Haïm Bouzaglo, réalisateur israélien, couronné aux USA

Hier soir,  au festival international du film de Syracuse, dans l’État de New York,  Haïm Bouzaglo, réalisateur israélien, a reçu  pour l’ensemble de sa carrière, le prix de Sophia Awards : le prix de la “sagesse ” et de la “connaissance” pour couronner son humanité et son talent. festival bouzaglo
Owen Shapiro, le directeur artistique et co-fondateur du festival a salué “le génie” de Bouzaglo et a insisté sur la qualité et la diversité de son oeuvre.

Shapiro est un grand admirateur du réalisateur israélien depuis son premier long-métrage, en 1988,”Nissouïm fictivim”  ou “Mariage blanc” , une fable politique sur la première Intifada, relatant de façon tragi-comique les relations entre juifs et arabes en Israël pendant cette période troublée.  Le film avait rencontré un succès fulgurant et Bouzaglo avait reçu dans l’année, 6 prix  “Menora” d’argent dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Owen Shapiro a rencontré pour la première fois Bouzaglo, lors de l’un de ses déplacements à Tel-Aviv en 2004; le réalisateur venait de terminer le tournage de son film “Distortion” un film relatant l’ambiance asphyxiante de Tel-Aviv lors de la 2ème Intifada, les difficultés rencontrées par un réalisateur en manque d’inspiration, bouleversé par la crise conjugale que traverse son couple et par le chaos environnant après une suite d’attentats perpétrés par des kamikazes . Shapiro, après avoir assisté à une projection, fut tellement bouleversé par la puissance et l’importance du long métrage, qu’il invita le réalisateur à le présenter lors du festival à Syracuse, la même année. prix bouzaglo
Le festival international du film de Syracuse est un festival intimiste mais apprécié et reconnu par les gens de la profession mais aussi par les cinéphiles qui viennent nombreux chaque année et apprécient la qualité et la diversité des documentaires, films ou séries télévisées, sélectionnés.
De nombreuses rencontres, discussions entre le public et les artistes sont organisées et beaucoup d’étudiants des deux universités renommées environnantes (“Film college of visual and performing arts”, “College of arts and sciences” de Syracuse, New-york) se précipitent afin d’y assister.

Hier soir, ils furent nombreux à poser des questions au réalisateur israélien, après la projection  des trois premiers épisodes de la dernière série télévisée de Bouzaglo, “Beyt a mishalot” (“La maison des souhaits”), série remarquable et remarquée:
“CBS” et la chaine câblée de télévision  “HBO” ont acheté les droits du format de cette même série et la version américaine qui sera renommée “Wishes” (“Souhaits”) est en cours de développement.
Il s’agit évidemment d’un tournant dans la carrière de Bouzaglo et d’une autre “success story” à l’américaine d’une série télévisée israélienne, comme ce fût déjà le cas pour “Bé tipoul” (“En traitement”) et “Hatufim” (“Homeland”) qui ont  été adaptées avec brio par les américains et qui ont connu depuis un succès international.
C’est notre “Wish”  à “Beyt a mishalot” et à Haim Bouzaglo.
Chapeau  l’artiste !
Tribune Juive
Interview de Haïm Bouzaglo (à partir de 2″10 à peu près)
https://youtu.be/3Atjwb7u0m8

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