Sarah Cattan. Un café avec … Alain Herbeth, auteur de ” Jacques Soustelle, l’ami d’Israël”

Le 16 janvier dernier, les éditions « Fauves » ont fait paraître le livre de notre ami Alain Herbeth : « Jacques Soustelle, l’ami d’Israël ». Un utile rappel des combats d’hier, pour que vive Israël, et ainsi mieux comprendre ceux d’aujourd’hui.

En 1958, alors qu’il est président de l’association France-Israël depuis deux ans, Jacques Soustelle écrit : « Les voisins d’Israël proclament ouvertement leur volonté d’anéantir ce jeune Etat qui subit le boycott et le blocus. Des fanatiques assassinent sur son sol et l’ONU fait semblant de ne rien voir. Lorsqu’elle émet un blâme, c’est contre Israël, coupable de se défendre ».

Des lignes que l’on pourrait croire écrites aujourd’hui mais il n’en est rien ! Plus de soixante années nous séparent de ces lignes, quasiment la totalité de l’existence d’Israël qui vient de souffler ses soixante et onze bougies.

Charles Benfredj, avocat honoraire au barreau de Paris, et qui assura en son temps la défense de l’ancien Gouverneur général de l’Algérie, a rédigé la préface du livre d’Alain Herbeth. Il l’a fait pour manifester, trente après la disparition de Soustelle, son admiration pour l’homme et pour l’œuvre qu’il a accompli.

Ce livre, dit-il, permet de mesurer de manière très précise les liens affectifs et politiques qui unirent Soustelle au mouvement sioniste, avant de se traduire en une amitié et une fidélité sans faille à l’égard de l’Etat d’Israël.

Cette amitié, cet amour pourrait-on dire, avait un fil conducteur, celui que représentait la pensée de Vladimir Jabotinski, le père spirituel de Menahem Begin et de son parti, le Herout. Cela ne l’a pas empêché, la couverture du livre en témoigne, mais aussi les photos qui accompagnent cet article, de manifester sa plus grande estime aux dirigeants travaillistes, et en premier lieu à David Ben Gourion.

On le sait, Soustelle n’est pas Juif, contrairement à ce qu’a prétendu une rumeur née parmi les ultras d’Algérie… Non, il ne s’appelle pas Bensoussan ! Shimon Peres connaît cette légende et s’en amuse : « Soustelle est plus sioniste que nous tous. On souffre d’un véritable complexe à chaque fois qu’on le rencontre ».

Son amour pour Israël, le combat qu’il a mené jusqu’à son dernier souffle pour la reconnaissance du droit d’Israël à exister, n’a jamais été interrompu, même pendant son exil qui dura sept ans, de 1961 à 1968. A son retour en France, il bénéficiera d’un non-lieu.

Le livre d’Alain Herbeth nous raconte ses visites en Israël alors qu’il est encore clandestin, sa visite à Ben Gourion dans le Néguev ou ses dîners avec son vieil ami Menahem Begin, en particulier un soir de Pessah.

Mais il n’a pas oublié sa « son aimée et souffrante Algérie ». Dans son livre « Sur une route nouvelle » écrit en 1964, il dit que, après tout, « l’Algérie française et Israël étaient, l’une et l’autre, les deux môles sur lesquels devait se briser la vague totalitaire dont Nasser est l’expression. La défense de l’Algérie et celle d’Israël formaient un tout, et nos adversaires clairvoyants ne s’y sont pas trompés ».

Aujourd’hui, à la veille d’élections capitales qui vont se dérouler alors que la menace iranienne est toujours présente, en dépit des coups qui lui sont portés, il est plus que jamais nécessaire de comprendre les liens qui ont uni tant d’hommes politiques français avec Israël, la plupart non juifs, et qui se sont portés à sa défense. Cette lune de miel commencée à l’occasion de l’expédition de Suez, s’est transformée en un divorce douloureux en 1967, au moment de la guerre des six jours… mais là encore, Alain Herbeth nous le raconte.

Pour rappel: Pour son ouvrage “Jacques Chevallier. Les fidélités successives du dernier maire d’Alger“, Alain Herbeth s’est vu attribuer le Prix de la FM-GACMT ( « Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie », créée, avec le concours de l’État. Une mention spéciale lui a été attribuée pour sa Trilogie algérienne.

Lien de l’article du 18 octobre 2019:

https://www.tribunejuive.info/histoire/un-prix-memoire-histoire-attribue-a-notre-ami-alain-herbeth-pour-sa-trilogie-algerienne-sarah-cattan


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