Dor Shachar

Interview réalisée et traduite de l’hébreu par Frédéric Sroussi
Tribune Juive : Vous êtes né sous le nom d’Ayman Abou Soubouch à Gaza dans la ville de Khan Younès. Vous avez été éduqué tant dans votre famille qu’à l’école à haïr les Juifs et Israël, et un jour, à la vue d’un soldat israélien portant ses tefillins (phylactères), et faisant sa prière, votre âme a été bouleversée, comme vous me l’avez dit, et vous avez décidé, vous, un jeune enfant musulman de Gaza, de devenir Juif. Votre vœu s’est réalisé ultérieurement, mais après de longues années, et de très nombreuses péripéties qui vous ont mené dans les geôles des terroristes du Hamas et du Fatah où vous avez été torturé…Vous avez d’ailleurs écrit un livre absolument remarquable qui raconte les moments épiques de votre vie, et qui s’intitule, De Gaza à Tel-Aviv (disponible en hébreu en anglais, en allemand, en espagnol, mais hélas, pas encore en français). Vous avez connu les pires monstres du Hamas qui étaient vos voisins : Yahya Sinwar, Mohamed Deif ou encore Yahia Ayache dit « l’Ingénieur »….

Expliquez-nous ce que vous avez ressenti à la vue de ce soldat juif en prière.
Dor Shachar : Quand j’ai vu ce soldat avec ce que je pensais être des cordes autour de sa tête et de son bras, quelque chose a bougé dans mon âme, mais je n’osais demander à personne ce qu’il faisait, ce que c’était, je n’étais qu’un enfant. Je me demandais aussi pourquoi il avançait et reculait en faisant sa prière (N.D.L.R, rite lors de certaines prières juives). J’ai ressenti quelque chose à l’intérieur de mon âme, mais je ne comprenais pas. Seulement plus tard, j’ai compris ce que représentait la mitzva (le commandement) des tefillins, que je pratique maintenant à mon tour depuis que je me suis converti au judaïsme.
T.J : Vous avez grandi dans une famille et une société très violente et vous avez enduré de très graves maltraitances de la part de votre père et de votre grand-père jusqu’à vous forcer à manger des excréments de moutons mélangés à du sable !
D.S : C’est comme ça dans toutes les familles de Gaza. C’est quelque chose de normal : coups, insultes, tout cela est quotidien à Gaza. C’est le jour où l’on ne reçoit pas de coups qu’on se demande ce qui se passe…
T.J : Cette violence est donc culturelle…
D.S : Exactement, c’est culturel !
T.J : Si une femme gazaouie parle à un homme même de sa famille, mais qui n’est pas un membre de sa famille la plus proche, cette femme sera enfermée et recevra cent coups pour avoir parlé à cet homme. C’est le Coran qui l’ordonne.
T.J : Ce qui est terrible, ce sont ces femmes « palestiniennes » qui se disent fières que leurs fils se soient fait tuer en commettant un acte de terrorisme contre des Juifs.
D.S : Quand un terroriste a assassiné un Juif et a été tué en perpétrant cet attentat, la mère palestinienne de ce terroriste fait les « youyous » en guise de joie. Quand une mère juive perd son fils à la guerre, la vie de cette maman juive est brisée…C’est une grande différence.
T.J : Vous avez grandi avec des voisins hélas très célèbres puisqu’ils s’appelaient Yahyia Sinwar, Mohamed Deif ou encore Yahia Ayache, tous les monstrueux chefs du Hamas. Pouvez-vous nous parler du jour où vous avez vu Yahya Sinwar (N.D.L.R, le cerveau des atrocités du 7 octobre) dans une rue de Khan Younès ?
D.S : Il a coupé la tête à plusieurs Palestiniens qui étaient accusés de travailler avec Israël. C’était à l’époque où les Juifs vivaient encore à Gaza, dans le Goush Katif, ils venaient faire les courses sur les marchés de Gaza.
