Claude Bloch. L’effet Coronavirus

L’EFFET CORONAVIRUS: QUAND L’IRRESPONSABILITÉ POLITIQUE CONFINE À LA MAUVAISE FOI OU, PIRE, À LA STUPIDITÉ. 

C’est en tant qu’ami, mais aussi en ma qualité de médecin (même si psychiatre), que je vous adresse ce message.
Je vous suggère de ne pas tarder à vous procurer ces masques, dits FFP2, afin de vous vous protéger de la contamination par le coronavirus. 
Les pharmacies ont été dévalisées, beaucoup sont en rupture de stock, mais il reste encore (difficilement) possible de trouver ces masques en écumant les pharmacies de votre quartier et en marchant beaucoup. 
Je pense que, très bientôt, cela relèvera du domaine du très très difficile, voire de l’impossible.
Vous avez sans doute constaté que nos gouvernants nous recommandent d’éviter d’aller en voyage en Italie dans les régions de Lombardie et en Vénétie, premières régions italiennes touchées par le virus. Vous avez également noté, qu’à présent, c’est plus de la moitié de l’Italie (dont la Sicile), qui est touchée par le coronavirus.
Mais, si nos gouvernants nous « conseillent » de ne pas nous rendre en  Lombardie ou en Vénétie, « en même temps » ils ne voient aucun inconvénient à laisser entrer en France, sans le moindre contrôle sanitaire aux frontières, des milliers d’italiens, que ce soit par avion, par le train, ou en voiture individuelle. Cherchez l’erreur !
Ces mêmes gouvernants ne voient même pas en quoi cela pourrait poser un problème majeur de santé publique que de laisser venir en France aujourd’hui 3000 supporters italiens pour soutenir l’équipe de football de Turin qui rencontrera l’Olympique Lyonnais ce soir à Lyon devant 58.000 spectateurs. Cherchez à nouveau l’erreur !
Le nouveau Ministre de la santé, qui est médecin, agit comme s’il ne savait pas, (ou ne voulait pas savoir), que dans le cas du coronavirus, il y a une période durant laquelle une personne peut être contaminée tout en restant asymptomatique. 
Demandons-nous quelques instants qu’est-ce que cela peut donner, simplement quelques dizaines de personnes contaminées (sur les 3000), au milieu d’une foule importante, criant, sautant, éructant et encourageant bruyamment son équipe, le tout dans une grande promiscuité. 
Chacun repartant ensuite de son côté, dans les rues, dans les bars, sans la moindre possibilité, en cas de nouvelles personnes atteintes, de « tracer » qui aurait pu contaminer qui. Un cauchemar sanitaire !
Ce matin, dans une émission de télévision, Jean-Paul Hamon, le président de la fédération des médecins de France, s’insurgeait contre la tenue, ce soir, du match OL-Juventus de Turin. Je le cite : « Je pense que c’est une folie totale de laisser venir 3000 turinois ce soir à Lyon », (…) « c’est prendre un risque inutile », (…) le match doit être maintenu. On peut très bien interdire aux supporters italiens de venir ». 
Et il conclut « Franchement, je demande à voir ce qu’il va se passer autour de Lyon dans les dix jours qui viennent. S’il y a des cas, ceux qui ont laissé les choses se faire porteront la responsabilité de la chose. Cette décision politique est regrettable ».
Je ne serai pas aussi politiquement correct que Jean-Paul Hamon et je dirai que cette décision de laisser venir les supporters turinois est « potentiellement criminelle ». 
Et malheureusement, cette histoire, en train de s’écrire sous nos yeux, me fait penser à une autre histoire, tragique en son temps (1984-85), celle du « sang contaminé », que les plus anciens d’entre vous connaissent sûrement, et qui a entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes (pour ne pas dire de milliers).
Cette affaire s’étant conclue par cette phrase extraordinaire de la ministre des Affaires sociales de l’époque, Georgina Dufoix : « Responsable mais pas coupable ». Une phrase qui défie l’entendement. 
Pour conclure, juste quelques mots adressés à ceux qui seraient tentés de me taxer d’Italo-racisme ou d’Italophobie, je préciserai ceci:  comme Obélix avec la potion magique, je suis tombé dans l’Italie dès mon plus jeune âge, que l’Italien est la première langue que j’ai parlée, que je vais très souvent en Italie, que c’est un pays que j’adore et que j’aime beaucoup les Italiens (les Italiennes aussi d’ailleurs). 
Ceci dit, cela ne m’empêche pas de réfléchir.

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