Sarah Cattan. Bestial. Primaire. La police américaine dit NON au racisme

D’Auckland à Paris, à Toronto, Londres ou Berlin, l’émotion et la colère se font entendre après cette mort de plus, peut-être celle de trop. Des policiers américains mettent un genou à terre en soutien aux manifestants contre les violences policières : la mort de George Floyd ne passe pas.

Ça n’est pas pour apaiser les tensions, comme il se dit, que des membres des forces de l’ordre se joignent symboliquement aux manifestants. La chose est inédite. Une majorité ne se reconnaît pas dans la meute bestiale qui s’est réjouie et se réjouira demain d’avoir, une fois encore, mis à terre un noir, et personne n’oubliera le barbare qui sous le regard de ses compères étouffa de son pied haineux et jusqu’à ce que mort s’en suivît, Georges Floyd, qui eut le mauvais goût d’être né noir.

Ce genou à terre, ce geste popularisé en 2016 par Colin Kaepernick qui voulut ainsi protester contre les violences policières infligées aux minorités, est repris de par le monde, par tout un chacun mais encore par un, puis deux, puis trois, puis foule de policiers dans le quartier du Queens par exemple.

L’indignation est à son comble et nombre de manifestants, rassemblés devant le consulat ou l’ambassade des Etats-Unis, scandent ce surréaliste Black lives matter.

Dans le Dakota, dans de nombreux Etats. Dans le Michigan, Chris Swanson, shérif du comté de Genesee, a déposé matraque et ôté son casque, avant de dire haut et fort : Nous voulons être avec vous. Marchez avec nous, a répondu la foule. A PennNorth, des manifestants ont demandé à un lieutenant de police de lire les noms de victimes de violences policières aux USA. Il l’a fait. Il leur a aussi demandé … de faire … attention à eux…

https://twitter.com/dlwlmaa/status/1267499562773741569?s=21

https://edition.cnn.com/videos/us/2020/06/01/george-floyd-family-minneapoli s-police-chief-question-sidner-sot-vpx.cnn

Certes ailleurs, des heurts entre manifestants et policiers se sont multipliés mais ils ne masqueront jamais la dignité et l’écoeurement ressenti par nombre de policiers américains.

Certes, certains parlent d’Institutions ringardes, de Démocraties bafouées.

Certes, d’autres s’étonnent que certaines manifestations de colère se retournent contre … les Juifs, et à ceux-là, d’autres expliquent que l’antiracisme de cette gauche américaine ( et aujourd’hui française ) s’est trouvé comme combat … les minorités, sociales notamment, et donc … la Palestine…

Est-il crime plus abject que de tuer l’autre parce qu’il est différent: trop noir. Trop juif. Trop femme. Certes Rien Jamais n’éradiquera cette haine décérébrée. Qu’à tout le moins la peine la plus sévère sanctionne ces déchets qui nous déshonorent tous.

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1 Comment

  1. L’antiracisme, c’est comme Dieu : tout le monde en parle mais personne ne l’a jamais vu.

    L’indignation à géométrie variable est le propre des racistes et des antisémites. Quant à la gauche américaine ou française au vingt et unième siècle, elle n’a pas plus d’existence que les soucoupes volantes. Ou les licornes. Ou la Terre plate.

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