Ces derniers jours encore, les images se sont succédé. Une victoire sportive. Puis des violences. Des vitrines brisées. Des commerces pillés. Des rues dégradées. Des habitants qui regardent le désordre s’installer comme un phénomène désormais familier.
Je ne me demande plus ce qui arrive à notre pays. Je me demande ce qui nous tenait ensemble. Aucun de nous désormais n’est surpris : n’est-ce pas là précisément ce qui doit nous inquiéter. Pourquoi certains cassent ? Les explications ne manquent jamais, elles changent seulement selon l’époque, la sensibilité, la préférence politique, occupant ad nauseam les plateaux télé et remplissant les colonnes des journaux.
Qu’est-ce qui nous tenait ensemble ? Qu’est-ce qui faisait qu’une victoire restait une fête, qu’un bien public était perçu comme un bien commun, qu’un professeur était respecté, qu’un pompier était secouru, qu’une synagogue, une église, une école ou une mairie étaient regardées comme appartenant à tous ?
Ne sommes-nous pas définitivement tous orphelins de ce quelque chose de plus discret et de plus précieux que les institutions elles-mêmes : le sentiment d’hériter. Le devoir de garder vivant ce qui nous a été confié : une langue, une mémoire, des usages, des limites, une certaine idée du respect, du bien commun, de la France.
Nous voilà devenus une société qui veut jouir de la maison commune sans jamais éprouver l’obligation de l’entretenir.
Depuis le 7 octobre, nombreux nous avons découvert que certaines évidences morales ne l’étaient plus, comme si le socle lui-même s’était fissuré et que nous n’habitions plus tout à fait le même monde, comme si l’horreur d’un massacre, la compassion due aux victimes, le refus du terrorisme n’appartenaient plus nécessairement à un langage commun.
Qu’est-ce qui nous tenait ensemble et qui n’est plus?
© Sarah Cattan

« Nous voilà devenus une société qui veut jouir de la maison commune sans jamais éprouver l’obligation de l’entretenir. »
Merci de ne pas m’inclure là dedans.
La société était globalement bien plus violente il n’y a pas si longtemps…
« Nous voilà devenu »
Et durant la collaboration, « on » était devenu quoi ?
Tu as oublié le passé, après la deuxième guerre mondiale , il y eu en France des tas de manifestations et émeutes ultra violentes avec de la casse.
Si tu veux la liste je te la donnerais.
Et c ‘était bien, bien pire que ce que tu as pu voir hier.
Avec des dizaines et dizaines de morts, et des milliers de blessés.
Et si tu inclus l’Algérie française, tu peux rajouter des milliers de morts.
Je ne sais pas de quoi tu parle quand tu écrit ça : « …des usages, des limites, une certaine idée du respect, du bien commun, de la France. »
Tu idéalises une France qui n’a jamais existé, la France a été dans son histoire ultra, ultra violente, et entre Français, avec des Français qui ne se sont pas géné pour s’auto-massacrer.
Des centaines de milliers de morts, des milliers de vie anéanties, détruites, des gens devenus fous…
« une certaine idée du respect, du bien commun, de la France. »
Quand les généraux durant la première guerre mondiale faisaient fusiller des soldats Français ?
Quand de Gaulle a abandonnés des français en Algérie ? Combien de milliers de morts ?
Quand ?
Bien à toi Sarah
A++
La nouveauté, c’est l’islamisme.
Regardant les images désormais habituelles d’une victoire du PSG-QATAR, j’ai vu, cela aussi n’étonne plus personne, des drapeaux palestiniens, et seulement des drapeaux palestiniens, pas un drapeau
français, même pas des drapeaux du Qatar…ou du PSG. Qu’elle différence avec la victoire la semaine dernière du RC Lens en coupe de France. Les gens du Nord comme les chante Enrico Macias .
Enfin, « les gens de Paris », et plus largement les jeunes de Paris et de toute l’Île-de-France, ont dans leur très grande majorité célébré cette victoire pacifiquement.
Il y a eu environ 400 à 500 interpellations à Paris et environ 780 en France. C’est un problème réel, et ces violences sont inacceptables. Mais j’entends déjà partout parler de « décomposition sociale ».
