Macron. De l’art de parler sans que l’on se rende compte qu’il parle. Par Erick Lebahr

Emmanuel Macron, caricature par ioO pour « Les Echos » (ioO pour « Les Echos »)

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Je suis absolument fasciné par les aptitudes du président Macron à parler pour ne rien dire.

Des phrases creuses, abstraites, vides de sens et de signification.

Des mots si légers qu’ils s’envolent au premier souffle de vent.

Ce talent rare d’explorer des sujets majeurs, la guerre en Iran, la guerre au Liban, en tutoyant un vide abyssal.

Cet exploit peu banal de clore ses discours sans jamais avoir une seule fois prononcé les mots essentiels.

A savoir la nécessité impérieuse de faire chuter ce regime iranien sanguinaire à l’intérieur et très dangereux vis à vis de l’extérieur.

A minima, lui ôter de façon significative le pouvoir de nuire.

Et l’indispensable impératif de désarmer le hezbollah.

Ce que n’a jamais fait la communauté internationale, nonobstant le non respect de plusieurs résolutions en ce sens.

Alors qu’au Kosovo, elle ne s’était pas privée d’envoyer une force multinationale pour la résolution du conflit.

Ce qui est un objectif inaccessible pour la FINUL, au mandat très restreint. FINUL qui ne sert à rien.

Ce que n’ont jamais fait le gouvernement et l’armée libanaise, longtemps complaisants envers le hezbollah.

Ce qu’ils voudraient faire aujourd’hui, mais en sont bien incapables.

Las qu’ils sont de voir cet Etat dans l’Etat, ce parti agent de l’Iran, précipiter la déliquescence du pays sur l’autel de l’impérialisme agressif des ayatollahs.

Macron, donc, continue résolument de mettre les parties dos à dos, dans une forme de parité évanescente, désincarnée.

Avec ces réferences meliflues à un « Droit international » mort de s’être trop discrédité via des instances onusiennes perverties, qui ne protègent que les dictatures…

… surtout les dictatures islamiques, à fortiori islamistes.

Cette réference sentencieuse à ce pseudo Droit international, une posture devenue l’alibi, le refuge de ceux qui aspirent à préserver un statu quo délétere.

Faisant fi ainsi de la problématique centrale pour la démocratie Israélienne. Se défendre continument de volontés d’anéantissement, de velléités génocidaires.

Il a toujours entouré le régime iranien et le hezbollah d’une grande mansuétude.

Il en a fait des interlocuteurs estimés et respectables, qu’il s’évertue à rencontrer, toute honte bue.

Opérant une distinction factice, artificielle, ridicule entre une branche militaire du hezbollah et une « branche politique ».

Ce « en même temps « infernal, consistant à renvoyer dos à dos les protagonistes, voire même parfois à morigéner le seul Israël, participe d’une indécence absolue.

Et elle relève de la pusillanimité patente de celui qui distribue les bons et mauvais points sans jamais agir.

Le syndrome pathétique du grand diseux et du ( très) petit faiseux.

Il est aisé, ensuite, à ce Tartufe insignifiant de s’offrir le luxe vertueux de vitupérer contre Israël.

Israël qui, lui, confronté à des menaces existentielles, ose prendre ses responsabilités.

Parce qu’il entend survivre et vivre, sans solliciter l’autorisation des petits sermonneurs professionnels.

C’est à ce prix que le peuple juif peut toujours scander son vibrant et émouvant « Am israel hai ».

© Erick Lebahr

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2 Comments

  1. Tout ce vide et cette mascarade de ce président immature et inféodé aux pires théocraties porte un nom : la Société Fabienne. Cette gauche particulière qui a pris pied avec Mitterrand à peine sorti du vichysme, cette gauche particulière qui mélange reliquat de marxisme et eugénisme pour façonner le nouvel esclave, tout en cassant les codes des nations et les valeurs de l’Occident, s’appuyant sur ceux qui ont le même but avec leur califat mondial, d’ailleurs islam signifie soumission, tout comme celle prônée par la Société Fabienne.

  2. Molière, il faut toujours en revenir à Molière.

    « C’est un parleur étrange, et qui trouve toujours,
    L’art de ne vous rien dire, avec de grands discours »
    Molière (Le Misanthrope. Acte II. Scène IV)

    « On cherche ce qu’il dit après qu’il a parlé »
    Molière (Les Femmes savantes. Acte II. Scène VII)

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