Ils ont choisi leur camp.
Plus de 210 personnalités ont signé une tribune de soutien à RimaHassan.
Parmi elles figurent notamment Roger Waters, Annie Ernaux, Thomas Piketty, Marine Tondelier, Rokhaya Diallo, Houria Bouteldja, Assa Traoré, Taha Bouhafs, Anna Mouglalis, Benjamin Biolay, Mouloud Achour, Panayotis Pascot, Yánis Varoufákis et bien d’autres.
Depuis le 7 octobre 2023, certains de ces signataires ont tenu des propos ou adopté des positions qui ont suscité de vives controverses concernant les crimes du Hamas, la réalité des exactions commises ou la responsabilité de cette organisation terroriste.
Le 7 octobre, ce sont plus de 1 200 personnes assassinées, des familles massacrées, des femmes victimes de violences sexuelles, des enfants tués, et 251 otages enlevés.
Soutenir une personnalité politique est un choix. Mais chacun est également responsable du message qu’il cautionne et des combats qu’il choisit d’incarner.
Le 7 octobre n’est pas une opinion. C’est le plus important massacre de juifs depuis la Shoah.
Nous n’oublierons jamais les victimes. Nous n’oublierons jamais les otages.
Et nous continuerons à dénoncer tous ceux qui banalisent, relativisent ou détournent le regard face au terrorisme.
« 𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚̀ 𝐑𝐢𝐦𝐚 𝐇𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧 ?
𝐀𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐞𝐮𝐫𝐨𝐝𝐞́𝐩𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐨𝐮𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐫𝐚𝐢̂𝐭 𝐜𝐞 𝟕 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 « 𝐚𝐩𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞 », 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟎 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐬𝐚 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐋’𝐇𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐞́. 𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 ?
« Non au délit de Palestine », c’est ainsi que s’intitule la tribune de soutien à Rima Hassan, publiée dans le journal L’Humanité deux jours avant son procès au tribunal correctionnel de Paris.
Jugée pour « apologie du terrorisme », Rima Hassan avait publié sur son compte X une citation attribuée au terroriste Kozo Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise, ayant participé à l’attentat de l’aéroport de Lod en Israël le 30 mai 1972, qui a tué 26 personnes au nom de l’organisation terroriste Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
« 𝐾𝑜𝑧𝑜 𝑂𝑘𝑎𝑚𝑜𝑡𝑜 : 𝐽’𝑎𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑎𝑐𝑟𝑒́ 𝑚𝑎 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑙𝑒𝑠𝑡𝑖𝑛𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒. 𝑇𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑦 𝑎𝑢𝑟𝑎 𝑜𝑝𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛, 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑢𝑛 𝑑𝑒𝑣𝑜𝑖𝑟 », avait publié le 26 mars dernier l’eurodéputée, avant de supprimer son post.
Pourtant, dans la tribune, la qualification d’apologie du terrorisme est évacuée, résumée simplement par le fait que Rima Hassan aurait juste « 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑒́ 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙 𝑋 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑠𝑐𝑟𝑖𝑡 𝑎𝑢 𝑐œ𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙 : 𝑙𝑒 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑠𝑡𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑖𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑟𝑚𝑒́𝑒 𝑒́𝑡𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒̀𝑟𝑒 ».
Depuis plusieurs jours, l’élue Insoumise essaie de faire pression sur la justice, et appelle, sur ses réseaux sociaux au rendez-vous pour la soutenir le 7 juillet au tribunal correctionnel de Paris.
« 𝑆𝑎𝑛𝑠 𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑟𝑎 𝑞𝑢𝑒 𝑠’𝑎𝑔𝑔𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟 », martèle-t-elle sur son compte X.
Elle est visée par de nombreuses plaintes : six procédures seraient toujours en cours, confirme publiquement la militante.
Dans ce contexte, cette tribune de soutien signée par plus de 200 personnalités éclectiques arrive à point nommé.
Parmi elles, l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira, engagée à gauche.
Au premier abord, difficile de voir une cohérence lorsque l’on regarde les profils des signataires.
Il faut dire que l’on retrouve, entre l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira et l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, des figures sulfureuses comme Salah Hamouri, militant palestinien accusé par Israël de liens avec l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine.
Ou encore Omar Alsoumi, figure d’Urgence Palestine, collectif en passe de dissolution par le ministère de l’Intérieur, lui aussi poursuivi pour apologie du terrorisme après avoir appelé à propager en France « un déluge d’Al Aqsa » – soit le nom donné à l’attaque terroriste du 7 octobre 2023.
Même étonnement lorsque l’on découvre les frères Éric et Didier Fassin, respectivement sociologue et anthropologue, aux côtés d’Houria Bouteldja, polémiste, figure du Parti des Indigènes de la République et autrice du pamphlet Les Blancs, les Juifs et nous (2016, La Fabrique).
Ou encore le prix Goncourt 2018 Nicolas Mathieu et le journaliste Gallagher Fenwick, récemment visé par un raid numérique sur X après avoir été accusé de soutenir le Hamas.
A contrario, d’autres personnalités comme la prix Nobel de littérature Annie Ernaux, l’autrice Mona Chollet ou encore la philosophe américaine Judith Butler surprennent moins.