Or la région parisienne compte près de 3 millions de mineurs et plusieurs millions de jeunes adultes. La quasi-totalité d’entre eux n’a participé ni à la casse ni aux violences.
Je ne vois donc pas comment on peut passer de quelques centaines d’interpellations à un diagnostic global sur l’état de la société française. Si des dizaines ou des centaines de milliers de jeunes participaient à des violences de masse, on pourrait effectivement parler d’un phénomène social d’une autre ampleur.
Ce qui se produit souvent, c’est que les images de violence tournent en boucle pendant plusieurs jours. Elles sont spectaculaires, choquantes, et finissent par donner l’impression que toute une génération est concernée. Pourtant, la réalité est que l’immense majorité des jeunes d’Île-de-France va à l’école, étudie, travaille, fait du sport, sort avec ses amis et mène une vie parfaitement ordinaire, sans casier judiciaire et sans participer à des émeutes.
Dénoncer les casseurs est nécessaire. Présenter ces quelques centaines ou milliers d’individus comme le reflet de millions de jeunes ou comme la preuve de l’effondrement de la civilisation française est une tout autre démarche. C’est davantage un récit idéologique qu’une analyse sérieuse des faits.
De la même manière, voir quelques drapeaux palestiniens dans des images tournant en boucle sur les réseaux sociaux ou dans les médias ne permet pas de conclure qu’ils représentent la jeunesse francilienne dans son ensemble. J’étais à Paris ce soir-là, et la quasi-totalité des jeunes que j’ai vus n’avaient aucun drapeau palestinien. La plupart étaient simplement là pour célébrer une victoire sportive. Comme souvent, on focalise l’attention sur ce qui est le plus visible, le plus polémique ou le plus spectaculaire, puis on finit par croire que cela représente tout le monde. Ce n’est pas le cas. Quelques centaines ou quelques milliers de personnes très visibles ne sont pas représentatives des millions de jeunes qui vivent en Île-de-France.
J’allais régulièrement, plusieurs fois par semaine, à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou pour y faire mes recherches, avant sa fermeture pour travaux. J’y ai croisé des milliers de jeunes depuis 2023 : étudiants, lycéens, jeunes actifs, de toutes origines et de tous milieux. Sur cette période, je n’ai vu qu’une seule personne portant un tee-shirt « Free Palestine ». Une seule. Je l’ai moi-même signalée, et il lui a ensuite été demandé de ne plus revenir avec ce tee-shirt. C’est aussi cela, la réalité. Quand on passe du temps dans les lieux fréquentés quotidiennement par la jeunesse, on découvre que la plupart des jeunes ne passent pas leur temps à afficher des slogans politiques, quels qu’ils soient. Ils viennent étudier, lire, travailler, préparer des examens ou simplement passer du temps entre amis. Là encore, quelques images très médiatisées finissent par créer une impression de phénomène massif qui ne correspond pas forcément à ce que l’on observe sur le terrain au quotidien.
A++
Peut-être devriez vous arrêter de boire, fumer, ou simplement retirer le voile qui vous brouille la vue.
Bonjour Moshele
Pouvez-vous m’expliquer comment vous déduisez, à la lecture de mon commentaire, que je serais alcoolique, drogué ou que ma perception serait altérée ?
Je pose la question sincèrement, car rien dans mon texte ne semble permettre une telle conclusion.
Par ailleurs, votre réponse ne discute aucun des arguments que j’ai avancés concernant les chiffres, la représentativité des violences ou le traitement médiatique de ces événements. Elle se limite à une attaque personnelle visant l’auteur plutôt qu’à une critique du contenu.
Si vous pensez que mes arguments sont erronés, n’hésitez pas à expliquer précisément pourquoi. Le débat n’en sera que plus intéressant.
A++
@Carras. L’art de noyer le poisson. Les violences d’après match ne sont pas si graves car la violence est inscrite dans l’histoire de France. Les jeunes ne sont pas que des casseurs car certains sont sages et studieux. Bref, circulez y a rien à voir. Vous devriez proposer vos services au journal Le Monde ou au Parisien.
Bonjour Segre
Vous mélangez deux choses qui ne sont pas au même niveau.
