L’Iran se lève dans l’unité

Au 3e anniversaire du soulèvement de novembre 2019 et au début du 3e mois du soulèvement national, l’Iran se lève dans l’unité.

·      Manifestations et affrontements dans au moins 50 universités et 30 lieux à Téhéran et dans la plupart des provinces.

·      La plus grande grève des bazars depuis le début du soulèvement.

Depuis ce matin, mardi 15 novembre, au 61e jour du soulèvement national et en même temps que le 3e anniversaire du soulèvement sanglant de novembre 2019, Téhéran et la province se sont soulevées avec des slogans « À bas Khamenei » et « À bas le dictateur ». Les universités ont organisé des sit-in et des protestations, les commerçants et les bazars ont fait grève. Les jeunes des divers quartiers ont manifesté et ont affronté les forces répressives.

Selon les informations reçues jusqu’à 15h00, heure de Téhéran, au moins 50 universités, dont les plus grandes et les plus anciennes du pays, ont accueilli sit-in et manifestations. À Téhéran, l’Université Sharif, la faculté de génie électrique et informatique de l’Université Melli, la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université Melli, l’unité des sciences de la recherche de l’Université Azad-centre, l’Université Azad de Téhéran, Faculté des sciences de la recherche, Faculté de génie électrique de l’Université Khajeh Nasir, la faculté de droit de l’Université de Téhéran, l’Université Soureh, l’Université Imran, Université Azad Téhéhran-ouest, l’Université des sciences et de la culture, l’IUT de Yaftabad, la faculté Pardis de l’Université de Téhéran, l’Université Tarbiat Modares, l’Université d’architecture et d’art Pars et l’Université Melli branche Abbaspour. Dans les autres villes, les universités Azad de Karaj, Razi de Kermanchah, Khorasgan d’Ispahan, Ferdoussi de Machad, Jabarian de Hamedan, Azad de Najaf Abad, Mathématiques et sciences fondamentales de Guilan, d’Homayounshahr, d’Oroumieh, de Yazd, Azad de Tabriz, de Jundishapour, d’Amol, Azad d’Abadan, Azad de Racht, Noshirvani de Babol, Azad de Birjand et la faculté technique et professionnelle de l’Université de Tabriz, la Faculté d’éducation physique de l’Université de Tabriz, la Faculté des sciences humaines d’Ispahan, Azad de Chiraz, la faculté technique de l’Université de Chiraz, la faculté technique Bahonar de Chiraz, le Collège technique professionnel d’Ispahan pour filles ont aussi manifesté et fait des sit-in.

Les étudiants ont manifesté en scandant : « 1500 tués dans notre [soulèvement] de novembre [2019] », « Toutes ces années de crimes, à bas la dictature religieuse », « C’est le dernier message, l’objectif est tout le système », « Jurons sur le sang de nos amis de résister jusqu’au bout », « Nous n’avons pas donné de morts pour des compromis et nous courber devant un assassin de guide ». A l’université Pardis-centre de Téhéran, les étudiants se sont heurtés aux miliciens du Bassidj. A Amir Kabir, toujours à Téhéran, ils se sont battus contre les forces répressives et les agents en civil et ont tabassé certains d’entre eux.

Aujourd’hui, la plus grande grève des bazars a eu lieu depuis le début du soulèvement. Dans la capitale elle a touché le Grand Bazar de Téhéran, le Bazar Zargaran, le Bazar Chamdanha, le Bazar Sahafan, le Bazar Payin ainsi que dans d’autres quartiers les bazars d’Abbas Abad, Tajrish, de Manochehri, Cherag Bargh, Tehran Pars, du Pont Tchoubi, Parsian, de l’allée de Berlin, Sattar Khan, Sohrevardi, du passage Aladdin et Sepahsalar. Les commerçants du Grand Bazar de Téhéran ont scandé « à bas le dictateur » et « c’est l’année du sacrifice, on va renverser Seyed Ali [Khamenei] » et ont incendié une moto des agents répressifs.

Les commerçants se sont mis en grève dans la plupart des villes, notamment à Chiraz, Shahryar, Dieselabad, Kermanchah, Sanandaj, Oshnaviyeh, Javanroud, Saqqez, Boukan, Baneh, Marivan, Divandareh, Kamiyaran, Zahedan, Garmsar, Azad-Shahr, Yazd, Sabzevar, Kazeroun, Shahrekord, Marvdasht, Malek Shahr, Ispahan, Racht, Kish, le bazar du centre-ville de Bandar Abbas, Abressan, Tabriz et Abadan.

