Tribune collective. Six mois après l’attaque du Hamas, pour un front républicain universaliste contre le terrorisme islamiste

Les corps des civils tués lors de l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, sont recouverts dans la ville de Sderot, dans le sud d’Israël. BAZ RATNER / AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE – Dans une tribune collective à l’initiative du collectif No Silence, près de 150 personnalités dont l’historien Georges Bensoussan, l’ancien premier ministre Manuel Valls, l’imam Chalgoumi et l’acteur Cartman, appellent à un sursaut face à l’islamisme.

Depuis six mois, nous sommes engagés inconditionnellement pour dénoncer le pogrom survenu le 7 octobre 2023 en Israël. Plus de 1200 hommes, femmes de tous âges ont été massacrés et 134 otages, dont trois Français, sont toujours captifs dans les tunnels de Gaza. Depuis six mois, nous sommes engagés inconditionnellement pour que l’on croie les femmes et les hommes victimes de viols et de sévices sexuels. Depuis six mois, nous sommes engagés pour qu’elles obtiennent reconnaissance et réparation. Depuis six mois, nous sommes engagés inconditionnellement contre le terrorisme islamiste. Mais cela ne concerne pas qu’Israël.

Le réveil du 7 octobre 2023 a été d’une brutalité sans précédent. La rupture de l’universalisme républicain face à des luttes que nous pensions partager sans réserve est venue s’ajouter à l’horreur. La société s’est fracturée, comme souvent, quand cela touche Israël. Simultanément, nous observons une augmentation particulièrement forte d’actes antisémites et le terrorisme islamiste frappe encore en France et en Russie. Des imams radicaux 2.0 manipulent les consciences, d’autres prêchent la haine dans nos villes et nos quartiers, quand les Mollahs dirigent l’État islamique d’Iran, quand les Talibans rebâtissent leur régime de la terreur avec la lapidation, quand les Frères musulmans s’infiltrent partout, quand des professeurs sont menacés et tués en France.

Les discours décomplexés s’installent. La France insoumise et le NPA transforment le narratif : désormais, un terroriste devient un combattant de la résistance, un viol est assimilé à une forme de résistance, une guerre répondant à l’attaque initiale du Hamas est accusée d’intentions génocidaires, nourrissant la haine du Juif partout dans le monde. Des ONG se détournent de leur projet initial, participant par leurs actions à soutenir les factions terroristes, tant sur le plan financier que logistique. Les mouvements féministes intersectionnels et wokes nourrissent la bête immonde de l’antisionisme et de l’antisémitisme. Leur colère pour les viols de droit commun et leur mobilisation pour les droits des femmes s’arrêtent à des frontières terrestres, religieuses et identitaires, alors que la femme est (re)devenue un butin de guerre. Alors que le «on vous croit» inconditionnel existe pour le viol de droit commun, pour Israël et pour les Juifs, la démonstration de preuves est à la charge de la victime israélienne.

Un silence assourdissant commente les évènements. Avec ce pogrom, le Djihad islamique a trouvé un nouveau souffle et les courants islamo-gauchistes et wokes un sursaut dans la propagation de leur idéologie mortifère. Nous ne voulons pas nous résigner et encore moins capituler. La seule capitulation que nous attendons est celle du Hamaset de l’islamisme radical que nous devons obtenir, pour anéantir ceux qui entendent imposer un État islamique mondial fondé sur la charia et détruire ce que nous sommes. Le 7 octobre 2023, ce plus grand massacre antisémite du XXIe siècle, ce pogrom consciencieusement organisé, résonne à travers le monde comme le choix de société que nous avons à faire pour l’avenir de toutes nos nations démocratiques, afin de ne pas laisser exulter le terrorisme, l’enrôlement des générations actuelles et l’impérieuse nécessité d’agir ensemble.

Il est urgent, pour le front républicain universaliste d’agir contre le terrorisme islamiste. Nous avons fait de nos lignes de faille, nos lignes de force, ne nous résignant jamais, mobilisant la Résilience pour penser et créer un futur nouveau. Nous nous engageons, nous, collectif mobilisé depuis le début de la guerre, à constituer un front fraternel, républicain, transpartisan, universaliste pour faire entendre la voix de tous ceux que certains tentent de faire taire.

