Emmanuel Macron, détesté par presque tous les Israéliens. Par Joel Hanhart

Convergence inédite des opinions publiques en France et en Israël : Macron est un véritable repoussoir ! Yair Golan, figure de la gauche israélienne et président du parti des « Démocrates », a annulé à la dernière minute sa rencontre prévue à Paris avec le président français, Emmanuel Macron.

Cette décision résulte d’une mise en garde explicite de ses conseillers, craignant qu’une poignée de main avec le chef de l’État français ne fasse fuir les électeurs, dans un pays où l’hostilité envers la politique de l’Élysée a atteint un seuil inédit.

En effet, un tel camouflet en dit long sur l’état actuel des relations franco-israéliennes, telles que les a voulues l’inconséquent Macron, qui le lendemain des massacres du 7-Octobre promettait pompeusement de mettre sur pied une coalition internationale contre le Hamas.

Autrefois, le centre israélien voyait en M. Macron un interlocuteur privilégié, un partenaire libéral partageant une même grammaire politique. Interférant avec le jeu politique israélien, Macron se permettait même d’adouber ouvertement Yair Lapid.

MACRON L’ÉPOUVANTAIL, MACRON L’ENNEMI

En Israël, Emmanuel Macron n’est plus perçu comme un ami critique, mais comme un repoussoir dont la seule fréquentation devient un handicap électoral. Cette rupture est le fruit d’une accumulation de gestes hostiles. Le paternalisme agressif que se permettent avec une arrogance caractéristiques les hommes de Macron ne passe plus. Et les leçons de morale à deux vitesses, teintées de « néo-colonialisme », exaspèrent, car en Israël tous comprennent que la politique étrangère d’un Macron est contraire aux intérêts vitaux du peuple juif.

La liste des points de friction est longue. La menace de suspendre les livraisons d’armes, l’exclusion ciblée d’industriels israéliens du salon « Eurosatory », ou encore le soutien ostentatoire à la reconnaissance d’un État « palestinien » en plein conflit, sont interprétés comme des décisions unilatérales visant à affaiblir Israël dans un moment de survie nationale.

L’absence du président français à la grande marche contre l’antisémitisme à Paris a laissé une cicatrice durable dans la mémoire collective. La politique libanaise de la France, marquée par une indulgence coupable envers le Hezbollah, est vécue comme une menace directe à la sécurité du pays.

Ainsi , Emmanuel Macron a fini par se couper de ses alliés naturels, l’Élysée réussissant l’exploit de faire l’unité contre lui au sein de la société israélienne, jusqu’en ses marges politiques.

© Joel Hanhart

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