Ces guerres dont personne ne veut. Par Raphaël Nisand

En règle générale les peuples préfèrent la paix. Comme on les comprend !

Parfois, rarement, une population peut s’enflammer pour diverses raisons et souhaiter la guerre en pensant dans ces cas-là la plupart du temps que cette guerre sera « fraiche et joyeuse » pour reprendre l’expression utilisée en août 1914.

Pourtant on le sait, une guerre n’est jamais fraiche et joyeuse . Les exemples historiques récents montrent bien que la peur de la guerre est souvent majoritaire.
C’est Daladier et Chamberlain revenant de Munich et s’étonnant de ne pas être hués à leur retour au pays et ne comprenant pas pourquoi ils étaient acclamés.

Les Français et les Anglais l’ont dit en 1938 : pas de guerre. Churchill avait beau prévenir, rien n’y a fait. 

L’année d’après c’était pareil, pas question de mourir pour Dantzig. 

Aujourd’hui, les peuples européens ne veulent pas d’une guerre pour le détroit d’Ormuz ou pour empêcher le nucléaire iranien.

Il parait que Trump est bien seul aux Etats-Unis à vouloir d’une façon ou d’une autre poursuivre la pression sur l’Iran des ayatollahs. 

Certains en Europe, comme par exemple l’Espagne, ont semble-t-il cassé l’échelle des valeurs dans cette affaire.
L’Espagne rappelle son ambassadeur en Israël et dans le même temps envoie un ambassadeur à Téhéran.
Comprenne qui pourra.

Les Israéliens ne peuvent pas se poser ce genre de questions. Entourés d’ennemis ils sont totalement traumatisés depuis le 07 octobre.

Un moment d’inattention et voici 1000,00 civils assassinés au coeur d’Israël.

Cela a duré une journée mais les Israéliens ont bien compris qu’ils avaient toujours à faire à des terroristes qui veulent les faire disparaitre en un gigantesque génocide.

Les Israéliens n’arrêteront donc pas la guerre parce que leurs ennemis veulent leur destruction.
Le hamas et le hezbollah libanais qui gère les intérêts de l’Iran sur la frontière nord d’Israël demeurent des ennemis mortels.
Les populations concernées exigent d’être protégées et Israël prend au sérieux les menaces nucléaires iraniennes.

Certaines nations peuvent donc différer la guerre ou l’éviter, d’autres non. Mais la question centrale reste toujours posée à tous les peuples comme à leurs dirigeants: a-t-on raison de différer l’engagement dans la guerre?
La guerre ne sera-t-elle pas encore plus catastrophique dans quelques mois ou quelques années ?
Tout le monde laisse filer le Soudan , le Mali et bien d’autres pays africains dans des guerres tribales ou djihadistes.

Au Mali la France a fait sa part et là, alors que les Russes sont à la manoeuvre et que la capitale Bamako est assiégée par les djihadistes, la France doit-elle rester les bras croisés ? 

Une certitude cependant, vouloir ardemment la paix n’est pas une garantie et il y a bien sûr des moments où un peuple doit se lever et se défendre lui même ou ses alliés.

Rude tâche pour les gouvernants actuels de repérer quand ce moment arrive.

L’ONU et l’OTAN sont les grands perdants de la période. Ces organisations internationales sont complètement tétanisées et impuissantes. 

De nouvelles relations internationales sont à créer.

                                         Raphaël Nisand

                                 Chroniqueur sur Radio Judaïca 

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*