Je n’ai jamais écrit que les violences actuelles n’avaient aucune importance ni qu’il fallait les banaliser. J’ai écrit explicitement le contraire.
Ce que je conteste, c’est une lecture qui transforme quelques centaines d’interpellations en signe d’une « décomposition » globale de la société française ou en preuve d’un effondrement culturel récent.
Quand on parle de « société qui a perdu ses repères », on suppose implicitement qu’il existait auparavant une société globalement plus ordonnée, plus pacifiée, presque homogène. C’est cette représentation que je questionne.
L’histoire de France, y compris récente, montre au contraire des périodes de violence très importantes, parfois bien plus massives que ce que l’on observe aujourd’hui. Ce rappel n’a pas pour objectif de minimiser les faits actuels, mais de nuancer l’idée d’un basculement inédit vers le chaos.
On peut donc tenir deux idées en même temps : condamner fermement les violences d’aujourd’hui, et refuser d’en tirer des conclusions générales sur une prétendue rupture civilisationnelle.
C’est sur ce second point que porte mon désaccord.
A++
@Carras Vous écrivez : « on suppose implicitement qu’il existait auparavant une société globalement plus ordonnée, plus pacifiée, presque homogène ». Vous avez raison tout cela est faux et relève de l’illusion rétrospective. Une société plus décente au quotidien, des étudiants réellement cultivés grâce à des professeurs exigeants, des travailleurs compétents et qui avaient davantage le sens du devoir, une délinquance dérisoire, une autorité respectée au pire chahutée mais jamais agressée, des familles plus solides. La France n’a évidemment jamais connu cette situation. Ce n’est que depuis la constitution d’une société multiculturelle modérée par l’universalisme républicain et la reconnaissance de toutes les différences que les choses se sont nettement améliorées : + de 90 % de bacheliers éclairés par les sciences sociales déconstructivistes, les insupportables inégalités femmes/hommes s’effacent enfin pour de bon, le respect d’autrui n’a jamais été aussi évident, le chanteur Jul est le nouveau Charles Trenet, Aya Nakamura est la nouvelle Piaf, Nathan Devers est le nouveau Bergson, nos laboratoires de recherche déposent des brevets tous les jours. Oui, la France maintient son rang.
La vitesse d’abord et l’immédiateté d’Internet ensuite à enterrer la grammaire française la littérature, la patience, l’écoute de l’autre et l’éthique qui vient avec c’est-à-dire le respect d’autrui, la peuple de la nation des lois
À mon enfance, quand on gagnait au foot, on ouvrait une bouteille de champagne, on invitait les copains à partager une tarte
On passait des heures à revivre les repasses etet les goals Pourquoi tu parce que d’abord tout se disait à la radio, je me souviens qu’il y avait des dizaines de personnes dans les cafés qui écoutaient la radio et que ce n’est plus tard, c’était une bonne centaine de personnes dans les cafés qui regardait l’huile poste de télévision, accroché au mur proche du plafond pour que tout le monde puisse voir et applaudir! Après la Seconde Guerre mondiale, le football, le sport et les arts ont été une manière de reconstruire une humanité solidaire mais la vitesse Internet, la consommation et l’effondrement partiel du christianisme, la technologie et son accessibilité à transformer les êtres travailleurs en consommateur qui cassent, parce que la matière n’a plus de substance respectable
Parce qu’il n’y a plus d’effort affaire pour gagner son pain
La première fois que j’ai pu avoir une bouteille de jus de fruit en mettant une pièce de monnaie dans une machine, j’étais stupéfait et admiratif aujourd’hui partout dans les universités dans les cafés dans les bureaux. Dans les usines, il y a des machines qui distribue des sandwiches. Qu’autrefois c’était l’épouse qui préparait le casse-croûte de son époux, ou c’était ma mère qui me mettait une tranche de pain, de beurre et de confiture, entouré de cellophane, de papier ou de papier d’alu ou de feuilles d’aluminium pour avoir un petit goûter à la récréation. Aujourd’hui il y a des distributeurs de deux sandwiches et deux poissons dans les universités les écoles alors les Maman ne sont plus nécessaire et quand le lien amoureux familial disparaît, et qu’il ne reste que de la technologie, le respect disparaît, parce que la génitalité et fratrie des liens affectifs disparaît, il ne reste que du métal de canette.