J’ai vu de nombreuses têtes rouler, et Sinwar souriait quand il faisait ça…Il était maculé de sang, son couteau été maculé de sang…, et les Gazaouis après frappaient les cadavres de ces Palestiniens…C’est ce qu’ils ont fait aux Juifs le 7 octobre ! C’est la même histoire ! Quand nous allions à la mosquée, le Cheikh après la prière nous donnait un cours, il disait : « La plus grande des choses à faire au nom d’Allah, c’est de tuer les Juifs et les chrétiens . »
Que se passe-t-il dans le monde ? Exactement ça. Ils tuent des Juifs et des chrétiens. Les enfants sont éduqués comme ça. Un jour, alors que je sortais de la mosquée, j’ai entendu des cris, des gens qui criaient dans une grande agitation « Allah akbar ! Allah akbar !». Je suis un enfant, alors je cours par curiosité pour voir ce qui se passe. Eh bien, on était en train de couper la jambe d’un « collaborateur », un autre était torturé à l’électricité, un autre était brûlé vif, le cadavre d’un autre était monté sur une voiture. Et qu’ont-ils fait aux Juifs le 7 octobre ? La même chose.
Les anciens otages israéliens ont vécu ça…Ceux qui ont pu revenir ont commencé à parler…
T. J : Vous avez appris la haine des Juifs et des chrétiens dans les écoles de l’organisme onusien UNRWA je crois.
D.S : Bien sûr, c’était dans les écoles de l’UNRWA. Mais, arrêtons de parler d’école et d’éducation dans ce cas ! J’ai aussi appris qu’il fallait tuer des Juifs et des chrétiens dans ma famille, mon père et mon grand-père me le répétaient. C’est le Chemin de l’islam, c’est ça notre « éducation », apprendre à tuer les « infidèles ».
T.J : On voit des musulmans en Occident qui cherchent à imposer l’islam, mais de façon plus « soft », en jouant sur la peur que l’islam procure, mais aussi en traitant les autres d’« islamophobes » si quelqu’un s’oppose à leurs volontés expansionnistes dans le domaine public. On a vu récemment en France des islamistes entrer dans des conseils municipaux après des élections.
D.S : Il faut jeter les islamistes hors des mairies s’ils y sont entrés ! Dehors ! Ils essayent de prendre le contrôle de l’Occident.
Je vais même plus loin : si un islamiste vient vers vous en souriant, en vous disant qu’il veut votre bien, il est plus dangereux que celui qui viendra vous dire qu’il veut vous tuer. Au moins, dans le dernier cas vous êtes averti…
Ils veulent aussi conquérir le monde en jouant les « miskine », les «malheureux », les « opprimés ».
Quand je vais dans les écoles pour parler de mon histoire, j’avertis les enfants de la dangerosité des islamistes, qu’il faut qu’ils s’en éloignent au plus vite. Leur but est de transformer les non-musulmans en musulmans.
En fait, ils donnent le choix : « Ou tu deviens musulman ou on te tuera. Que décides-tu ? »
Je veux dire quelque chose : le Coran est le même pour tout le monde. Que ce soit à Gaza, en Jordanie, en Syrie, en Égypte, en Iran, au Yémen, au Qatar, etc. C’est le même Coran…
T.J Ou en Occident…Vous ne faites donc pas de différence, si je comprends bien, entre l’islamisme et l’islam…
DS : Exactement ! Dites-moi, le musulman extrémiste a-t-il un autre Coran que le musulman « normal» ? Non !
Je veux dire ici – puisque je viens de le nommer – que selon moi, le pays le plus dangereux du monde est le Qatar. Doha donne de l’argent à l’Iran pour tuer des Juifs, à Gaza pour tuer des Juifs, etc.
Rappelons-nous que les chefs du Hamas se trouvent au Qatar ! Le 7 octobre Ismaïl Haniyeh était à au Qatar et ils se réjouissait avec les autres chefs du Hamas du massacre des Juifs.
T.J : Ils ont même prié pour remercier leur dieu devant les images diffusées…
D.S : Le Qatar joue avec nous.
T.J : Justement, qu’avez-vous pensé lorsque le directeur du Mossad, David Barnea, est allé au Qatar pour tenter d’établir des négociations pour la libération des otages israéliens ?
D.S : Nous sommes dans un pays de fous…Nous sommes des fous…Pourquoi envoyer le chef du Mossad pour trouver un accord avec ceux qui sont les complices numéro un des massacres du 7 octobre…?
T.J : Vous voulez dire que l’État d’Israël est vraiment naïf ?
D.S : Complètement ! Nous avons combattu à Gaza, mais nous n’avons pas fait ce qu’il fallait contre Gaza. Le Hamas existe encore, et malheureusement Israël ne sait pas expliquer ce qui se passe. Israël ne sait pas parler au monde.
