple mérite d’être durement châtié, voire détruit.

Politique de la Terre Brulée

Ce que poursuivent les Ayatollah dans cette guerre perdue d’avance, c’est la politique de la terre brulée. Leur but est limpide: faire en sorte que le maximum de nations se mobilisent contre l’Iran et ses habitants et qu’au final ce pays « parte en fumée ». Par leurs provocations délibérées, les ayatollahs travaillent à la destruction du potentiel militaire et économique de leur propre pays.

Le blocage du détroit d’Ormuz par où transite une partie importante du commerce du gaz et des hydro-carbures  est l’ultime avatar de cette politique auto-destructrice. Si celle-ci provoque quelques désagréments économiques au reste du monde, en revanche elle condamne la population à en être coupée, à ne plus être ravitaillée, à son dépérissement par malnutrition, les maladies, les exécutions de masse.

Si la guerre perdure, alors les ayatollahs aux abois pourront atteindre leur objectif, à savoir commettre sciemment un génocide contre leur propre peuple, condamné à mort pour ne pas avoir réalisé leur rêve de domination mondiale islamiste.

Si les Américains et les Israéliens ne parviennent pas à neutraliser totalement le potentiel militaire et le pouvoir de nuisance du régime islamiste, il est à craindre que le nombre de morts se comptera par millions. Quand le régime s’effondrera, les Alliés pénètreront dans un cimetière et un champ de ruines.
Tel est l’objectif poursuivi par ce qu’il reste du régime des ayatollahs.

Qu’attendent l’ONU et toutes les puissances pour se ranger résolument aux côtés des Alliés,  pour dénoncer et combattre la politique génocidaire d’un régime à l’agonie ?

© Sydney Touati

Avocat, essayiste, Sydney Touati s’intéresse aux transformations contemporaines du droit public, du droit international et à leurs effets sur les États démocratiques. Dernière publication: « De Voltaire à Badinter. Un essai sur la transformation du droit en France »

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