Ces media qui finissent par piétiner eux-mêmes les règles élémentaires qui fondent leur crédibilité. Par Jean-Charles OpenIntel

La décision du New York Times de persister et de défendre cette histoire grotesque sur des « chiens entraînés par des soldats israéliens pour violer des Palestiniens » pourrait, à long terme, lui coûter très cher. Ce n’est plus seulement une erreur journalistique. C’est le genre de dérive qui peut détruire la crédibilité d’un média, surtout quand ce média prétend encore incarner une forme d’autorité morale et professionnelle.

Cette affaire pourrait aussi avoir des conséquences financières sérieuses avec la plainte que l’État d’Israël s’apprêterait à déposer. Parce qu’à partir du moment où un journal relaie, assume et protège une accusation aussi énorme sans preuves solides, il ne met pas seulement en danger son image. Il fragilise aussi la confiance sur laquelle repose encore son modèle.

Dans un sens, le plus révélateur est peut-être l’incapacité du Times à reconnaître l’ampleur de sa faute. Par orgueil, par militantisme, par obsession anti-israélienne, ses dirigeants donnent l’impression de préférer s’enfoncer plutôt que d’admettre qu’ils ont franchi une limite. Et en faisant cela, ils affaiblissent eux-mêmes leur propre journal, bien plus efficacement que ne l’auraient fait des années de critiques venues de l’extérieur.

On a déjà vu une erreur du même type, à une échelle moindre, avec Aroutz 12 en Israël autour de l’affaire de Sde Teiman. Là aussi, une accusation grave a été traitée avec une légèreté politique et médiatique difficilement défendable. Mais même cette séquence, pourtant très grave, n’atteignait pas le niveau de délire et de déshumanisation du récit publié par le New York Times.

Au fond, c’est souvent comme cela que les médias les plus idéologisés se détruisent : pas parce que leurs adversaires les font tomber, mais parce qu’ils finissent par piétiner eux-mêmes les règles élémentaires qui fondent leur crédibilité.

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*