La chorale d’hypocrisie des medias. Par Jean Vercors

Depuis plus de quarante ans, une mécanique médiatique bien rodée s’enclenche à chaque flambée de violence au Moyen-Orient. Les faits importent moins que l’angle choisi. Et l’angle est presque toujours le même : Israël au banc des accusés, ses ennemis relégués au second plan, voire invisibles.

Cette nuit encore, le scénario s’est répété. Plus de **deux cents roquettes tirées par Hezbollah** se sont abattues sur le nord d’Israël. Des sirènes ont hurlé pendant des heures. Des milliers de civils ont quitté leurs maisons pour se réfugier dans des abris anti-bombes. Des familles entières ont passé la nuit sous terre, attendant que la pluie de projectiles cesse.

Et pourtant, parcourez une bonne partie de la presse francaise surout les chaines du service public. Les titres sont révélateurs : « Israël frappe Beyrouth » ou « frappes israéliennes au Liban ». Le bombardement initial disparaît presque entièrement du récit. Les roquettes deviennent un détail. La riposte devient l’histoire principale.

Ce n’est pas une simple omission. C’est une distorsion.

Le Hezbollah bombarde sans relâche des familles israéliennes de roquettes.

Pourtant, les responsables de l’ONU et les tenants du « droit international » se taisent soudainement.

Ils citent la Charte des Nations Unies et les Conventions de Genève pour condamner Israël.

Mais lorsque des terroristes prennent pour cible des civils, ces textes semblent s’effacer.

Car le Hezbollah n’est pas une force abstraite surgie du néant. C’est un groupe terroriste lourdement armé, financé et guidé par le régime Iranien, qui transforme le sud du Liban en plateforme de guerre contre Israël. Chaque roquette/missile tirée vise des villes, des écoles, des familles. Chaque salve est un acte de terrorisme délibéré.

Mais dans cette étrange dramaturgie médiatique, la cause disparaît souvent derrière l’effet. Israël, État démocratique défendant ses citoyens, devient l’agresseur dans les titres. Les groupes terroristes armés [hamas, hezbollah, houtis, regie iranien, palestinien] qui déclenchent l’escalade deviennent des figurants.

Cette chorale d’hypocrisie n’est pas nouvelle. Elle accompagne le conflit depuis des décennies. Une partie de l’écosystème médiatique occidental s’est enfermée dans un réflexe pavlovien : expliquer, relativiser ou minimiser les attaques contre Israël, puis condamner sa réponse.

Un tir massif de roquettes du Hezbollah a été lancé vers le nord d’Israël.

Pourtant, la réalité est simple. Si deux cents roquettes tombent sur un pays européen, personne ne demanderait à ce pays de rester immobile. Mais quand il s’agit d’Israël, les règles semblent soudain changer.

La vérité dérange parfois les narratifs. Mais elle reste incontournable : on ne peut pas comprendre ce conflit — ni prétendre l’analyser honnêtement — en effaçant systématiquement ceux qui tirent les premières roquettes/missiles.

© Jean Vercors
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