Qu’est ce qui nous tenait ensemble? C’était le respect des institutions, l’éducation et l’autorité des parents. On nous inculquait la considération envers les adultes, la politesse, savoir se tenir en société. Les représentants de l’Etat, gendarmes, policiers, instituteurs, étaient craints, c’était l’autorité de l’Etat. C’était l’école de la République des années 70/80. A l’école primaire, les élèves toutes confessions confondues, jouaient tous ensemble, se respectaient. C’était l’amitié, la fraternité, une certaine moralité. C’était l’assimilation pour tous, l’école, la culture, la langue française. La bascule a commencé dès 1981, et après la culture de l’excuse. Nous voilà devenus une société qui veut jouir de la maison commune sans jamais éprouver l’obligation de l’entretenir. Nous avons tous des droits et des devoirs, c’est la civilisation autrement c’est l’anarchie. Ce match de foot n’est qu’un prétexte pour ces jeunes « racailles », ce sont souvent les mêmes profils pour les agressions et les vols. Ces jeunes n’aiment pas la France, ce sont des délinquants qui ne pensent qu’à détruire et voler. Il y a toujours des gens et un certain parti politique qui les encouragent dans ce sens. Ils voudraient en faire des victimes de racisme, des opprimés, etc. Il y a deux types de jeunes en France. Des jeunes éduqués, qui font des études, qui travaillent et d’autres qui sont toujours à pleurnicher sur leur sort. Quand on veut y arriver, on peut accéder à plein d’outils de communication et de savoirs, en France, pour trouver sa place.
Ce qui nous tenait ensemble, des valeurs communes en grande partie je suppose et le sentiment d’appartenir au même pays et d’être solidaires.
Que certains n’ont pas, que d’autres n’ont jamais eus et que d’autres encore ont perdus sous l’effet d’une mauvaise influence très puissante poussant à la désunion par la dissolution des liens communs et, voire pire, à la haine.
Je crois que beaucoup, même chez les jeunes, aimeraient encore qu’une victoire reste une fête, qu’un bien public soit toujours perçu comme un bien commun, qu’un professeur soit encore respecté, qu’un pompier soit secouru, qu’une synagogue, une église, une école ou une mairie soient toujours regardées comme appartenant à tous.
Car le contraire n’apporte rien de bon à personne. Personne ne sera gagnant.
Mais je dis ça, je dis rien.
L’islam et l’islamisme a introduit en France une réalité à-historique sous l’effet du nombre et la loi du nombre la nouvelkevmajoritéest simplement convaincue d’être la dernière et ultime révélation de Dieu : Allah le grand et unique.
La soumission absolue à Allah soit l’Éternité souveraine annule et évacue toute conscience historique ou dite « républicain laïque » .
Un peuple s’est introduit dans la bergerie avec sa foi et sa culture et sa langue et son histoire pour affirmer partout que la République laïque est une aberration ! Allah est UNIQUE !
Tout autre loi est fausse et n’est pas!
L’islam et l’islamisme ne sont ozs soluble dans la République et ses loi
En faisant entré massivement sous prolétariat ( Marx durait un myljmorn prolétariat) celui-ci sorès avoir joui des privilégies’a Relubluque entend sous le poidxdubnombre de nier l’hudtourrxrtb’es valeurs du pays hôte et comme pour d’evidentecrzison du bénéfice capitaliste d’exploiter un peuple apparemment du 1/3 monde ce derniecaen avec lui l’Uslal qui en arabe veut dire soumission Et la loi du nombre fait sur l
Umenvahisseur hief simple mzçin et nettoyeur de rue pensent pouvoir jouir des biens du pays d’ac uril en imposant des pa propre loi monothéiste à un moment de doute spirituel et exisyfntide la so uéfe hier dominante et aujourd’hui perturbé d’avoir à se dooulettrexz na loi du Dieu unique dans la seule perspective qui annule et les juifs et les chrétien le bergerie d’hier est devenue une missyé dominante et impossible à être renvoyé au 2/3 monde absolutiste d’où elle provient
Le colon d’hier est devenu le soumis d’aujourd’hui dans sa propre maison C’est clair non ?