La FIDH face à ses contradictions : l’association C.H.A.R. demande des comptes après les révélations du « Point »

L’association C.H.A.R. (Contre la Haine, l’Antisémitisme le Racisme) interpelle officiellement la direction de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) suite aux révélations du magazine « Le Point ».

L’enquête journalistique met en lumière des publications de son vice-président, Aziz Rhali.

​Selon le magazine « Le Point », le jour même des attaques du 7 octobre 2023, ce dernier s’est affiché sur les réseaux sociaux aux côtés d’une banderole revendiquant un « soutien permanent et inconditionnel à la résistance palestinienne » et mentionnant la « bataille du Déluge d’Al-Aqsa », nom officiel donné par le Hamas à son opération.

Pour rappel, le 7 octobre 2023, l’organisation terroriste islamiste du Hamas a déclenché l’opération « Déluge d’al Aqsa ». Ce jour-là, elle a perpétré un pogrom en assassinant 1 200 personnes, majoritairement des civils, en commettant des viols, des actes de torture et des traitements déshumanisants, tout en capturant de nombreux otages. Ces exactions massives ont été qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par les rapports des Nations Unies (ONU).

Les rapports de l’ONU ont formellement qualifié les actes commis par le Hamas et d’autres groupes armés le 7 octobre 2023 de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

  • Crimes de guerre : La Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU a explicitement conclu dans ses rapports que les attaques délibérées contre les civils, les meurtres, les tortures, les violences sexuelles et les prises d’otages constituent de graves violations du droit international humanitaire, qualifiées de crimes de guerre.
  • Crimes contre l’humanité : Ces mêmes instances de l’ONU, ainsi que le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) dans ses demandes de mandats d’arrêt, ont retenu la qualification de crimes contre l’humanité (notamment pour extermination, meurtre et actes de violence sexuelle), soulignant que ces exactions s’inscrivaient dans le cadre d’une attaque généralisée et systématique dirigée contre une population civile.

Le texte en arabe présent sur la large banderole blanche tenue par le groupe se décompose ainsi :
​En rouge (première ligne) :
​الجبهة المغربية لدعم فلسطين
« Le Front marocain pour le soutien à la Palestine »
​En noir (deuxième ligne) :
​ومناهضة التطبيع
« et contre la normalisation »
​En rouge (troisième ligne) :
​مساندة دائمة ولا مشروطة للمقاومة الفلسطينية
« Soutien permanent et inconditionnel à la résistance palestinienne »
​En noir (quatrième ligne) :
​معركة طوفان الأقصى
« Bataille du Déluge d’Al-Aqsa »

Pour l’association C.H.A.R., cette situation requiert une réaction. Une organisation dédiée à la défense universelle des droits humains se doit de refuser toute complaisance envers des slogans associés à des violences contre des civils.

​L’association C.H.A.R. sollicite une clarification publique immédiate de la part de la FIDH et examine actuellement toutes les voies de droit et d’action prévues par ses statuts pour donner à cette affaire les suites nécessaires.

https://associationchar.fr/5411-2/embed/#?secret=ZKcoUXNguj#?secret=fEEkmCKcZW

​Association C.H.A.R.

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