Pour la énième fois en quelques années le Président Donald Trump vient d’échapper à une tentative d’assassinat dans un hôtel de Washington.
L’homme armé qui tentait de s’approcher de lui a été intercepté par les services de protection de la présidence à quelques mètres de son but. Donald Trump a très vite fait l’analyse peu de temps après les faits que son agresseur était un loup solitaire.
L’enquête vient donc de commencer et il est donc très tôt pour tirer des conclusions définitives mais on sait déjà que l’individu était parfaitement intégré, qu’il avait deux métiers assez prestigieux puisqu’il était enseignant en université et développeur de jeux vidéo. Il avait été un modeste contributeur à hauteur de 25 dollars à la campagne présidentielle démocrate de Kamala HARRIS. Rien d’un loup solitaire donc tout d’un opposant politique. Opposant politique c’est bien sûr un droit imprescriptible dans toute démocratie ,il est sain naturel, indispensable qu’il y ait une majorité et une opposition, qu’elle se dispute politiquement parfois sans se faire de cadeau, et pourquoi pas avec une certaine virulence.
La nouveauté dans les démocraties occidentales consiste dans cette mode extrêmement dangereuse de s’en remettre à la violence politique.
Les réseaux sociaux , certains partis politiques et certains médias commencent par déshumaniser l’adversaire. C’est un fasciste, un nazi ou pour reprendre l’expression des manifestants qui le même soir manifestaient contre Trump, ils le désignaient comme étant le « king » un roi qui met à bas la République.
C’est ce mécanisme de chosification, d’anéantissement de l’humanité de l’autre qui fait effet de détonateur sur certains esprits partisans et les pousse à l’action avec en prime un sentiment de liberté et d’urgence sociale. Si le dirigeant visé est Hitler alors le crime politique est légitime.
Cette dérive a malheureusement touché bien des démocraties et on se souvient de l’assassinat de l’ancien premier ministre de la paisible Suède Olof Palme ou encore de l’assassinat de Ytzhak RABIN des assassinats politiques qui ont été menés avec succès et ont malheureusement conduit à des retournements politiques dans les pays concernés . Dans le passé ces assassinats étaient plutôt commis par l’extrême droite et ils étaient épisodiques.
Aujourd’hui les choses ont changé et ce sont souvent des hommes de gauche qui passent à l’acte comme ce fut le cas pour les dernières tentatives d’assassinat concernant TRUMP.
En France nous sommes dans ce crescendo de la violence . On a vu le député LFI Thomas PORTE mettre le pied sur un ballon à l’effigie du ministre du travail , une violence symbolique caractérisée.
On a vu Jérome Guedj devant être exfiltré en catastrophe de manifestations de ses amis politiques de gauche parce que sa sécurité était en danger et qu’il était menacé par des torrents d’injures antisémites. Le nombre de personnalités politiques qui doivent faire l’objet d’une protection policière est en constante augmentation.
Pour le moment, en France on en est à la violence symbolique mais ne nous y trompons pas du symbole à l’acte il n’y a qu’un pas.
Cette violence s’est répandue dans toute la société et elle est devenue l’un des problèmes de l’heure une proposition que l’on peut faire ici serait de ne jamais cautionner la violence politique d’où qu’elle vienne.
Si tous les défenseurs de la démocratie ne s’unissent pas pour mettre hors jeu la violence politique et ne rien lui céder , cette violence finira par triompher.
© Raphaël Nisand
Chroniqueur sur Radio Judaïca

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