Antoine Desjardins. L’infâme crime de Bayonne. La Folie parle. Stultitia loquitur

Véronique et Philippe Monguillot

La Folie Parle Stultitia loquitur.

ATTENTION Fiction,

EXERCICE D’IGNOMINIE SOCIOLOGISANTE

**TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LE DISCOURS SOCIOLOGIQUE DOMINANT D’ EXTRÊME-GAUCHE  (A  VOMIR) EST VOULUE POUR EN MONTRER L’ABJECTION.**

LE CRIME DE BAYONNE EST INFÂME ET IMPARDONNABLE ET JE SOUTIENS INCONDITIONNELLEMENT ET DE TOUTES MES FORCES VÉRONIQUE MONGUILLOT, FEMME AU CŒUR BRISÉ, D’UNE DIGNITÉ ET D’UNE NOBLESSE ADMIRABLES.

Je conchie en revanche une “sociologie-escroquerie” fascisante que tout le monde reconnaîtra et dont je poursuis l’anéantissement. AD

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**Sur le drame du chauffeur de Bayonne nous avons interrogé Jacques de La Carrière de Champouët, professeur de sociologie à l’université de Toulouse, habilité à diriger des recherches, spécialiste de la délinquance urbaine et du milieu carcéral.**

Retranscription brute de ce que nous a dit le Professeur Baudoin de La Carrière de Champouët au téléphone ce matin (le texte contient des répétitions)

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La société, la France du racisme systémique et de la fabrique des ghettos est seule responsable, par la violence qu’elle exerce en permanence sur les pauvres, les déclassés et les gens issus de la diversité, du retour de manivelle qu’elle subit parfois.

Il s’agit d'”un chauffeur tué à coups de pied dans la tête”, disent les médias avant les conclusions de l’enquête.

Bon.

D’autres parlent de “barbarie inouïe.”

“Barbarie”, vraiment ? Est-ce que vous sentez les connotations nauséabondes de ce terme.

“Ensauvagement”, ai-je lu ailleurs, comme si on avait affaire à des jeunes qui seraient hors-civilisation et comme si la première sauvagerie, dont les plus faibles font les frais, n’était pas celle du néo-libéralisme adossé aux valeurs d’une civilisation blanche suprémaciste qui rejette à sa marge les arabo-musulmans, les noirs, les homosexuels,les handicapés. Dois-je rappeler, comme le disait, Lévi-Strauss, que le barbare c’est d’abord “celui qui croit à la barbarie” ?

Pourquoi est-ce la tête qu’on vise ? Ce serait d’ailleurs intéressant de se poser la question mais je pense que le message est clair. La tête c’est le chef et le chef c’est ce qui dans la société que nous appelons de nos vœux, doit disparaître et se dissoudre au profit d’une horizontalité fraternelle débarrassée du racisme, du capitalisme et du patriarcat. Débarrassée de la police, aussi, il va sans dire, qui n’est là, comme le dit mon ami Geoffroy de Lagasnerie, que pour évacuer les noirs et les arabes de l’espace public et pour asseoir la domination blanche

Les chauffeurs de bus, les pompiers, les médecins, les infirmières, les gardiens de la paix appartiennent, quoi qu’on dise et même s’ils peuvent être très sympathiques, à des agencements étatiques, ils rappellent constamment la présence d’un quadrillage institutionnel, de “dispositifs de pouvoir” plus ou moins larvés mais qui exercent une pression, une domination quotidienne, voire des violences inadmissibles sur des populations parquées ethniquement .

Le chauffeur de bus, en tête de bus, est “aux manettes”. Il est celui qui conduit, qui mène. Qui exige qu’on soit “en règle” (titre de transport), que la paix (c’est à dire une forme de violence qui ne dit pas son nom) règne dans un espace qu’il croit lui appartenir.

Sur cette “scène”, on voit que la violence est déjà installée…

Dès lors, il est naturel que le chauffeur devienne la figure emblématique d’une oppression systémique qui tend à écraser la fierté ultime de populations ségréguées qui ont les nerfs à vif dans le climat de xénophobie actuel et avec la recrudescence des thèses d’extrême-droite décomplexées à laquelle nous assistons.

Songeons à un Zemmour à qui on donne la parole sur des chaînes nationales.

C’est vers des personnages comme ce Monsieur que nous devrions tous tourner nos regards accusateurs, y compris la veuve, Madame Véronique Monguillot, qui semble ne pas vouloir faire une lecture sociologique approfondie de ce qu’il s’est passé pour en rester à une lecture au ras des pâquerettes.

