1.
La décision rendue par la Cour suprême en plein shabbat, autorisant la tenue d’une manifestation antiguerre le jour même, au mépris et en violation flagrante des injonctions du Pikoud ha-Oref, le “Home Front Command” (commandement de la Défense civile) de l’armée, est scandaleuse à de nombreux égards. Non seulement les juges de la plus haute instance judiciaire ont trouvé opportun de ne pas respecter le repos hebdomadaire pour trancher ce sujet « crucial », mais ils ont montré dans leur décision qu’ils ne faisaient pas plus de cas des injonctions de l’armée concernant l’interdiction des attroupements en temps de guerre qu’ils ne font de cas des décisions d’aucun autre organe public ou gouvernemental.
2.
De quoi s’agit-il en effet ? D’une décision qui bafoue l’ordre public en temps de guerre et sanctifie la « liberté d’expression » sans aucune limite, au détriment de toute autre considération. En autorisant des centaines de manifestants anti-guerre à se réunir kikar Habima à Tel Aviv, les juges ont signifié une fois de plus leur mépris de la loi, de l’égalité devant la loi et de l’ordre public. Ce faisant, ils ont mis en danger inutilement la vie de centaines de manifestants, de policiers et de passants en autorisant cette manifestation dont l’objet seul (protester contre la guerre existentielle d’Israël contre l’Iran) aurait dû justifier le rejet pur et simple des motions intentées contre les injonctions du Home Front Command. Une fois de plus, les juges du Bagatz, et à leur tête Itshak Amit, ont démontré qu’ils se considèrent non seulement au-dessus de la loi, expression de la volonté générale en démocratie, mais également au-dessus du bon sens.
3.
Sur le plan du droit strict, il s’agit d’une nouvelle (et énième) violation du principe de séparation des pouvoirs, la Cour suprême instaurée en “pouvoir judiciaire” tout-puissant empiétant avec brutalité sur le pouvoir exécutif, en l’occurrence celui de l’armée, de décider des limites à la liberté de se réunir et de s’attrouper dans l’espace public, pour préserver la sécurité du public. Mais sur le plan de la loi juive également, il s’agit d’une violation non seulement du shabbat (la Cour s’étant réunie le samedi, au prétexte qu’il s’agissait d’une décision ne pouvant souffrir aucun retard), mais aussi de la notion même de “pikoua’h nefesh” (sainteté de la vie). Par cette décision stupide, les juges de la Cour suprême ont démontré, si besoin était, qu’ils ne siégeaient pas “au sein de leur peuple”, et qu’ils vivent dans leur tour d’ivoire, coupés des réalités d’Israël et de la guerre existentielle que mène notre pays depuis 2 ans et demi. Hag Saméakh!
© Pierre Lurçat
| Chers lecteurs,A partir d’aujourd’hui, mes articles seront réservés en priorité aux abonnés de mon nouveau blog, Le Substack de Pierre | SubstackJe vous invite à vous y abonner pour continuer de me lire régulièrement.Votre soutien est un geste fort exprimant votre intérêt pour mes publications et votre soutien à la vision d’Israël qu’elles expriment.Hag Saméakh et à bientôt sur Le Substack de Pierre | Substack!NB Les 100 premiers abonnés recevront gratuitement mon dernier livre, ou 2 de mes précédents livres |

la cour suprême n est pas indépendante
elle vient de le prouver
elle obéit aux forces de gauche
et ne se soucie guère de la force d israël
elle se veut libre et prouve qu il n est rien
comme en france il faut qu elle fasse son
examen de conscience