La décision du New York Times de persister et de défendre cette histoire grotesque sur des « chiens entraînés par des soldats israéliens pour violer des Palestiniens » pourrait, à long terme, lui coûter très cher. Ce n’est plus seulement une erreur journalistique. C’est le genre de dérive qui peut détruire la crédibilité d’un média, surtout quand ce média prétend encore incarner une forme d’autorité morale et professionnelle.
Cette affaire pourrait aussi avoir des conséquences financières sérieuses avec la plainte que l’État d’Israël s’apprêterait à déposer. Parce qu’à partir du moment où un journal relaie, assume et protège une accusation aussi énorme sans preuves solides, il ne met pas seulement en danger son image. Il fragilise aussi la confiance sur laquelle repose encore son modèle.
Dans un sens, le plus révélateur est peut-être l’incapacité du Times à reconnaître l’ampleur de sa faute. Par orgueil, par militantisme, par obsession anti-israélienne, ses dirigeants donnent l’impression de préférer s’enfoncer plutôt que d’admettre qu’ils ont franchi une limite. Et en faisant cela, ils affaiblissent eux-mêmes leur propre journal, bien plus efficacement que ne l’auraient fait des années de critiques venues de l’extérieur.
On a déjà vu une erreur du même type, à une échelle moindre, avec Aroutz 12 en Israël autour de l’affaire de Sde Teiman. Là aussi, une accusation grave a été traitée avec une légèreté politique et médiatique difficilement défendable. Mais même cette séquence, pourtant très grave, n’atteignait pas le niveau de délire et de déshumanisation du récit publié par le New York Times.
Au fond, c’est souvent comme cela que les médias les plus idéologisés se détruisent : pas parce que leurs adversaires les font tomber, mais parce qu’ils finissent par piétiner eux-mêmes les règles élémentaires qui fondent leur crédibilité.

C est a se demander si un lecteur de ce » journal » non intoxiqué par la haine antijuive peut , demain, encore le lire ?
Il serait interressant de mesurer les reactions des lecteurs et des abonnés du NYT .
Hélas j’ai bien peur que ça ne lui coûte rien au NYT
Ça dure depuis 1931 avec son correspondant à Moscou Walter Duranty , truqueur, menteur , propagandiste à la solde des bolcheviques de Staline et qui a reçu le Pulitzer pour ça .
ce journal risque de dériver comme le journal « l’humanité » qui ne survit que grâce aux subventions publiques