Il faut expliquer que nous n’avons pas qu’un problème avec le Hamas, nous avons un problème aussi avec le Djihad islamique, le Fatah, les Tanzim, le Wakf, tous ont participé d’une façon ou d’une autre aux meurtres de Juifs.
Ceux qui ont tué les enfants Bibas et leur mère sont les moudjahidines du Fatah !
Regardez les images des otages , les terroristes qui sont présents : avec la couleur verte que vous voyez, c’est le Hamas, avec la couleur noire, c’est le Djihad islamique, avec la couleur rouge c’est le Fatah, et avec la couleur blanche ce sont les Moudjahidines.
On répète juste Hamas…, Hamas…, Hamas…, mais il y a aussi tous les autres groupes terroristes qui ont participé aux massacres du 7 octobre !
Le monde ne veut pas comprendre, on pense que les ennemis d’Israël à Gaza sont dix mille, cent mille, mais non, tous les Gazaouis sont les ennemis d’Israël et veulent sa destruction. Je suis né l’un d’entre eux ! Je les connais mieux que personne !
T.J : En fait, vous avez l’air de penser comme l’ex-otage franco-israélienne Mia Shem qui rentrant de l’enfer de Gaza a dit : « Il n’y a pas d’innocent à Gaza.» ?
D.S : Exactement ! Vous prenez une famille de Gaza avec quatre fils : un sera au Fatah, un autre au Hamas, encore un autre dans la branche Izz al-din al-Qassam, et le dernier au Djihad islamique…
T.J : Vous écrivez d’ailleurs dans votre livre : « Chaque maison de Gaza est une maison de terroristes.»
D.S : Vous devez savoir que sous chaque maison de Gaza il y a des tunnels. Et quelle est leur fonction ? Être utilisés pour tuer et kidnapper des Juifs !
T.J : Quelle est alors votre solution pour en finir avec la menace du Hamas à Gaza ?
D.S : C’est de recontrôler Gaza. Cela ne peut être ni l’Égypte, ni le Qatar, ni personne, seul l’État d’Israël doit contrôler Gaza.
Entre les Accords d’Oslo de 1993, et le « désengagement » total de Gaza, qu’avons-nous reçu en échange ? Des attentats, des décennies d’attaques de missiles, puis le 7 octobre…Nous n’aurions jamais dû quitter Gaza.
T.J : Je voudrais revenir sur ce que vous avez dit concernant les différents groupes terroristes. J’avais écrit un livre sur le terrorisme palestinien publié en 2002, et j’y expliquais qu’il existait une réelle porosité entre les différents mouvements terroristes « palestiniens », or vous racontez dans votre livre que ce tueur de masse que fut Yahia Ayache, dit l’«Ingénieur», qui était connu comme l’artificier du Hamas (et éliminé en 1996 grâce à une opération du Shabak) confectionnait des explosifs pas uniquement pour le Hamas auquel il appartenait, mais aussi pour le Fatah de Yasser Arafat et Abou Mazen (Mahmoud Abbas), et d’autres groupes terroristes.
D.S : Quand il y avait les attentats après les Accords d’Oslo ou pendant la Seconde Intifada : le Hamas et le Fatah revendiquaient ensemble les attentats ! Yahia Ayache qui était mon voisin, eh bien il était comme le directeur d’une usine de climatiseurs, il produisait pour tout le monde, il fabriquait des bombes pour tout le monde.
T.J : Même s’ils se battent parfois, nous savons qu’ils savent se réunir et agir ensemble pour tuer des Israéliens…
D.S : Mais regardez les vidéos des otages et de leurs geôliers ; de quelle couleur sont les bandeaux que portent sur le front les terroristes ? Noir, vert, rouge et blanc. Ils sont tous les mêmes !
Ecoutez-moi bien ! Lorsqu’il y a eu des négociations pour la libération des otages, le Hamas a fait une liste des terroristes qu’il voulait voir libérer par Israël ; et qui se trouvait sur cette liste ? Marwan Barghouti ! Le chef des Tanzim, membre du Fatah ! Alors, pourquoi le Hamas voulait-il la libération d’un chef du Fatah ? Je pose la question !