Nos revendications :

  • La reconnaissance des massacres du 7 octobre et l’intention génocidaire des actes terroristes commis ;
  • L’affichage des portraits des otages sur chaque mairie et du décompte des jours depuis le 7 octobre ;
  • La reconnaissance des viols, des sévices sexuels et du Gynocide ;
  • L’engagement des associations féministes et ONG dans le combat universaliste de la lutte contre le terrorisme ;
  • La création d’une coalition européenne et internationale pour combattre le terrorisme, accompagner spécifiquement les victimes et soutenir l’effort de guerre de l’État d’Israël contre le terrorisme et dans sa reconstruction. Cette coalition devra déployer les moyens dédiés, qu’ils soient juridiques, budgétaires ou politiques ;
  • Des enquêtes parlementaires sur les associations «féministes», les ONG qui bénéficient des subventions de l’État, et des poursuites des instances nationales et internationales qui normalisent les bourreaux de milliers de personnes ;
  • Des actions concrètes pour lutter contre toutes les formes d’antisémitisme et de racisme sur le territoire national.

Il est temps de porter haut et fort la voix de ces millions de victimes des régimes islamistes et obscurantistes partout dans le monde.


Signataires

Mélanie PAULI-GEYSSE, présidente de l’association No Silence, à l’initiative de cette tribune.

