Le Liban au pied du mur. Par Pierre Saba

Le chaos libanais

Depuis qu’il a agressé Israël le premier jour de son indépendance en 1948, le Liban tente d’échapper à ses responsabilités.

Aujourd’hui encore, Beyrouth suggère entre mille éventualités contradictoires, celle consistant à revenir à l’armistice de 1949 qui avait scellé la victoire d’Israël sur le Liban agresseur.

Le désastre libanais

C’est en violation de la constitution libanaise, sur la base de mandataires périmés et sous la pression du hezbola que le président de la république libanaise et son président du conseil tirent leurs « nominations » pseudo démocratiques.

Toutes les prétentions émanant de ce pouvoir exécutif sont invalides en Droit constitutionnel libanais, ne représentent nullement le pays et ne tiennent pas plus dans une négociation avec Jerusalem.

Les déclarations contradictoires du président Aoun et du président du conseil Salam sur l’abrogation de la loi libanaise prohibant toute relation personnelle et générale avec l’Etat hébreu et ses citoyens ajoutent au désordre et à l’incompréhension.

De surcroît, le Liban, ruiné par ses choix diplomatiques, politiques, financiers et son hostilité à l’existence de son voisin du Sud, Israël, n’est pas en mesure d’imposer, comme il tente de le faire, ses conditions à Israël.

Quant aux soutiens arabes au Liban , ils s’étiolent d’année en année, devant tant d’inconséquences libanaises, intérieures et extérieures.

Seule une modification des alliances légitimerait le pouvoir libanais.

Tant que le gouvernement libanais, son parlement et son administration générale seront infestés par la milice terroriste hezbola, tant que le Liban sera une colonie au service belliciste de la bande criminelle de Teheran, toute proposition libanaise relève de la fantaisie d’amateurs.

Le Liban doit choisir

Les dirigeants libanais doivent choisir entre le maintien de leurs pays dans le giron anti-israélien, en souffrir et faire souffrir les Israéliens, soit l’éjection du hezbola et la signature de protocoles menant à la paix avec Jérusalem. 

Aides superficielles accordées à Beyrouth

La sur-médiatisation internationale du conflit entre le Liban et son hezbola d’une part et Israël d’autre part, constitue un soutien artificiel aux jeux menés par le pouvoir libanais au détriment de la paix.

Idem des propositions répétées par la France de Macron et de son représentant sur la nécessité de favoriser le hezbola sur toutes les autres composantes civiles et militaires libanaises.

En dépit du hezbola, la capacité israélienne ne permet plus au Liban d’imposer quoi que ce soit à Israël.

Ni les ennemis d’Israël, ni les Occidentaux sensibles au maintien du statu-quo et favorables à l’Iran, ni aucun Etat, ne sauraient contenir très longtemps la volonté de Jerusalem d’en finir avec ses ennemis immédiats.

© Pierre Saba

18 mai 2026

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1 Comment

  1. Le liban doit recevoir la meme offre que les autres dictatures arabes : la paix contre la paix , ou du moins le calme contre le calme , point a la ligne !

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