Bonne fin d’année à toutes et à tous.
De la lumière, de la joie dans les coeurs, un brin de sagesse ou de raison, un peu de sens de l’humour, beaucoup de capacité à s’émerveiller, et puis un minimum de respect sans condescendance les uns envers les autres – et si possible aussi ces choses rares et précieuses : de l’amitié et de l’amour pour embellir et illuminer nos vies.
Une pensée particulière, une pensée de chaleur humaine, une pensée d’amitié, une pensée de solidarité, une pensée affectueuse pour chacune, pour chacun, surtout pour celles et ceux qui sont inquiets ou soucieux pour un proche, surtout pour celles et ceux qui ont récemment connu une peine, une perte, ou moins récemment peut-être mais dont la mémoire, la présence, est toujours vive, comme une plaie ouverte, une pensée pour celles et ceux qui sont dans l’inquiétude, dans la maladie, dans la souffrance, dans les traitements plus ou moins lourds, pénibles, une pensée très particulière pour celles et ceux actuellement hospitalisés, une pensée pour les isolés.
Et puis une pensée, il ne faudrait pas les oublier, pour celles et ceux qui sont dans l’insouciance de la jeunesse, l’insolente vigueur des quadras, qui vont danser demain soir jusqu’à plus d’heure, noyer l’année passée dans le champagne et la truffe du périgord, s’exténuer dans le tango et le cha-cha-cha, rencontrer l’amour de leur vie ou même d’un soir…..
Et puis, après la danse jusqu’à plus d’heure, après le dernier scotch, le dernier champagne, le dernier verre de badoit, le premier café, il y aura l’aube du premier matin de l’année…
L’aube….
L’aube, miraculeuse toujours, offerte à tous, au riche dans sa maison comme à l’étranger de passage, l’aube au plus fort du froid dans l’hiver, l’espérance envers et contre les plus pessimistes prédictions, l’aube l’espoir quand il n’y a plus d’espoir, l’aube la volonté de vivre, la Vie.
© Jacques Neuburger

Aimer. Malgré tout.