Monsieur le Chargé de communication de la Maison Hachette,
Je vous prie de trouver ci-joint et ci-dessous le communiqué que nous avons publié en réaction au très grave incident qui s’est produit sur la collection de révision parascolaire Objectif Bac Terminale dans un groupe d’éditions aussi prestigieux que Hachette.
Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, je suis enseignante retraitée, agrégée d’anglais.
Ayant beaucoup utilisé et fait adopter dans mes établissements les manuels scolaires et autres supports pédagogiques Hachette, je suis effarée de constater une telle dérive.
Monsieur Arnaud Lagardère a présenté ses excuses à tous ceux qui ont pu être blessés par la page en question, enseignants, parents d’élèves et élèves.
Mais c’est d’abord aux familles des victimes du 7 octobre et aux survivants de ce massacre qu’il convient de demander pardon.
Beaucoup continuent à se suicider plus de 2 ans après, ne pouvant surmonter leur chagrin et leur traumatisme, hantés par les scènes atroces qu’ils/elles ont vécu ou par le martyre subi par leurs proches, enfants ou conjoints.
Non, les petits enfants assassinés le 7 octobre ou après leur enlèvement ( le plus jeune était un bébé de 9 mois) n’étaient pas de « colons » mais des enfants juifs.
Dans l’attente des développements de l’affaire, je vous prie de recevoir mes salutations citoyennes.
© Huguette Chomski Magnis
Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme
MoMO Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Communiqué du 14 janvier 2026
Insupportable déshumanisation des victimes du 7 octobre
L’édition 2026 d’ouvrages de révision parascolaire de la collection Hachette « Objectif Bac » Terminale est allée si loin dans l’ignominie qu’elle a suscité indignation et réprobation jusqu’au sommet de l’état.
Dans le passage consacré au Proche-Orient, l’auteur a osé qualifier de « colons juifs » les 1 200 victimes israéliennes, hommes, femmes et enfants assassinées le 7 octobre 2023 !
Il s’agit là d’un exemple flagrant de révisionnisme, d’autant plus intolérable qu’il émane d’une maison d’édition censée avoir une mission d’enseignement et d’instruction.
Ce passage cumule les dérives les plus graves :
-Le Hamas n’y est jamais qualifié d’organisation terroriste.
-Le caractère antisémite des attaques est totalement passé sous silence.
-Les victimes sont désignées comme des « colons juifs », alors qu’il s’agissait de civils massacrés sur le territoire souverain et reconnu de l’État d’Israël.
-L’histoire est inversée, faisant des victimes les bourreaux, en mettant l’accent sur la crise humanitaire à Gaza et le blocus économique, sans rappel ni contextualisation.
– Le terrorisme palestinien est totalement passé sous silence.
Ainsi la page mentionne la construction par Israël d’une barrière de séparation avec la Cisjordanie sans dire qu’elle avait été motivée par la nécessité de protéger la population, après la mort de 800 civils israéliens dans des attentats « suicides ».
La maison Hachette, interpellée par de nombreux lanceurs d’alertes, a retiré de la vente les ouvrages incriminés. C’est une réaction nécessaire mais loin d’être suffisante.
Il s’agit d’établir comment une telle falsification des faits a pu être opérée par un auteur agrégé d’Histoire et Géographie, puis autorisée à la publication par les responsables de la collection et de la maison Hachette !
Nous attendons que celle-ci prenne ses responsabilités et qu’elle sanctionne le ou les auteurs, car le négationnisme est un délit, qui alimente le climat de haine raciste antisémite déjà bien palpable.
La déshumanisation des victimes des crimes contre l’humanité du 7 octobre, le déni du terrorisme sont intolérables et nous nous réservons la possibilité d’engager des poursuites.

Chere Mme Chomski Magnis , je ne vais pas ici defendre Hachette mais simplement souligner la totale convergence des mensonges grossiers de cet editeur avec la doxa vehiculée par les institutions de ce pays .
