Michel Rosenzweig. La dangereuse faillite de l’état de droit

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois.
Isidore Pils. 1849

Depuis que nous avons basculé dans l’ère des attentats régulièrement commis par des musulmans et commis au nom de l’Islam et de son livre, le Coran, livre incréé reprenant la parole d’Allah, on entend et on lit que nous vivons dans un état de droit et que c’est au nom de celui-ci que nous devons nous battre contre ceux qui viennent égorger les mécréants dans les villes et les campagnes de France et de Navarre.

Ce rappel résonne comme un mantra et une injonction incontournable pour de nombreuses personnes en France, qu’elles soient françaises ou pas, toute confession confondue. Comme si la gravité des événements nécessitait de conjurer le sort avec cette formule dont le sens se vide à regret après chaque assassinat, après chaque meurtre, après chaque agression physique et verbale, et récemment à chaque fatwa lancée ici et là par des individus isolés, anonymes et inconnus, ou par des personnalités connues relayées par les médias et les réseaux sociaux.
Ainsi Yassine Bellatar ancien membre de l’instance du Conseil présidentiel des villes appelant à assassiner Zineb El Rhazoui après que celle-ci ait souhaité que l’année 2020 soit celle de la victoire sur le fascisme islamique et plus récemment un représentant du culte musulman de France, Abdallah Zekri qui, suite aux insultes et aux menaces de mort proférées à l’encontre de la jeune Mila, coupable d’une opinion personnelle considérée comme un blasphème envers l’Islam par les uns et les autres, n’a pas hésité à déclarer ” elle assume les conséquences de ce qu’elle a dit. (…) Elle l’a cherché, elle assume“.

Depuis, Mila a présenté des regrets et des excuses en déplorant la récupération de ses propos par l’extrême droite. Plus récemment des élèves du lycée de Mila ont reconnu la jeune fille dans sa vidéo et ont diffusé son adresse sur le net, puis ils l’ont attendue à la sortie de l’établissement pour l’agresser.

Un état de droit digne de ce nom


Dans un état de droit digne de ce nom, on est en droit justement d’attendre que l’état protège ses citoyens et que le droit rende la justice. Or, il faut bien le constater, jour après jour, l’état n’est plus en mesure de protéger les personnes menacées et agressées et le droit ne rend plus la justice réparatrice qu’elle est supposée rendre comme l’a hélas montré le dernier acte judiciaire de l’affaire Halimi dont le président lui-même s’est emparé face à l’ampleur de la polémique.

Et la peur envahit l’espace d’expression dans un mutisme collectif au point de soumettre de manière insidieuse de plus en plus de personnes aux ordres et aux lois intimidants d’une culture religieuse et politique que l’état de droit républicain ne semble plus vouloir ni contenir ni contrer.

Redonner à l’état de droit et à la justice leurs lettres de noblesse

La question est dès lors posée de savoir ce qu’il conviendrait de faire pour redonner à l’état de droit et à la justice leurs lettres de noblesse. Modifier certaines lois et/ou modifier l’application de ces dernières en fonction du contexte des événements, changer de logiciel politique pour permettre au droit et à la justice de s’exercer plus justement mais aussi autoriser au pouvoir répressif d’exécuter les ordres indispensables que l’état ne commande plus dans toutes les situations de non droit et dans celles où des personnes sont en danger de mort?
L’urgence des événements en cascade et l’accélération de la décomposition de l’état de droit qui n’assume plus ses fonctions régaliennes fondamentales dans l’archipel des territoires de la République abandonnés, perdus et conquis par l’Islam politique, réclame un sursaut réellement républicain.

Alors, français, encore un effort pour être républicain pour paraphraser le divin marquis, faute de quoi, la justice et la défense des citoyens agressés, assassinés et menacés de mort seront prises en charge par les citoyens eux-mêmes et on entendra dans les campagnes mugir de terribles soldats affronter des citoyens en armes. © Michel Rosenzweig.

Michel Rosenzweig

Michel Rosenzweig, philosophe de formation (histoire de la philosophie, ULB) et psychanalyste, s’intéresse à  la géopolitique, et notamment aux enjeux relatifs à la montée de la nouvelle judéophobie inscrite dans l’idéologie de l’islam politique radical et conquérant. Il a, par ailleurs, travaillé dans le domaine de la recherche sur les psychotropes (drogues légales et illégales, médicaments) pendant de nombreuses années, en se spécialisant dans la gestion des consommations, des comportements à risques, des dépendances et des addictions, et  a publié à ce sujet: Notamment  Drogues et civilisations, une alliance ancestrale, préfacé par le Prof. Bernard Roques de l’Académie des Sciences de Paris, De Boeck Université, Paris Bruxelles, 2008.

Rosenzweig écrit pour Metula News Agency, Guysen news international et Causeur.

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