« La France ne peut pas accepter ni le Hezbollah, ni Tsahal », déclare Catherine Vautrin, ministre des Armées, à propos du Liban.
Ainsi, la ministre met sur le même plan une armée régulière et une milice djihadiste classée terroriste.
La présence militaire d’Israël s’explique pourtant par un fait simple : le 2 mars 2026, le Hezbollah a ouvert les hostilités contre Israël pour servir l’agenda du régime islamique iranien.
L’histoire des conflits au Liban est claire : Israël n’a jamais poursuivi d’objectif territorial durable. Ses retraits successifs dans le cadre d’accords en témoignent.
On ne peut pas en dire autant d’un État libanais qui, à ce jour, ne reconnaît toujours pas Israël.
Depuis des années, la France tente de dissocier les deux dimensions du Hezbollah. Une ligne devenue intenable au regard de son fonctionnement réel.
D’ailleurs, la France reconnait une stratégie globale du Hezbollah : lutte armée contre Israël, ancrage social, mobilisation politique. Autrement dit : un projet unifié, et non des structures indépendantes. Source : https://terre.defense.gouv.fr/ccf/strategie-dinfluence-du-hezbollah-au-sud-liban
Madame la ministre, comment pouvez-vous reconnaître qu’un mouvement est un bloc stratégique unique… et continuer à le traiter comme s’il était divisible et partiellement acceptable ?
© Simon Weinberg
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