Jamais Hachette ou tout autre editeur ne se serait permis de telles outrances s il ne pensait pas , consciemment ou inconsciemment ,etre dans la » ligne officielle » dictée par l establishment français au sujet d Israel et du peuple juif .
Les chinois disent » ; quand le sage montre la lune les idiots regardent le doigt »
Ne soyons pas , çollectivement , les « idiots de la macronie » !
C est d en haut que viennent les consignes et ce sont tous les rouages de la republique bananiere française qui sont en cause .
Entièrement d’accord avec @T+Amouyal
En fait, de plus en plus de maisons d’éditions servent de relais à la propagande des décoloniaux et des pro-palestiniens. Les lettres françaises au service de la haine et de la barbarie. Annie Ernaux est leur icône. Le scandale Hachette est donc tout à fait représentatif d’une tendance générale, qui concerne le monde éditorial, les universités, le milieu du cinéma, la télévision et la presse.
que faut-il de plus pour engager des poursuites ?!
Oui entièrement d’accord avec @TAmouyal. J’avais écrit à l’été 2018 une analyse à propos du traitement de la question d’Israël et du conflit israélo-arabe paru dans un cahier de révision Histoire pour le Baccalauréat réalisé en collaboration avec Le Monde, sous le titre : « Pour Le Monde, les bacheliers aussi doivent être endoctrinés ! »
Voici ce que j’écrivais le 22 juin 2018 : « La présentation du dossier consacré au Proche et au Moyen-Orient (pages 60 à 63) paraît plutôt agréable, proposant plusieurs rubriques : un essentiel de cours, une étude critique de document, une composition (dissertation) à réaliser à partir d’un plan-type proposé et bien sûr un ensemble de clés (mots, dates, notions) destinées à comprendre cette question épineuse qui, comme l’affirme le dossier, est « une poudrière » et un « foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre Mondiale ».
L’étude des quatre pages du dossier révèle rapidement un grand nombre d’approximations, de contre-vérités et d’erreurs auxquelles le quotidien du soir, ex-référence de la presse écrite qui se targue pourtant de diffuser une information véridique et fiable, nous a hélas habitué depuis longtemps. Les méthodes utilisées sont toujours les mêmes : omissions, analyses biaisées, raccourcis historiques, manichéisme, course à la victimisation, réécritures historiques destinées à susciter l’émotion, la culpabilisation et la repentance du méchant colonisateur occidental blanc que nous sommes tous en puissance aux yeux de la bien-pensance droit-de-l’hommiste et antiraciste. C’est bien de parti-pris idéologique qu’il s‘agit puisque jamais la violence du conflit ou le recours au terrorisme ne sont évoqués. Le mot terrorisme est même étrangement absent de ces quatre pages. Tout au plus évoque-t-on – une seule fois – « des organisations » islamiques « prenant parfois l’aspect d’organisations terroristes », l’adverbe parfois étant destiné à instiller le doute chez le lecteur qui ne doit surtout pas faire d’amalgame entre islam et terrorisme, et illustrant bien le déni de réalité de tous ceux, à commencer par la presse mainstream, qui refusent de voir que justement toutes les organisations islamistes sont terroristes ! Ainsi, pas de mention des morts tués par le terrorisme palestinien dans le monde et notamment en Europe – Le Monde a la mémoire sacrément courte – ni un mot sur les athlètes israéliens assassinés aux Jeux Olympiques de Munich. Pour Le Monde, l’OLP « mène une lutte armée », cette expression à connotation positive permettant de légitimer l’action terroriste qui logiquement trouve son accomplissement – donc sa justification – dans la négociation puis la signature des accords d’Oslo. Le Monde qui décidément voit des réfugiés palestiniens partout omet volontairement de rappeler que les palestiniens ont détruit de l’intérieur le Liban pour y implanter des bases terroristes d’attaques vers Israël, « ce qui conduit Israël à intervenir sur son territoire en 1982 » et contre l’organisation terroriste du Hezbollah « en 1986 ».