A-t-elle vraiment idée des dégâts que peuvent faire dans un jeune esprit le sentiment d’être l’objet d’un mépris social permanent, d’être harcelé par la police (condamnations multiples qui relèvent vraisemblablement toutes d’un délit de faciès ou à tout le moins, de la volonté de stigmatiser par un acharnement excessif, répété, des délits souvent mineurs ? C’est ainsi pourtant qu’on fabrique des délinquants endurcis…et qu’on programme la révolte, en grande partie justifiée, dont ils sont porteurs.

On nous dit que les prévenus, outre l’absence de titre de transport, ont manqué à la “politesse”, que le chauffeur aurait exigé qu’on lui marque du respect. N’est-ce pas là la goutte d’eau qui peut faire déborder un vase déjà bien plein et expliquer la suite ??

La politesse et la civilité, telles qu’on les connaît, relèvent, on le sait, d’une morale bourgeoise caduque qui tend à reconduire des rapports de forces qu’il faut pouvoir déconstruire.

Certains jeunes ont leur forme de “politesse” qui diffère sensiblement de la nôtre.  Il s’agit de rituels d’interaction complexes sous-tendus par des règles ayant essentiellement pour fonction de sauver la « face » (image positive de soi) et de garantir un territoire » (sphère personnelle et privée).

Ces rituels mettent en jeu le corps et parfois un langage étonnant qu’un ethnocentrisme naïf et au fond xénophobe fait juger déplacé, “vulgaire”, “grossier” ou “agressif” alors qu’il n’en est rien.

Je parle de “territoire” volontairement car dans le cas qui nous intéresse, le bus se trouve de facto sur un territoire qui n’est pas celui du chauffeur mais qu’il s’approprie indument, pourrait-on dire.

Je dirais presque qu’il y a dans le geste destructeur et “déconstructeur” du jeune ou des jeunes qui s’en prennent au chauffeur (peut-être de manière excessive, il appartiendra à l’enquête de le déterminer) un geste instinctif qu’on pourrait qualifier de décolonial.

Il faut rappeler ici que la décolonisation ne s’est pas opérée dans la joie mais dans la souffrance et que de nombreuses victimes sont à déplorer des deux côtés…

En tout cas il est certain que la demande aveugle de politesse bourgeoise (dominante), de politesse culturellement normée, a constitué un élément déclencheur de nature à faire vaciller des identités fragiles et niées.

Merci Monsieur le Professeur

Antoine Desjardins

Professeur de Lettres, Antoine Desjardins est membre du collectif “Sauver les lettres“, co-auteur de “Sauver les lettres – Des professeurs accusent” (Editions Textuel). Membre du Comité Les Orwelliens, il écrit dans le Figaro Vox, Marianne, Causeur.

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3 Comments

  1. « La société, la France du racisme systémique et de la fabrique des ghettos est seule responsable… » nous dit d’emblée cet honorable professeur de sociologie.
    A l’écouter, ceux qui ont tué le chauffeur de bus ne sont nullement responsables, puisque «..la France …est seule responsable » .
    Pourquoi donc les garder à vue ? Pourquoi les interroger, les juger, les condamner, les incarcérer ?
    Libérons-les ! En présentant nos excuses ! Avec dédommagements !
    Et pourquoi avoir tué Merah, condamné son frère, enfermé l’assassin de Sarah Halimi (et j’en passe) puisque «..la France …est seule responsable » ?
    Ce « professeur », dont la parole nous est servie par Antoine Desjardins comme un oracle, est l’exemple même de la “sociologie-escroquerie” que Desjardins semble “conchier” (sic…).
    Pourquoi alors le porter au pinacle? Pourquoi le citer in extenso?
    Est-ce du premier degré ? Du quatorzième ? Pas clair…

  2. Un article sur internet “Les mécanismes de la violence” développe la psychologie de la violence surtout chez l’enfant et l’adolescent mais pas les moyens d’enrayer celle-ci. Les pouvoirs politiques, la justice et la police sont dans l’impéritie. Une éducation, une prévention et une répression intelligente des actes de violence n’ont jamais été exercées. La répression et la réinsertion des délinquants par la police et la gendarmerie ne peuvent être envisagées. Ces derniers ne sont pas des exemples comme anti-racistes, antisémites et anti-violences. La société, les politiques et la force publique sont complices et coupables.

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