Cette dernière avait créé la polémique pour avoir qualifié le 7 octobre d’« acte de résistance armée » et demandé des preuves des viols, pourtant documentés, perpétrés par le Hamas à l’encontre des Israéliennes en mars 2024.
𝐃𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes et personnalités s’indignent face à cette tribune et à ses signataires.
« 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐 210 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑖 𝑜𝑛 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑎𝑔𝑒 𝑎̀ 𝑢𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑜𝑟𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑗𝑎𝑝𝑜𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 26 𝑐𝑖𝑣𝑖𝑙𝑠, 𝑐’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑃𝑎𝑙𝑒𝑠𝑡𝑖𝑛𝑒… », s’émeut Hannah Assouline, militante et figure du collectif des « Guerrières de la Paix », nommé pour le prix Nobel de la paix 2025.
Certains relèvent la présence de Roger Waters, figure du groupe mythique Pink Floyd et visé à plusieurs reprises par des accusations d’antisémitisme.
Un e-mail de 2010, révélé en 2023 par un documentaire de la Campaign Against Antisemitism, montre que le rockeur souhaitait orner son cochon gonflable géant d’étoiles de David, de signes dollar et de l’inscription « dirty kyke » – une insulte raciste visant les Juifs.
En 2013, il avait déjà fait flotter ce cochon frappé d’une étoile de David lors d’un concert en Belgique.
D’autres artistes engagés à gauche ont également signé : Xavier Dolan, ou encore Robert Del Naja du groupe Massive Attack, soutien du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).
À leurs côtés, le rappeur sulfureux Médine, et plusieurs humoristes controversés à l’instar de Guillaume Meurice et Blanche Gardin, dont certains « sketchs » ont été perçus comme antisémites.
Au milieu des signataires, difficile d’être surpris en voyant la signature de Virginie Despentes et de son amie Béatrice Dalle.
Cette dernière, juste après la condamnation du prédicateur islamiste Tariq Ramadan à 18 ans de réclusion criminelle pour viols et viol aggravé en mars 2026, a tenu à lui apporter publiquement son soutien sur Instagram : « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑎̀ 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒 ».
𝐈𝐥𝐡𝐚𝐧 𝐎𝐦𝐚𝐫, 𝐥𝐚 𝐑𝐢𝐦𝐚 𝐇𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞
Quant à Ilhan Omar, la signature de la membre du Parti démocrate au bas de cette tribune n’a rien d’anodin.
L’élue du Minnesota partage avec Rima Hassan le même art de flirter avec les lignes rouges.
En 2019, elle avait suggéré que le soutien des élus américains à Israël s’achetait à coups de dollars, puis évoqué une « allégeance à un pays étranger » – des propos qui lui avaient valu d’être accusée d’antisémitisme jusque dans son propre camp, et une excuse publique.
Elle a aussi été visée par des allégations qu’elle réfute catégoriquement de liens financiers avec le Qatar et de transmission d’informations à l’Iran.
Toujours comme l’eurodéputée Insoumise, Ilhan Omar assume en revanche pleinement son soutien au mouvement BDS, dont elle a été la première élue du Congrès à se réclamer ouvertement.
Malgré les accusations de « déni de justice » et de « chasse aux sorcières », plusieurs procédures continuent de rattraper Rima Hassan.
Si treize plaintes déposées contre elle ont été classées, deux autres ont abouti à des procès qui l’attendent à la rentrée, comme elle le confiait dans un entretien au Nouvel Obs.
Le 16 septembre, l’eurodéputée sera de nouveau jugée pour apologie du terrorisme, cette fois pour avoir partagé, le 8 mars 2025, un post du comité Palestine de l’université Paris-1 arborant le tag « Dissoudre Némésis à l’acide », en référence au collectif féministe identitaire « Némésis ».
Rima Hassan devra également s’expliquer sur l’expression « one by one », employée en octobre 2025 pour partager un article sur la traque et les meurtres perpétrés par le Hamas à Gaza à l’encontre des Palestiniens accusés d’avoir collaboré avec Israël. »
Article écrit par Nora Bussigny pour Le Point
Relayé par Jean Quatremer Bis sur X

Qui sont-ils ? Des ordures, des imbéciles, des tristes exemples de lavage se cerveau, des antisémites ? Un peu de tout ça sans doute . Comme peut-on signer un truc pareil ? J’ai parfois l’impression de vivre dans un monde parallèle.
La pitrerie de » proces » contre rima hassan , c est ce qui attend la France demain.
Les voyous islamistes payés par le qatar , qui , lui meme controle une partie de l etat deliquescent et impose la loi fasciste au pays .
Les derniers patriotes feraient bien d ouvrir un oeil et une oreille car les juifs vont partir ou s evaporer dans le marranisme et leur tour viendra .
C’est une bande d’abrutis qui soutiennent et partagent les idées de Rima Hassan,qui devrait être en prison. La végétation brûle en France et je déborde de colére.
« Rien de nouveau sous le soleil » sauf pour Benjamin Biolayje suis très étonnée….