T.J : Vous dites dans votre livre que les Israéliens n’ont jamais compris la mentalité meurtrière des Palestiniens , c’est pour ça qu’ils ont signé les Accords d’Oslo, et toutes sortes d’autres accords totalement défavorables aux intérêts sécuritaires d’Israël, mais vous ajoutez que malgré le choc du 7 octobre, ils n’ont toujours pas compris. Cette constatation est terrible…
D.S :C’est vrai et c’est un fait, vous savez pourquoi ? Gaza existe encore…Il y a deux semaines, le Hamas organisait le mariage collectif de 300 couples.
T.J : Et ils viennent d’organiser le Marathon de Gaza ! Des milliers de participants ! Un « peuple » qui soi-disant souffrait de
« famine systémique », et qui organise un marathon ! Évidemment, aucun média occidental n’en a fait mention.
D.S : Que nous arrive-t-il ? Tous nos ennemis sont encore debout, à Gaza, au Liban, en Iran, au Yémen, etc.
Il y a encore quelques semaines, ici en Israël, hommes, femmes, enfants, vieillards, nous tous devions aller dans les abris toutes les 15 minutes à cause des tirs de missiles des Iraniens, des Libanais, et des Yéménites. Vous trouvez ça normal ?
Chaque maison qui est construite en Israël doit comprendre un abri contre les bombardements. Chaque maison !
Aux États-Unis, quand ils construisent une maison, elle doit comprendre un jacuzzi, une piscine, et nous nous devons construire des abris !
Nous avons des abris, et «le plus important » nous avons le Dôme de fer et tout le monde est «content »…
Nos enfants doivent être réveillés en pleine nuit pour aller se réfugier dans des abris pour ne pas être tués, et on trouve ça presque normal tellement nous nous sommes habitués à cette vie pourtant anormale.
Combien avons-nous fait d’opérations militaires contre le Hamas ? Et à chaque fois on nous répète que « le Hamas a pris des coups très durs ».
Pour le Hezbollah, idem. On nous dit que le Hezbollah a pris de sacrés coups, et nous sommes encore en train de le combattre pour la quatrième fois. Et l’Iran ? On nous dit qu’il n’y a plus de menace ! Mais, elle existe encore ! On n’a pas fini le travail.
Je vais vous dire : Gaza est encore un danger, le Liban est encore un danger, l’Iran est encore un danger. Et que penser de la Syrie ?
Un chef terroriste islamiste qui a tué et violé des femmes est au pouvoir. Vous pensez que c’est logique ?
T.J : Ahmed al-Charaa (anciennement Abou Mohammad al-Joulani), passé par Al Qaeda et Daesh a été reçu dans le Bureau ovale par Donald Trump, et avant cela, avec tous les honneurs, à l’Elysée par Emmanuel Macron.
D.S : Aujourd’hui, comme à Gaza, le pouvoir syrien entraîne les enfants à devenir des djihadistes.
T.J : Vous dites dans votre livre que vous avez souvent envoyé des courriers au personnel politique israélien pour les avertir qu’ils ne comprenaient pas la mentalité des ennemis d’Israël, vous avez rencontré des ministres, mais on ne vous a jamais écouté. Racontez-nous le jour où vous avez critiqué le Premier ministre Netanyahou sur sa page Facebook.
D.S : Je suis très en colère contre Netanyahou. Il n’arrête pas de dire « je suis fort », « j’affronte le Hamas, « moi je », « moi, je»…
Mais le Hamas est partout ! Gaza, Liban, Syrie…
T.J : Et en Judée-Samarie ( «Cisjordanie»)
D.S : Exactement, et même les Arabes israéliens sont pro-Hamas. Ils ont une carte d’identité bleue, mais on a assisté à des attentats perpétrés par des Arabes israéliens.
Donc, après que Benyamin Netanyahou s’est une fois de plus vanté que le Hamas avait pris des coups, j’ai écrit : « Je m’appelle Dor Shachar, je suis né à Gaza sous le nom d’Ayman Abou Soubouch. Mes voisins s’appelaient Yahya Sinwar, Mohamed Deif, Yahia Ayache, mais le problème n’est pas que le Hamas. À Gaza tout le monde est terroriste ! Tous les groupes terroristes sont représentés à Gaza, ils sont tous les mêmes !
