Quand « l’historien Lemire » et France Inter servent aux auditeurs une intox historique anti-juive

« Ce qui a été diffusé sur France Inter ne relève pas d’un simple débat d’interprétation. C’est une accumulation d’approximations, de raccourcis et d’inversions historiques qui finissent par produire un récit faux.

Première torsion : présenter Al-Aqsa comme « le sanctuaire depuis toujours » de Jérusalem, en reléguant au second plan les lieux saints juifs et chrétiens. C’est une réécriture. L’histoire de Jérusalem ne commence pas au VIIe siècle. Elle est documentée bien avant, et faire comme si cette antériorité était secondaire n’est pas une nuance, c’est une falsification par omission.

Deuxième point : suggérer que les musulmans seraient aujourd’hui empêchés d’accéder à leurs lieux saints. C’est factuellement contestable. L’accès existe, avec des restrictions ponctuelles liées à des enjeux de sécurité, ce qui est très différent d’une interdiction structurelle. Présenter cela comme une exclusion relève du récit militant mensonger, pas de l’information.

Troisième point, plus grave encore : l’idée d’une « coexistence harmonieuse » avant 1967, avancée par un auditeur préalablement sélectionné. Là, on bascule dans la fiction. Entre 1948 et 1967, Jérusalem est coupée en deux : la partie ouest sous contrôle israélien, la partie est, incluant la vieille ville, sous contrôle jordanien. Les Juifs sont chassés de la vieille ville, leurs synagogues sont détruites ou profanées, et l’accès au Kotel leur est interdit. Ce ne sont pas des détails : ce sont des faits établis. Les effacer pour fabriquer une image idéalisée du passé, c’est tromper. Et sur ce point, Vincent Lemire, « historien », n’a pas corrigé. Par son silence, il a laissé passer une intox historique anti-juive servie aux auditeurs.

Ce qui pose problème ici, ce n’est pas une lecture critique d’Israël. On n’en est plus là. Une critique s’appuie sur des faits, même discutables. Ici, le récit sort de la réalité historique : il inverse les chronologies, efface l’antériorité juive et chrétienne, et présente comme coexistence une période où Jérusalem était coupée en deux, avec les Juifs chassés de la vieille ville et interdits d’accès à leurs lieux saints. Le problème est donc double : la diffusion de contre-vérités, puis l’absence de contradiction sérieuse sur une radio du service public.

Au final, on n’est pas face à une erreur isolée mais à un enchaînement cohérent : minimiser l’ancrage historique juif, déformer la réalité actuelle, et réinventer un passé pour soutenir un récit hostile à Israël. Pris séparément, chaque point peut passer pour une approximation. Mis bout à bout, cela devient une désinformation.

Ce n’est pas du travail historique rigoureux. C’est une construction idéologique qui s’appuie sur des demi-vérités pour imposer une lecture. Sur un sujet comme Jérusalem, ce n’est pas une erreur : c’est une falsification ».

© Jean-Charles OpenIntel‌‌

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« Festival de désinformation anti-israélienne dimanche matin sur France Inter. Parmi les plus gros mensonges de l’historien militant Vincent Lemire, une énorme falsification historique inversant la chronologie de Jérusalem. Jouant le thuriféraire des islamistes, Lemire affirme que la mosquée El Aqsa est « le sanctuaire depuis toujours, le sanctuaire de cette ville »… avant de faire passer au second plan les lieux saints Juifs et chrétiens. Curieux tout de même de décerner un brevet d’antériorité à la religion arrivée la dernière sur les lieux (1.500 ans après les Juifs…), à la force du cimetère. Autre mensonge : les musulmans de Jérusalem seraient, dit-il, interdits d’accès à leurs lieux saints, ce qui est une contre-vérité flagrante. La rédaction de France Inter n’est pas en reste pour participer à ce festival de propagande frelatée : Un auditeur préalablement sélectionné vient nous affirmer qu’avant 1967 (c’est à dire la réunification de la ville par les Israéliens), la « coexistence des trois religions » régnait dans la vieille ville de Jérusalem. Plus c’est gros, plus ça passe. Le mensonge est énorme. En réalité, les Juifs avaient été chassés de la ville par l’armée jordanienne en 1948. Les synagogues brûlées et détruites. L’accès aux lieux saints juifs interdits aux fidèles. Tout cela est largement établi et documenté. Mais « l’historien » Lemire n’a pas bronché, cautionnant par son silence cette dernière intox anti-juive servie aux auditeurs. Rien d’étonnant de la part de ce militant anti-israélien qui depuis le début de la guerre contre le Hamas relaie et colporte la calomnie d’un « génocide » commis à Gaza. Rien de nouveau sous la nébuleuse @franceinter« .

© Clément Weill-Raynal

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« Puisque @v_lemire diffuse et cautionne de la propagande anti israélienne, comment expliquer que le @fsju lui donne la parole sur Akadem ? N’est il pas temps de faire le ménage au sein de ces institutions juives si pénétrées par la gauche extrême ? https://akadem.org/search?searchQuery=Lemire++vincent« 

© Philippe Karsenty

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