Eric Fauquet: Donald et le Canon- Quand dire, c’est faire. Par Bat Ye’Or

Dans ce petit livre, Eric Fauquet, Professeur des Universités honoraire et arabisant, nous offre le condensé d’une prodigieuse connaissance encyclopédique. Il foisonne d’idées et touche à de multiples domaines où rien n’est inutile car il s’adresse à différents publics.  Ce livre toutefois se situe dans un contexte de guerre existentielle menée en Occident par la confrontation de ses principes les plus fondamentaux. Et quoi de plus essentiels à la pensée que la formulation des mots, la discipline du langage et la précision du sens. Aussi, l’argument majeur de cet ouvrage, consiste à fournir à des populations désorientées par 60 ans de mensonges, les instruments intellectuels propres à soutenir leur résistance. Dans ce domaine je citerai dans l’avant-propos l’exigence du sens exact des mots et le rapport entre le langage et l’action. 

Les chapitres suivants examinent les liens entre les mots et le langage comme matière structurante de la pensée, car on ne peut penser juste avec des définitions inexactes ou des mots dont le sens est ambigu et contradictoire. L’auteur propose une « pragmatique du langage » qui permettrait de refuser « l’acculturation ». Celle-ci en effet subvertit le langage et par le seul détournement des mots, risque d’obtenir notre acquiescement inconscient à notre détriment. Ainsi du mot justice. Tout le monde s’accorde pour juger avec justice. Mais il y a différentes justices car les principes éthiques qui les déterminent peuvent varier jusqu’à se contredire. Celle préconisée par la charia diffère, par exemple, de celle qui affirme que tous les êtres humains sont égaux en droits et en dignité, pourtant les deux se prévalent de la justice. 

Le chap. 4 : « Mémoire et combat culturel », examine le combat contre l’aphasie que veulent imposer les forces suprémacistes de conquête et de domination. Car cette mémoire structurée par la chronologie, confirmée par les disciplines concomitantes de l’archéologie, de l’histoire et de la science a élaboré les richesses spirituelles de la civilisation judéo-chrétienne. Aujourd’hui elles sont contestées par le mouvement wokiste dont le désir de destruction de l’Occident évoque la notion de jahiliyatemps préislamique de l’ignorance.  

L’auteur parle (p. 52) d’une chrétienté acculturée à ses contraires. Cet argument est fondamental pour démontrer la désorganisation mentale générant le wokisme. Il évoque également le large éventail des traîtres qui participèrent à la désagrégation de la pensée occidentale par l’ubiquité de ses principes et la corrosion de ses notions imprégnées de significations inverses introduites par l’acculturation. Cette pratique diffuse, en effet, dans le vocabulaire et la pensée occidentale des doubles sens, voire des significations contradictoires propageant la confusion. Ces réflexions paraissent propres à fournir des arguments essentiels au combat spirituel et culturel qu’il est urgent de mener aujourd’hui. 

© Bat Ye’or  

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