Communiqué: Le BNVCA porte plainte contre Frédéric Biessy, Directeur et propriétaire du Théâtre de La Scala à Paris

Juin 2026

MADAME, MONSIEUR, LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DUTRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS

Le BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ANTISEMITISME – BNVCA sis 17 rue Dupin 75008 Paris pris en la personne de son Président,

dépose plainte entre vos mains contre Fréderic Biessy, Directeur et propriétaire du Théâtre de La Scala à Paris, qui a prononcé d’une rare violence de nature politique contre des dirigeants étrangers dont le premier ministre israélien et le président des USA ET CE DANS UN CONTEXTE TOTALEMENT INAPROPRIÉ.

Il déclare « Je ne sais pas si vous avez remarqué, on a beaucoup parlé à un moment (sic), au moment du massacre des je ne sais combien de manifestants qui se sont pris les forces armées des mollahs (sic). Et puis depuis cet abruti de Trump (sic) a mis la terre à feu et à sang. Aidé en cela par le grand dingue de Poutine et adjuré par le non moins taré Netanyahou et tout ça a eu pour conséquence directe, en France en tout cas, mais partout dans le monde, une suppression ou en tout cas une scission de la parole libre »

La Scala est un lieu de culture et d’espressione, le 4 juin 2026, après ce discours étranger à l’objet du Théâtre, prononcé devant 350 lycéens, des élèves se sont cru autorisés à menacer leur camarade juif : « On va tous vous génocider » accompagné de crachats et d’insultes : « Free Free Palestine ! » « Free Gaza »

En absence de réaction des responsables auteurs et pédagogues, la presse rapporte « seule l’enseignante, consternée, décide d’interrompre définitivement leur participation avant la seconde représentation. Alors qu’ils s’en vont, c’est l’hallali : « Cassez-vous ! » « On ne veut pas de vous ici ! » Des huées, des insultes, des crachats sur des lycéens »

Frédéric Biessy, le 8 juin soit quatre jours plus tard, adresse une lettre aux élèves, aux parents et aux enseignants, dans laquelle il reconnait avoir commis une erreur :

« Les propos politiques n’ont pas leur place devant des classes de première et je regrette les avoir tenus. Je comprends que mes propos ont pu choquer, blesser ou créer un malaise. Pour cela, je vous présente toutes mes excuses », poursuit-il, disant que son intention « n’a jamais été de viser une religion ou une communauté ». « Mes mots n’étaient pas adaptés »

 En agissant ainsi cet homme chargé d’une mission de Service public tombe sous le coup de la loi de sur la liberté de la presse de1881 qui dispose article 24 :

 « Seront punis de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article précédent, (art 23) qui réprime les appels auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n’aurait pas été suivie d’effet, à commettre l’une des infractions suivantes :

1° -Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne et –les agressions sexuelles, définies par le livre II du code pénal ;

Ceux qui, par l’un des moyens énoncés l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement

Le BNVCA prie qu’il vous plaise d’engager les poursuites sur le fondement des articles 23 et 24 al 8 de la loi du 29 juillet 1881 de la loi sur la Presse à l’encontre de Fréderic Biessy des auteurs d’injures et de menaces de mort à l’encontre des élèves extérieurs et des élèves juifs, supposés être des « génocidaires » qui sont menacés d’être «  génocidés ».

Le BNVCA se constituera Partie civile et vous prie de bien vouloir le tenir informé des suites données à cette affaire.

Je vous prie de croire, .Madame, Monsieur le Procureur de la République en mes sentiments de haute et respectueuse considération.

Fait à Paris, le 11 juin 2026

© Le Président du BNVCA, Guy Attal

P J : Statuts.

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