Serge Hajdenberg. TUNISIE-ISRAËL

Grande synagogue de Tunis

Il n’y a aucun doute possible : la révolution des rapports entre Israël et les pays arabes ou musulmans est en route. Certes, le chemin sera long et semé d’embûches. Les « oui » d’aujourd’hui redeviendront par moments des « non ». Comme tous les cousins du monde un jour ils s’embrasseront pour mieux se disputer le lendemain et puis reviendront à la même table comme si rien ne s’était passé. Il faudra bien mettre son mouchoir par-dessus les fâcheries du moment et faire semblant que certains mots n’ont jamais été prononcés et que l’on souriait réellement sur les photos de famille. Nous approchons de ces moments où nous nous serrerons sur nos cœurs en parlant de nos ancêtres communs la larme à l’œil.

Comme toujours, c’est avec ceux qui semblaient les plus éloignés que l’Etat juif renoue en premier. Ceux qui ont nourri les mains qui voulaient nous frapper. Aujourd’hui c’est peut-être là que se trouvent sur la bonne voie les chances de la grande réconciliation. Saoudiens, Qataris, Emiratis rejoignent Egyptiens et Jordaniens pour crier haut et fort à la face du monde musulman que c’est possible. En piaffant d’impatience le roi du Maroc attend à l’entrée de la demeure familiale. Mais attention ne soyons pas trop impatients ! l’Afrique du Nord nous a déjà réservé de bien mauvaises surprises !

Souvenons-nous : vers la fin des années 90 la Tunisie semble faire un pas vers ses anciens citoyens juifs et surtout dans la direction d’Israël. Elle invite Radio J à couvrir le grand événement religieux de la communauté juive tunisienne, le pèlerinage de la Ghriba sur l‘île de Djerba. Pendant 3 années tout semble bien se passer, même si Israël n’a pas encore pu installer un ambassadeur, seulement un attaché d’affaires, les agents immobiliers tunisois ne trouvant pas de locaux disponibles à Tunis ! En octobre 2000 éclate l’affaire Al Dura. Le ministre tunisien des affaires étrangères donne 24 heures à la délégation israélienne pour quitter le pays, ce qu’elle fera en moins de 12 heures. Radio J ne retournera pas à Djerba fêter Lag Baomer. Le nouveau président de la Tunisie, Kaïs Saïed, a basé une bonne partie de sa campagne électorale sur l’antisionisme de sa future mandature. Que ne faut-il pas faire pour être élu ? Si je vous rappelle ces événements c’est simplement afin que nous ne nous réjouissions pas trop vite et que nous gardions notre sérénité. 

Mais les choses changent, Kaïd Saïed aboie beaucoup moins fort depuis son élection. Qui le lui a demandé ? Le roi d’Arabie Saoudite ou le Président Trump ?

J’attends avec impatience la suite donnée à la proposition américaine et entre-temps, je vous le dis, je n’ai pas changé d’opinion : je ne retourne pas à Djerba mais j’irai plutôt à Méron

Editorial du 14 février 2020. Radio J

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3 Comments

  1. Franchement, il n’y a pas d’autres jolis endroits sur cette terre pour aller passer ses vacances en Tunisie.
    Allez plutôt en Israël les plages y sont les plus belles du monde.
    Je sais, je suis chauvine…
    ROSA

  2. Il y a à Djerba une communauté qui nous attend. qui nous permet de manger cacher, il y a des prix raisonnables.
    Il y a des antisonistes aussi
    Mais j’en ai vu à Juan les Pins et à Milkonos,à Barcelone et en Algarve.( on les appelle aussi antisémites)
    Les Européens ne cessent de critiquer et condamner Israël
    Pourquoi ce focus sur la Tunisie ?
    Serait ce le seul pays qui énonce des contre vérités sur Israël ?

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