Il n’y pas eu de réaction à mon « post ». Deux ans passent, puis une nouvelle guerre avec Gaza se déclenche, et une fois de plus Benyamin Netanyahou dit que nous avons frappé durement le Hamas, bla-bla-bla…Je le traite alors de menteur sur Facebook, puis je reçois alors un coup de téléphone d’un très bon ami qui travaille au bureau du Premier ministre et qui me dit d’arrêter de critiquer Bibi (Netanyahou) ou ils viendraient m’arrêter, et ils m’ont bloqué sur Facebook…
Je connais quelqu’un dans Tsahal, pour lui les Arabes ont plus d’importance que les Juifs. Je lui ai dit quand vous frappez des terroristes à Gaza qui se trouvent dans un immeuble de 6 étages et que l’on sait que tous sont des terroristes de la même famille, pourquoi vous vous enquiquinez à faire un trou dans le mur de l’étage visé où se trouve le terroriste que vous allez neutraliser, alors que tout l’immeuble est un repère de terroristes. Il m’a répondu que je ne comprenais rien, qu’ils n’étaient pas tous des terroristes, et que je n’avais pas son expérience…Moi ? Pas d’expérience ? Tu devrais plutôt apprendre de moi…
Après le 7 octobre, alors que les chaînes israéliennes de télévision ne me répondaient pas, je fus enfin invité sur la chaîne 13.
Je leur ai alors dit que dans chaque maison de Gaza il y avait des terroristes, que sous chaque maison de Gaza il y avait un tunnel. Étaient présents sur le plateau des officiers de Tsahal et un ancien officier du Shabak, et c’est ce dernier qui prit la parole pour dire que je disais n’importe quoi, que « seulement 10 % » des Gazaouis étaient des terroristes, et que les autres cherchaient juste à aller travailler en Israël et avoir la paix…Je lui ai alors répondu qu’à la différence de lui, j’étais né à Gaza, que j’avais vécu à Gaza – même si je m’en suis enfui jeune -, que ma famille vit là-bas…
Les Israéliens ne veulent pas comprendre que le langage des Palestiniens est la violence, c’est leur seul langage.
Mouhammad dans le Coran a massacré des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, et était aussi un violeur.
L’islam ! Qu’est-ce donc que cette « religion de paix » qui assassine des Juifs et des chrétiens en criant « dieu est grand » ?!
T.J : Quel est votre message pour les occidentaux qui n’ont toujours pas compris le danger existentiel qu’est l’islamisme ?
D.S : Je leur dirais une chose très simple : « Salut, je m’appelle Dor Shachar, je suis né à Gaza, à Khan Younès, sous le nom d’Ayman Abou Soubouch. On nous apprend qu’il faut selon l’islam, selon le Coran, tuer les Juifs et les chrétiens au nom d’Allah, et de Mouhammad. Ce que le Hamas a fait aux Juifs le 7 octobre vous arrivera un jour. »
Ce qu’ils font aux Juifs, ils le feront ensuite aux chrétiens.
Je voudrais aussi poser une question que les gens ne posent jamais : les musulmans accusent Israël d’avoir «volé et colonisé» la terre des musulmans (je précise que dans la Coran il est dit l’inverse « qu’Israël appartient au peuple juif »), bon ! Qu’Israël serait la « Palestine », mais alors pourquoi des Juifs depuis des décennies sont assassinés en Europe, aux États-Unis ? Des Juifs qui ne connaissent même pas l’hébreu. Quel est le rapport ? Les Juifs de France sont-ils aussi des « colons » qu’on les vise (comme ils prétendent à tort que les Israéliens le seraient) ?
L’erreur géante que commet Israël, c’est de signer des accords de paix, d’avoir accepté les Accords d’Oslo, d’avoir quitté Gaza…Quand Israël comprendra que Gaza et la Judée-Samarie (« Cisjordanie » ) sont des parties intégrantes de la Terre d’Israël ?!
C’est notre terre ! Le Saint Béni-soit-il nous a promis cette terre, Il a promis cette terre à tous ceux qui appartiennent au peuple juif ! De quelle « colonisation » on nous parle ?
