
☕️ Tribune matinale : qui a gagné ?
Ni la droite ni la gauche n’ont gagné : c’est la peur qui a triomphé. Ces élections ont révélé l’ampleur de la peur et de la haine entre les différents camps. La gauche redoute la disparition des valeurs libérales, tandis que la droite craint l’effacement de l’identité juive de l’État.
Chaque camp, y compris la droite, doit reconnaître sa part de responsabilité dans l’aggravation des divisions. Il est temps d’envisager un gouvernement d’union nationale, dans lequel chacun devra faire les concessions nécessaires, plutôt que de retourner aux urnes ou de chercher à former une coalition avec des partis arabes haineux et dangereux.
La guerre déclenchée le 7 octobre nous a tous profondément transformés. Elle a bouleversé notre conception de la sécurité, renforcé notre attachement à notre identité juive et rappelé l’importance de notre destin commun. De cette épreuve aurait dû émerger une nouvelle génération de dirigeants, capables de placer l’intérêt du peuple et du pays au-dessus des ambitions personnelles.
« La peur doit nous avertir des dangers, mais elle ne doit jamais gouverner nos décisions. » Am Israël vaut bien mieux que ça…
Avraham Azoulay
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📕 Un lien est infini.
La pensée du jour – Paracha Vayéra – Sivan Rahav-Meir
J’ai entendu l’idée suivante de la Rabbanite Dina Wolmark : « Il n’y a aucune limite à l’amélioration des relations humaines », a-t-elle affirmé, avant de s’expliquer :
Dans la paracha de cette semaine, nous avons lu l’histoire de notre patriarche Abraham et de notre matriarche Sarah. Les invités qui arrivent sous leur tente demandent à Abraham : « Où est Sarah, ton épouse ? »
Les commentateurs s’interrogent : pourquoi cette question est-elle importante ? Pourquoi la Torah prend-elle la peine de nous raconter que les invités ont demandé où se trouvait Sarah ?
Rachi répond en quatre mots hébraïques d’une grande profondeur : « Afin de la rendre plus chère aux yeux de son mari. »
Lorsque les invités ont évoqué Sarah, ils ont également rappelé ses belles qualités : sa pudeur, ses prières, son hospitalité. Ils ont ainsi renforcé l’affection qu’Abraham éprouvait pour elle.
Abraham a quatre-vingt-dix-neuf ans. Il est marié à Sarah depuis environ soixante-dix ans. Tous deux sont très âgés et d’une immense piété. Pourtant, nous découvrons qu’il est toujours possible de réjouir un mari et son épouse et de renforcer leur amour mutuel.
Nous comprenons ainsi qu’il n’existe aucun plafond dans les relations humaines. Aucune limite. Il est toujours possible d’ajouter davantage de proximité, de paroles bienveillantes et de compliments.
Une seule phrase peut parfois rappeler à quelqu’un toute la lumière qui existe déjà dans sa vie.
Les liens humains, nos relations avec les autres, sont infinis.
Puissions-nous, nous aussi, trouver les mots justes pour renforcer sans cesse l’affection et l’amour que nous nous portons les uns aux autres.

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