Les erreurs volontaires et la désinformation abondent, assorties systématiquement d’une présentation négative : par exemple, s’il existe une problématique relative à l’eau dans ces régions arides, le conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit pour l’eau comme l’affirme le dossier et on regrettera à ce propos que la coopération jordano-israélo-palestinienne (dite du « canal de la Paix ») ou le partage des technologies de gestion des ressources en eau ne soient jamais mentionnées. Les aspects identitaires, historiques et religieux du conflit sont systématiquement minorés au profit d’une interprétation purement territoriale (« colonisation », « territoires occupés »), alors que d’un point de vue islamique, toute terre ayant fait partie du Dar el Islam – c’est bien le cas de la Palestine sous domination ottomane – est destinée à rester dans le giron de l’islam et c’est bien cet argument qui explique que certains territoires soient disputés autant que l’irrédentisme arabo-palestinien, l’échec des accords d’Oslo et le statu quo actuel.
Voilà donc en quatre pages un aperçu de ce que peut réaliser Le Monde : un dossier à la prétention historique, mais fait d’une histoire pour les Bisounours, à la fois inexacte, approximative, manichéenne, avec des analyses très discutables et d’un parti-pris évident : celui d’un islam fantasmé par l’Europe, d’un Islam « des Printemps arabes qui suscitent des espoirs », alors que l’Islam, le vrai, est fondamentalement politique, exclusif et absolu dans tous les actes de la vie, et c’est bien ce qui explique l’incompatibilité totale de la charia et de la démocratie. On ne saurait alors trop conseiller à ces candides – pour ne pas dire collaborateurs ou compagnons de route – de lire le livre Juifs et Musulmans en Palestine et en Israël, d’Amnon Cohen, où l’historien retrace, grâce aux archives des minutes du tribunal islamique de Jérusalem, l’histoire de cette contrée. On y retiendra d’une part que Juifs et Musulmans pouvaient coexister au prix d’un statut d’infériorité (dhimma) des Juifs et tant que leur puissance économique ne présentait pas de risques pour la majorité musulmane. On y retiendra également ce qui est une constante dans toute l’histoire passée et contemporaine de l’Islam, à savoir que les minorités non musulmanes ne jouissent d’une liberté et d’une sécurité toute relatives que tant que le pouvoir politique domine le pouvoir religieux et s’en démarque ; sinon les minorités sont constamment menacées dans leur existence et leur sécurité.
L’aveuglement complice des tenants d’un islam idéalisé se retrouve ainsi dans ce dossier proposé par Le Monde. Peut-être cela sera-t-il suffisant pour passer l’épreuve d’histoire du baccalauréat, mais le lecteur exigeant et intellectuellement honnête n’y trouvera pas son compte et risque fort de rester sur sa faim. Il n’y trouvera pas en tous cas la perspective historique indispensable à la compréhension de ce sujet complexe qui lui permettrait de forger sa pensée, au-delà de tout manichéisme. Au lieu de cela, Le Monde fournit aux lycéens un prêt-à-penser idéologiquement marqué à l’extrême-gauche, qui tient davantage de la propagande que de l’éducation, où la fin justifie les moyens et qui légitime le recours au terrorisme. Pour Le Monde la rééducation commence bien à l’école et, pour la jeunesse, il va être de plus en plus délicat sinon subversif d’opposer un argumentaire à une idéologie qui risque d’être largement relayée par le rouleau compresseur du système éducatif. »
Il n’y a donc malheureusement rien de nouveau sous le soleil. L’idéologie prévaut sur l’information depuis très longtemps, avec la complicité réelle des pouvoirs de gauche (acquis à cette idéologie) et ceux de la droite molle (qui aiment tellement plaire à la gauche).
Lire aussi l’excellent article paru dans Causeur : https://www.causeur.fr/antiseches-antisemites-manuel-hachette-revision-antisemitisme-licra-emmanuel-macron-321485