Des Géants et des Nains. Par Louise Gaggini

De Gaulle, Churchill, Netanyahu, Poutine ou Trump qui vient encore d’échapper à un attentat dont il s’est relevé pour prendre la parole, avec la tranquillité d’un vrai chef, que nous les aimions ou pas, d’un bord à l’autre d’un genre humain constamment en quête de dieux à adorer, ont en commun l’intelligence et la solidité, peut-être la prédation, c’est certain l’instinct de survie, mais aussi du courage. 

Un authentique courage et des forces dans lesquelles l’absence d’inhibitions et le manque de scrupules ne sont pas exclus, mais qui, s’ils s’apparentent à celles des loups et des chefs de meute sont une nécessité dans le cercle des hommes bêlants prompts à se mettre dans leurs pas, dans l’espoir d’y récupérer un peu de cette aura singulière qui émeut les foules et les magnifient au point qu’elles s’allient à eux, plus pour ce qu’ils sont, que pour leurs programmes. 

Des fédérateurs en somme, qui peuvent nous exaspérer, que nous pouvons haïr ou craindre, mais estimer aussi. Et même aimer… 

Et pour paraphraser Jean de la Fontaine, ce ne sont pas les chiens de traîneaux qui leur collent aux pattes et au derrière qui diront le contraire, incapables qu’ils sont de tirer dans le bon sens et jusqu’à l’objectif, s’ils n’y étaient pas entraînés par leurs chefs, justement. 

Les problèmes surgissent lorsque quelques chiens et bâtards sans nom et sans collier, des roquets des rues et des campagnes, dépenaillés et boiteux, l’œil torve et le poil hirsute, tels des chacals affamés tournent autour du traîneau, subtilisant par-ci et par-là des miettes abandonnées, s’aventurant jusqu’à marcher au pas de l’attelage pour donner l’illusion qu’ils sont de ce banquet de la vie. 

Des chiens de misère donc, qui tournicotent pour rattraper la tête d’un traîneau dont ils dépassent rarement la queue, mais que de temps en temps, ils s’approprient, par ruse et duplicité, déshonneur, exemple : Macron, Faure, Mélenchon, Obama, Von der Leyen, Pédro Sanchez…

Des esprits crédules se laissent prendre à ces « faux en tout » qui créent alors de petits clans de borgnes et de boiteux dans des cours de miracles sans merveilles, et qui polluent et délitent les Institutions, les démocraties et en France la République même, détruisant le tissu social d’une France qu’on disait des lumières. 

Les géants occupés à regarder au-delà des horizons, oublient ces nains qui à terre et mufles au sol, s’unissent entre compromissions et intelligence avec l’ennemi, du terrorisme à la finance, partout où duplicité et lâcheté servent d’assise, pour tenter de les faire chuter. 

Mais, égaler ou détruire un lion ou un ours, quand on est un roquet au ras des trottoirs, n’est pas chose facile. 

Alors tandis que les géants participent au destin du monde, les nains à leurs pieds, s’étripent pour un plat de caviar, en préparant une prochaine guerre, un autre attentat, des émeutes, du chaos.‌‌

© Louise Gaggini


Ecrivain, journaliste, mais aussi sculpteur et peintre, pianiste, bref une « artiste plurielle ». Diplômée de lettres, d’Histoire de l’Art et de Conservatoire de musique. Auteur de nombreux dossiers pour la presse et la télévision, dont certains ont été traduits par l’Unesco, des organismes humanitaires et des institutions étrangères à des fins d’éducation et de prévention et d’autres furent diffusés par l’EN, Louise Gaggini est l’auteure d’essais et de romans dont La résultante ou Claire d’Algérie et d’un livre d’art pour l’UNICEF: Les enfants sont la mémoire des hommes. Elle est aussi l’auteure d’essais de société, et expose régulièrement, récemment à New York.
elle a publié son premier roman pour littérature jeunesse en 2001, et son premier roman pour adultes en 2004.

Où la trouver :

http://www.nananews.fr

http://www/louise-gaggini.com


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