Sondage après sondage on apprend le divorce profond entre une majorité de français et la justice.
Sont pointés du doigt l’absence de moyens financiers, les à priori idéologiques de certains magistrats et les échecs patents à vaincre le crime organisé ou à protéger les mineurs.
S’agissant des mineurs, deux des derniers ministres de la justice Nicole Belloubet et Dupont-Moretti ont instauré ce qu’on a appelé la césure du procès pénal.
Le mineur est convoqué chez le juge pour enfants pour que le juge lui notifie sa culpabilité mais à ce stade il n’y a pas de sanction . Ce n’est que dans un second temps plusieurs mois après que le mineur prend connaissance de sa peine.
Dans ce laps de temps tout peut arriver et on comprend que cette nouvelle exigence légale va à l’encontre du bon sens.
S’agissant des juifs de France deux décisions récentes posent question. Il y a eu ce verdict à Lyon après l’assassinat horrible de René Hadjadj, ce vieux monsieur juif presque nonagénaire étranglé par son voisin musulman avec qui il était ami puis jeté du 17 ème étage par celui-ci.
Le voisin en question pourtant dans la force de l’âge et sans problème psychiatrique avéré, avait montré sur les réseaux sociaux une authentique obsession antisémite.
Il a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle ce qui est une peine à peu près conforme à la jurisprudence mais la Cour d’Assises a refusé de reconnaitre la circonstance aggravante d’assassinat pour raison antisémite.
Que faut-il à la Justice pour reconnaitre que des faits pourtant atroces et commis en raison du judaïsme de la victime soient reconnus antisémites.
Rappelons nous que pour Sarah Halimi assassinée dans des circonstances analogues il y a quelques années parce-que juive, la Justice avait même trouvé une excuse inconnue à ce jour : l’assassin aurait consommé trop de cannabis et son discernement était donc aboli au moment des faits.
Un peu comme si on acquittait le conducteur qui tue une famille alors qu’il est en état alcoolique parce-qu’il avait consommé trop d’alcool et ne savait pas ce qu’il faisait …
Ce sont des décisions qui font plus qu’interroger.
Et on apprend cette semaine également que la justice qui, parait-il a si peu de moyens, s’occupe activement de faire arrêter par mandat d’amener deux franco israéliennes pour , tenez-vous bien, complicité de génocide et de crime contre l’humanité.
Tout est fou dans cette affaire. La plainte émane d’associations pro palestiniennes menant leur djihâd judiciaire habituel. Cette plainte est bien sur radicalement irrecevable parce que pour qu’il y ait une complicité d’un crime encore faut-il que ce crime ait été commis ?
Or à ce jour n’en déplaise aux juges d’instruction français ayant délivré ce mandat d’amener, aucune juridiction internationale n’a reconnu ce prétendu génocide. Dès lors, en droit ce génocide n’existe pas.
Les juges d’instruction et le Parquet de Paris auraient dû, ne serait-ce que pour cette raison, ordonner un refus d’informer.
Mais ce raisonnement n’a manifestement pas prévalu et, pour avoir osé manifester à un passage entre Israël et Gaza contre les livraisons de camions d’aide à Gaza les voici « génocidaires » et de fait interdites en France.
Ceci qui pose problème car il faut savoir que le mandat d’amener signifie que les forces de police ou de douane doivent immédiatement amener la personne visée par le mandat devant le juge pour être placée en détention ou sous contrôle judiciaire.
Les associations plaignantes hurlent déjà de joie et indiquent que des centaines d’autres plaintes pour les mêmes motifs vont suivre.
Si l’on en juge à l’aune de ce dossier il faudra embaucher des dizaines de juges pour satisfaire à cette exigence nouvelle de pourchasser des doubles nationaux franco-israéliens et là on ne compte pas à la dépense.
C’est une épine de plus dans les nombreux contentieux franco- israéliens mais celle-ci est vraiment incompréhensible.
© Raphaël Nisand
Chroniqueur sur Radio Judaïca

Le problème étant que l’on sait depuis des décennies qu’il y a un énorme problème dans la justice française… et s’il n’y avait que ça. En fait, il y a des énorme problèmes dans la totalité de ce qui constitue la France. Bientôt, dans la définition du Larousse du mot problème il y aura : — « Un énorme problème. » : Ce qui ressemble à la France. Le Français n’a qu’à bloquer les palais de justice. Le peuple ne mène aucune action concrète sur le terrain. Donc rien ne changera dans ce pays.
Plus qu’incompréhensible c’est Hallucinant ! Quant à ceux qui ont décidé cette mesure cela interroge gravement quant à leurs motivations et à la finalité d’une telle action !