Gilbert ABERGEL, président du Comité laïcité république ; José AINOUZ, réalisateur-documentaliste; Fahad ALMASRI, président du Front du salut Syrien ; Eli BALMAIN, président de la synagogue Buffault ; Sarah BARUKH, écrivain et fondatrice de l’association 125 et après ; Georges BENSOUSSAN, historien ; Zhora BITAN, chroniqueuse RMC ; Laura BLAJMAN KADAR, écrivain et rescapée du Festival Tribe of Nova ; Ariane BOIS, romancière ; Pascal BRÜCKNER, philosophe et écrivain ; Cartman, animateur et comédien ; Sarah CATTAN, directrice de Tribune Juive ; Hassen CHALGHOUMI, Imam, président de la conférence des Imams de France ; Francie CHASSAIGNE, commissaire divisionnaire honoraire ; Ilana CICUREL, députée européenne ; François CORMIER-BOULIGEON, député du Cher ; Jeanne d’HAUTESERRE, maire du VIIIe arrondissement de Paris ; Julien DRAY, ancien député de l’Essonne ; Fabienne DURAND, consultante en science politique et communication responsable ; Dr Rachid El MOUNACIFI, psycho-criminel, expert en contre-terrorisme ; Antonietta ELIA, professeur de droit en Espagne et en Italie ; Christophe EOCHE DUVAL, haut-fonctionnaire essayiste ; Sarah FAINBERG, directrice de recherche université de Tel Aviv ; Christophe GIRARD, conseiller de Paris ancien adjoint à la culture et maire du IVe arrondissement de Paris ; Ariel GOLDMANN, président du FSJU et président du Judaïsme ; Eric GOZLAN, directeur de international council for diplomacy and dialogue ; Meyer HABIB, député des Français de l’étranger ; François HEILBRONN, professeur associé à Science Po Paris ; Gad IBGI, directeur de l’ECUJE ; Mona JAFARIAN, présidente et fondatrice Femme Azadi ; Christian JEAN, ambassadeur emploi inclusif et handicap ; Rachel KAHN, essayiste ; David Olivier KAMINSKI, avocat ; Alain KLEINMANN, artiste peintre ; Allan KNOLL, diplomate ; Guy KONOPNICKI, journaliste et romancier ; Carine KROITOROU-DAHAN, directrice Générale ACCIL et Grande synagogue de Levallois ; Mary LILING, représentante du Conseil international des femmes juives auprès de l’ONU ; Fadila MAAROUFI, ​​directrice observatoire européen des fondamentalismes ; Togrul MALIKOV, diplomate ; Yves MAMOU, écrivain ; Sheikh Mahammad MEHDIZADE, Imam, directeur européen du Conseil mondial des Imams ; Joël MERGUI, président du consistoire de Paris ;Bernard NANTET, écrivain et journaliste ; Isabelle NIZARD, adjointe au maire du XVIe arrondissement de Paris ; Sophie NORDMANN, philosophe ; Edith OCHS, journaliste et traductrice ; Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône ; Richard PRASQUIER, président d’honneur du CRIF ; Michaël PRAZAN, écrivain et réalisateur ; Jérémy REDLER, maire du XVIe arrondissement de Paris, conseiller de Paris, conseiller régional d’Ile-de-France ; David REVCOLEVSCHI, avocat ; Moshé SEBBAG, Rabbin de la Grande synagogue de Paris la Victoire ; Hedva SER, ambassadrice des arts de l’UNESCO ; Pierre-André TAGUIEFF, philosophe et historien des idées – CNRS ; Gil TAIEB, vice-président du CRIF ; Karen TAIEB, maire adjoint de Paris, en charge du patrimoine ; Mohammad TAWHIDI, Imam, vice-président du Conseil mondial des Imams ; Philippe TORRETON, comédien et écrivain ; Thierry VAL, président CAP liberté de conscience – Association ONU ; Manuel VALLS, ancien Premier ministre ; Annie VIDAL, députée des Français de l’étranger ; Jean-Pierre WINTER, psychanalyste et essayiste ; Michel Gad WOLKOWICZ, prof. ass. psychopathologie, et psychanalyste. pdt. Schibboleth-Actualité de Freud ; Caroline YADAN, députée de Paris ; Bernard ZAOUI, secrétaire général adjoint de l’association des élus de France ; Sarah ABITBOL, psychanalyste ; Mirit ARAD, designer ; Samuel ATHLAN, co-fondateur collectif 7 octobre ; Cécile AUDEBERT, psychanalyste et juriste ; Tatiana AVTSINA, guide conférencier ; Patrick et Laurence BANTMAN, psychiatres des hôpitaux ; David BAROUCH, chef d’entreprise, et membre de l’association «les Amis de Nir Oz» ; Rachel BASSON ; Maayan BELLAMY, directeur marketing ; Judith BUCHINGER, avocat ; Aglaé BORY, co-fondatrice Bagnolet citoyen ; Or CASPI ; Alexandre BORYCKI, responsable Hachomer Hatzaïr et président de mémoires du convoi 6 et des camps du Loiret ; Marie-Laure BROSSIER, co-fondatrice collectif 7 octobre ; Mahor CHICHE, avocat, conseiller de Paris ; Mike CHIKLI, entrepreneur ; Huguette CHOMSKY, secrétaire générale du MPCT ; Jessica CYMERMAN, écrivain, journaliste, blogueuse «serial mother» ; Etsi DADON, professeur ; Priscille DIKONGUE, médecin ; Nathaniel DOBOIN ; Sarah DOTAGHI, mention du prix international de la Laïcité – femmes iraniennes ; Najwa EL HAITE, avocate ; Cochav ELKAYEM, présidente commission civile ; Myriam ETTEGUI ; Alexandre FEIGENBAUM, président de Dhimmi Watch ; Daniel FELLOUS, avocat ; Joelle FITOUSSI, avocate au barreau de Nice ; David FLAMENT, chambre de commerce France-Israël (Bretagne) ; Renée FREGOSI, philosophe et politologue ; Alexander GEIFMAN, dessinateur ; Rossana GIOL ; Evelyne GOUGENHEIM, militante associative ; Yana GRINSHPUN, maître de conférences ; Sarah GUERLAIS, co-fondatrice de Bagnolet citoyen ; Noa HARVEY, professeur ; Hedva HERMAN, professeur ; Agnes HILLERET, directrice de ressources humaines ; Ganit HIRSHBERG, forum des familles d’otages ; Didier IDJADI, exilé politique d’Iran ; Allison ISBERT, guide touristique ; Elisheva JAN, infirmière coordinatrice en gynécologie et neuro-oncologie ; Ety KATORZA, pianiste ; Richard KENIGSMAN, artiste peintre ; Danielle KHAYAT, magistrat en retraite ; Faïna KEMERMAN, artiste plasticienne ; Dafna LACHMAN, fashion designer ; Dr. Laurent LADOUCE, directeur de Culte et Paix ; Raphaël LAIZEAU, étudiant ; Sandrine Hanna LAZIMI, cadre bancaire ; Nathalie LEWERTOWSKI ; Nora MARKMAN, psychanalyste ; Hila MEIDAN, travailleur social ; Richard METZ ; Edvokia MOSKVINA, producteur de films ; Pam MOSS, professeur ; Dr. Dafna NISSIM, maître de conférences à l’Université Ben Gourion (Israël) ; Karine ORRIOLS, membre de Regards de femmes ; Farida PANAHOVA ; Justine PARTOUCHE, dentiste ; Philippe SAMACK, avocat, cofondateur du collectif du 7 octobre Côte d’Azur ; Frédérique PIOT, professeur ; David REINHARC, éditeur. prof ; Florian RUPP, professeur d’université ; Lora SHMARIA, chef de projet ; Eyal SHPILMAN, entrepreneur ; Béatrice SZWEC, présidente du MPCT ; Christelle TEPPAZ-DESHAYES, association Humanélios ; Anne TESTUZ, communicante ; Marina TODRES, céramiste ; Totem TSUR, technologie de l’information ; Biana VLADIMIROV, directeur artistique ; Sonia ZADYG, psychologue clinicienne – psychanalyste ; Nadia ZIRI, co-fondatrice Bagnolet citoyen.


https://www.lefigaro.fr/vox/societe/six-mois-apres-l-attaque-du-hamas-pour-un-front-republicain-universaliste-contre-le-terrorisme-islamiste-20240412


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