Yom HaShoah: La noblesse d’un peuple qui pleure ses morts sans renoncer à vivre. Par Sarah Cattan


Aujourd’hui, Yom HaShoah, Israël s’est arrêté. Deux minutes. Deux minutes de vérité absolue dans un monde saturé de mensonges.

Il y a eu la sirène. Et puis plus rien. Pas un bruit. Pas un mouvement. Des voitures figées au milieu des routes. Des hommes debout, tête basse. Des visages fermés. Des enfants immobiles, déjà héritiers d’une mémoire qu’ils n’ont pas vécue mais qu’ils portent. Un pays entier suspendu dans la fidélité. Un peuple qui se tient.

Pendant deux minutes, le temps s’est retiré, et, avec lui, les justifications, les commentaires, les sophismes. Il ne restait qu’une chose : la présence nue des morts, ceux qu’on a voulu effacer, ceux qu’on a traqués, comptés, brûlés, ceux dont l’existence même est encore, aujourd’hui, discutée, relativisée, instrumentalisée.

Et pourtant ils sont là. Dans ce silence. Dans la verticalité de ce peuple qui refuse de plier.

Ce moment n’est pas seulement un hommage ; c’est une réponse. Une réponse à ceux qui accusent, inversent, salissent. Une réponse à vous qui, du confort de vos plateaux ou de vos certitudes idéologiques, osez désigner Israël, et à travers lui les Juifs, comme coupables par essence.

Regardez. Regardez ce pays figé pour ses morts. Regardez-les, cette dignité, cette mémoire, cette fidélité.

Regardez encore: c’est qu’il y a, dans ces deux minutes, quelque chose d’inaccessible à d’aucuns : une forme de noblesse. La noblesse d’un peuple qui pleure ses morts sans renoncer à vivre. D’un peuple qui se souvient sans se dissoudre. La noblesse d’un peuple qui, même seul, même contesté, même attaqué, continue de se tenir debout.

Deux minutes durant lesquelles personne ne négocie le passé. Ni ne le réécrit ou ne le compare. Et c’est peut-être cela, au fond, qui dérange tant : cette impossibilité de tordre le fait juif. Cette hiérarchie morale instituée de facto où ceux qui accusent ad nauseam un peuple capable d’un tel silence ne sortent pas grandis.

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