Ă lâheure oĂč le vacarme des sirĂšnes concurrence celui des Ă©ditoriaux alarmistes, un fait demeure obstinĂ©ment rĂ©el : IsraĂ«l refuse de vivre Ă genoux.
Ni la guerre, ni la menace de Iran, ni le terrorisme palestinien, du Hezbollah, des houtis, de syrie, ni les caricatures rĂ©pĂ©tĂ©es de certains ONG et mĂ©dias occidentaux nâont rĂ©ussi Ă figer la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne dans la peur permanente que ses adversaires lui promettaient.
Dans quelques jours, au mois dâAdar, les rues se rempliront de costumes, de rires et de musique : Pourim.
Câest plus quâune fĂȘte. Câest une dĂ©claration stratĂ©gique.
Car cĂ©lĂ©brer la joie quand lâennemi prĂ©dit lâeffondrement relĂšve presque dâune doctrine nationale. LĂ oĂč dâautres pays suspendraient la normalitĂ©, IsraĂ«l la renforce. LĂ oĂč dâautres se replieraient, il signe des accords, accueille des dĂ©lĂ©gations, ouvre des routes aĂ©riennes, exporte des technologies et continue dâenseigner Ă ses enfants que lâavenir ne se nĂ©gocie pas avec la peur.
Mais IsraĂ«l nâoublie pas non plus.
Le gĂ©nocide du 7 octobre 2023 reste inscrit dans la conscience nationale comme une ligne de fracture morale : une blessure qui nâa pas produit la paralysie espĂ©rĂ©e par ses ennemis, mais une dĂ©termination accrue. Dans cette rĂ©gion, la mĂ©moire nâest pas seulement commĂ©moration â elle est carburant historique.
Les attaques du 7 octobre ont causĂ© la mort d’environ 1 200 personnes, dont plus de 800 civils, parmi lesquels au moins 36 enfants. PrĂšs de 4 000 personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es et 251 ont Ă©tĂ© prises en otage. Et, selon lâexpression biblique que nous lirons : « nâoublie pas ce quâa fait Amalek » â non comme appel Ă la vengeance, mais comme refus collectif de lâamnĂ©sie.
On retrouve ici lâintuition : la prospĂ©ritĂ© naĂźt dâun Ă©tat dâesprit avant de naĂźtre dâune Ă©conomie.
Et la conviction, quâune civilisation se mesure Ă sa capacitĂ© de transmettre la vie malgrĂ© la menace.
Pendant que ses ennemis investissent dans les tunnels et persecute leurs propres peuples Israël investit dans les neurones.
CybersĂ©curitĂ©, mĂ©decine prĂ©dictive, agriculture dĂ©sertique, intelligence artificielle, Ă©nergie propre : dans presque chaque secteur critique du XXIá” siĂšcle, les innovations israĂ©liennes circulent dĂ©jĂ dans votre quotidien â souvent sans que vous le sachiez.
Ce nâest plus une start-up nation.
Câest une infrastructure mondiale.
Les universitĂ©s coopĂšrent avec lâAsie, les entreprises avec lâEurope, les laboratoires avec lâAmĂ©rique. Les accords diplomatiques deviennent des pipelines technologiques. MĂȘme dans le sport, le pays accumule des mĂ©dailles : preuve que la rĂ©silience nâest pas seulement militaire ou Ă©conomique â elle est culturelle, physique, psychologique.
On parle depuis cinquante ans de la nouvelle Silicon Valley.
Mais la vĂ©ritable rĂ©volution est ailleurs : une Ă©conomie de lâurgence permanente transformĂ©e en avantage comparatif.
Car vivre sous pression constante crée une société qui prototype plus vite, décide plus vite et corrige plus vite.
Pourim raconte quâun peuple menacĂ© a survĂ©cu parce quâil a refusĂ© dâabandonner son identitĂ©.
Aujourdâhui, lâhistoire se rĂ©pĂšte â version haute technologie.
Tandis que ses adversaires annoncent sa disparition, IsraĂ«l construit lâavenir.
Et le monde, parfois sans lâadmettre, commence dĂ©jĂ Ă y vivre.
đïž Abraham Chicheportiche
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A tous les IsraĂ©liens, tous les Juifs, je souhaite une fĂȘte de Pourim pleine de joie, de gaitĂ© et, si c’est possible, d’insouciance. Am IsraĂ«l hai.
Idem !!!
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