Qui tient la clé au Moyen-Orient ? Par Hamid Enayat


Les parties impliquées dans le conflit se trouvent chacune dans une impasse. Quelle est la solution face au régime iranien ?

Le Moyen-Orient traverse une crise d’une ampleur inédite. Au moins seize pays de la région, ainsi que l’Iran, sont impliqués dans des conflits dont les répercussions affectent déjà l’économie mondiale.
Cette situation résulte de deux facteurs principaux: d’un côté, les politiques interventionnistes et bellicistes du régime iranien; de l’autre, la politique de complaisance menée par les pays occidentaux.
Issu de dogmes religieux archaïques et incapable de répondre aux attentes économiques et sociales de la population, le régime iranien assure sa survie en combinant répression interne et tensions externes.

Dès lors, l’idée d’une réforme interne apparaît illusoire. L’expérience montre que la complaisance ne conduit pas à la paix, mais à l’escalade des conflits.

Après quatre décennies entre la complaisance et des conflits, une conclusion s’impose: la solution à la crise ne réside pas dans une intervention militaire extérieure, mais dans un changement profond issu de la société iranienne elle-même, porté par sa population et une résistance organisée.

La question centrale demeure: comment renverser un régime qui, pour assurer sa survie, n’hésite pas à recourir à tous les niveaux de violence et de répression?
L’existence d’une force organisée, enracinée dans la société et prête à consentir des sacrifices est primordiale. Une telle dynamique se manifeste aujourd’hui en Iran à travers un réseau structuré d’«unités de résistance», mis en place en 2016 par l’organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI) opérant à l’intérieur du pays.

Rôle clé
Selon des sources proches de l’OMPI, ces unités se sont étendues aux 31 provinces et auraient mené, au cours de la seule année écoulée, plus de 4000 actions contre les structures répressives. Lors du soulèvement de janvier, elles auraient joué un rôle clé dans l’organisation et l’expansion des manifestations, ainsi que dans la protection des protestataires face aux forces de sécurité. Plus de 2000 membres de ces unités seraient portés disparus au cours de ce soulèvement, et le nombre exact de personnes arrêtées ou tuées reste incertain.

Un tournant important a été marqué le 23 février, lorsqu’environ 250 membres de ces unités de résistances ont ciblé le siège d’Ali Khamenei, considéré comme l’un des sites les plus sécurisés du pays. Selon ces mêmes sources, une centaine de combattants auraient été tués ou arrêtés, tandis qu’environ 150 auraient réussi à regagner leurs bases. Les forces du régime auraient également subi des pertes significatives. La résistance affirme avoir transmis aux Nations Unies l’identité de 82 personnes tuées ou arrêtées, âgées de 18 à 69 ans.

Par ailleurs, le régime multiplie les initiatives pour empêcher l’émergence d’un nouveau mouvement de contestation. Parmi les principales mesures, on note le déploiement de forces armées dans les espaces publics, les menaces directes de responsables sécuritaires, avec l’instauration d’un climat de peur.

Autres mesures : le recours à des forces supplétives et des coupures d’internet afin de faciliter la répression.

La plus grande préoccupation du régime reste désormais la résurgence des soulèvements et leur possible convergence avec l’action de ces unités.

© Hamid Enayat

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1 Comment

  1. L’Onu, l’UE, les USA au lieu de fixer des conditions inoperantes et surtout inobtenables, ne devraient ils pas exiger la reconnaissance d’Israel par l’Iran, mais aussi par tous les pays membres de ces Prganisations, et ce conformément au « Droit International » qui inclus ceux contenus dans la charte des Nations Unies ?
    N’est ce pas là le nœud du problème ?
    Si tous les enfants du monde …..bla bla bla !

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