Nos ennemis ont réussi à nous convaincre que nous étions des colons, alors que cette terre nous appartient. Je dis alors, ok , on donne tout Israël aux Arabes, on quitte notre terre pour l’Europe, eh bien ils viendront en Europe pour tuer les Juifs qui auront quitté Israël, et ensuite on verra ce qui se passera pour les Européens…
T.J : Le plus cruel, et le plus paradoxal, c’est que de nombreux Israéliens, y compris des membres des forces de sécurité vous combattent parce que vous dites tout cela…
D.S : C’est évident. Pendant des années je les ai prévenus que nous allions nous faire un jour massacrer, pendant des années les services de sécurité ont dit « tout est sous contrôle, à Gaza ils veulent la paix », puis arrive le 7 octobre et ils se sont aperçus que tous les dangers que j’avais prévus se sont réalisés, et que tout ce qu’ils avaient dit était faux . Comment voulez-vous qu’ils m’apprécient ? Peuvent-ils venir maintenant et nous dire qu’ils nous ont menti ? Un menteur va-t-il venir vous dire qu’il est un menteur ? L’armée, le Shabak, le gouvernement, ils nous ont tous menti pendant des années.
Vous savez, j’ai envoyé en 2019 à 43 députés – dont certains sont au gouvernement aujourd’hui – dans un groupe WhatsApp, un message pour les avertir de la menace qui planait sur nous. J’ai expliqué qui j’étais, personne ne m’a répondu…Après le 7 octobre, je les ai recontactés et je leur ai demandé si maintenant ils n’avaient pas quelque chose à me dire ? Et là, beaucoup m’ont répondu. Ils ont trouvé des excuses du genre « je n’étais pas au gouvernement », « j’ai démissionné », « je l’ai dit, mais on ne m’a pas écouté »…
Je veux que le monde comprenne cela : les Juifs et les chrétiens bénissent la vie, les musulmans bénissent la mort.
Nous pensons au futur, nous envoyons nos enfants dans des cours de guitare, de karaté, de peinture, eux envoient leurs enfants dans des camps du Hamas ou du Fatah où on leur apprend à kidnapper des soldats juifs et à tuer…
Vous ne pourrez jamais les changer ! Comme un homme ne pourra jamais devenir une femme, ils ne pourront pas changer.
T.J : La violence est leur langage comme vous disiez tout à l’heure. Vous avez d’ailleurs été torturé quand, après avoir fui Gaza, vous y êtes retourné. Sept mois de torture tant par les Hamas que par le Fatah, et dans la même prison.
D.S : Ils sont associés. Que le Hamas arrête quelqu’un ou que ce soit le Fatah, c’est la même prison qu’ils se partagent. Arrêtons de séparer le Hamas du Fatah, leurs enfants étudient ensemble et vont dans les mêmes mosquées.
Maintenant, je vais vous dire, quand un voleur est attrapé à Gaza, ils lui coupent les mains, je l’ai vu ça, alors imaginez ce qu’ils feront aux « kouffars » (les infidèles). Ce qui s’est passé le 7 octobre n’a pas encore été suffisant pour comprendre ?
Pour eux c’est un devoir de découper les membres d’un non musulman. Ils le font déjà aux musulmans qui ne se comportent pas bien selon les principes de l’islam, alors aux non musulmans !
Quand je vois des lesbiennes hurler « Free, free Palestine », je me dis qu’elles seraient jetées du haut des toits si elles vivaient à Gaza.
T.J : Ils disent qu’ils sont contre l’homosexualité, mais cela ne les a pas empêchés de violer des hommes israéliens le 7 octobre. On n’en parle pas assez !
D.S : Mon frère ! À Gaza on viole des agneaux, des chèvres et des ânes ! Alors quand ils trouvent des enfants et des femmes, c’est évident pour eux de les violer !
Je veux ajouter autre chose sur le sujet : vous savez que dans l’islam il est interdit de coucher avec quelqu’un tant que vous n’êtes pas marié avec cette personne. Qu’ont fait les Gazaouis le 7 octobre ? Ils ont violé des enfants, des adolescents, des femmes, des personnes âgées, mais pourtant dans l’islam on ne peut pas avoir des relations sexuelles avec une personne avec qui nous ne sommes pas mariés. Alors ! Pourquoi ça ? Eh bien, avec les « infidèles », les non musulmans, c’est permis d’avoir des relations sexuelles, même si on n’est pas marié avec ! Que se passe-t-il en Europe ? Pourquoi les musulmans ne violent que des non musulmanes ? Parce-ce que c’est permis dans l’islam…
De même, dans le Coran il est dit qu’il est interdit d’assassiner quelqu’un, oui mais cela ne concerne que les autres musulmans. Les « mécréants » eux, il est permis de les tuer.
Dor Shachar, merci.

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