À 15h00, des manifestations étaient signalées dans 30 endroits à Téhéran tels que le métro, le grand bazar, le passage Nour, l’allée de Berlin, le carrefour Coca-Cola, la rue Amir Kabir, Chirag Bargh, la place Sanat 2e arrondissement, Labafinejad 11e arrondissement, Shahrak-e-Gharb, Karegar-Jenoubi, Valiasr, Baharestan, Nazi Abad, la rue Jomhouri, le commissariat de Nemat Abad 19e arrondissement. Les manifestants lançaient « à bas le dictateur » et ont bloqué les rue à de nombreux endroits en brûlant des poubelles et en abattant des panneaux de signalisation. Des femmes courageuses ont manifesté dans la rue Karegar. Sur l’autoroute Fatah, de jeunes insurgés ont mis le feu à une moto d’agents répressifs. Le nombre de manifestants augmente progressivement.

A Sanandaj, de jeunes rebelles ont protesté en allumant des feux dans différentes rues. A Marvdasht, les gens se sont battus contre les agents répressifs en les faisant fuir, des agents ont tiré sur les gens depuis l’intérieur d’une mosquée. À Chiraz, des jeunes ont bloqué la rue en démolissant des panneaux de signalisation. De jeunes insurgés de Yazd ont attaqué le bureau du représentant de Khamenei en lançant des cocktails molotov mercredi matin. À Kermanchah, il y a eu une manifestation dans la cité Imam et des jeunes ont incendié des poubelles. Les agents criminels du régime ont brutalement attaqué les habitants de Chiraz et brisé les vitres des voitures et des magasins des grévistes. Les gens se sont rassemblés et ont manifesté dans les villes de Racht, Kouhdacht Lorestan, Karadj, Gohardacht, Kerman, Kermanchah et Homayounchahr. À Ispahan, des affrontements ont éclaté. A Chalousse, les gens ont manifesté et un commissariat a été incendié par des jeunes rebelles. À Kermanchah et Gorgan, des jeunes ont incendié le centre de la milice du Bassidj.

Les élèves de Téhéran ont scandé « À bas le dictateur » et « Liberté, liberté, liberté » dans certaines écoles. Des lycéennes ont manifesté dans la rue Labafinejad en criant « Le pervers c’est toi, La femme libre c’est moi » et d’autres lycéennes à Naziabad ont protesté avec le slogan « Je tuerai celui qui a tué ma sœur ».

 ‌ Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 15 novembre 2022  

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3 Comments

  1. Un courage magnifique , bravo a ces jeunes etudiants qui luttent pour le vrai , ils eclairent un peu notre monde aux mains de bobos decadents et meprisants

  2. Pas si vite.

    Ces infos proviennent TOUTES de la même source : le « Conseil national de la Résistance iranienne », dont Maryam Rajavi, signataire des tweets cités, est la présidente.

    Son mari Massoud Rajavi est cofondateur et dirigeant de l’Organisation des « moudjahidines du peuple » iranien. Rappelons que « Moujahid » est celui qui pratique le « Djihad »…
    Cette dernière organisation, certes opposée au régime iranien actuel, a du sang sur les mains. Elle était placée, à des périodes diverses, sur la liste des organisations terroristes par les États-Unis, par le Conseil de l’Union européenne et par le Home Office britannique.

    M. & Mme. Rajavi vivent naturellement en dehors de l’Iran, basés au moins partiellement en France.

    Leurs diverses organisations, agissant sous couvert de résistance au régime de Téhéran, sont souvent accusées de pratiquer des méthodes inavouables à l’égard de leurs propres membres qui en contesteraient le mode opératoire et surtout la mainmise des Rajavi.

    Bref, on se demande si c’est une organisation de « résistance nationale » ou une « famille » mafieuse avec les caractéristiques d’une secte.

    D’autant que leurs sources de financement ne sont pas claires. Un soutien américain, en vue d’opérations de déstabilisation en Iran, serait logique et conforme aux modes opératoires classiques de la CIA.

    Méfions-nous de ces engeances. Rappelons le généreux asile accordé à Khomeiny et aux siens en France, pour constater, retour en Iran, leur transformation en belliqueuse théocratie.

    Les Rajavi pourrait bien suivre un jour un chemin semblable.

    • Les rajavi essaient de monter dans le train , les tres nombreuses manifestations en Iran leur echappent totalement , donc ce qui est passionnant et donne de l espoir c est le mouvement spontané qui semble se dessiner enfin sur place , pas les affirmations des opposants exilés .

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