Leila Shahid, le mythe de la Palestine et les idiots utiles du palestinisme. Par Pierre Lurçat

Comme l’observait Eliezer Cherki au lendemain du 7-octobre, un mur de mensonges s’est effondré dans le fracas et l’horreur du plus grand pogrome commis depuis la Shoah. « Le mensonge n’a pas de jambes » dit le dicton hébraïque, c’est pourquoi il est voué à s’effondrer tôt ou tard. C’est bien ce qui arrive au grand mensonge de la Palestine, tissé depuis près d’un siècle par des générations de diplomates, de journalistes et de propagandistes de tout poil… Leila Shahid occupait une place de choix parmi ceux-ci.

Première femme à représenter la « Palestine » en France, selon sa biographie officielle, elle avait pour particularité, entre autres, d’être devenue l’ambassadrice d’un pays qui n’existe que dans l’esprit fertile et maléfique des fonctionnaires du quai d’Orsay. La « Palestine » qu’elle prétendait incarner dans les médias français et ailleurs était le produit monstrueux du seul mouvement national porté sur les fonts baptismaux par les trois grands totalitarismes meurtriers du vingtième siècle : le nazi, le communiste et celui des frères musulmans.

S’agissant du premier, Shahid avait un lien familial étroit avec le nazisme puisqu’elle était la petite nièce du grand Mufti pronazi Hadj Amine al Husseini, de sinistre mémoire… Un des indéniables talents de Leïla Shahid, durant sa longue carrière de diplomate au service du mensonge palestinien, fut de nouer des relations avec de nombreux intellectuels et figures publiques, y compris – hélas – de nombreux Juifs. Ceux-ci remplirent une fonction importante dans le succès planétaire du mensonge de la « Palestine » arabe.

J’analyse dans mon livre Les mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain les éléments essentiels de ce mensonge et je m’interroge, dans la nouvelle édition du livre à paraître, sur le paradoxe de la victoire de la propagande du Hamas concomitante à sa défaite militaire depuis le 7-Octobre. Il ne fait aucun doute qu’un des symptômes, mais aussi une des causes de cette victoire paradoxale est le fait que la cause palestinienne ait pu mobiliser d’innombrables « idiots utiles », y compris des Juifs, depuis l’époque d’Arafat et jusqu’à aujourd’hui.

Il suffit pour s’en convaincre de lire les messages de condoléances adressés par ces idiots utiles à l’occasion du décès de Shahid, qui ne faisait pas mystère de son hostilité irréductible pour l’État d’Israël. Parmi les derniers exemples en date de ces idiots utiles de la cause palestinienne, figurent en bonne place ceux de la rabbine Delphine Horvilleur et de l’académicien Alain Finkielkraut qui ont apporté leur soutien à la reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron.

Leur responsabilité est lourde, devant l’histoire et devant l’impératif suprême de garantir la sécurité du peuple Juif. Mais comme tous les mensonges, celui de la Palestine est en train de s’écrouler dans les ruines de Gaza, comme le mensonge nazi s’est effondré dans les ruines de Berlin.

Pierre Lurçat

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Source: VudeJerusalem.over-blog.com – Le blog de Pierre Lurçat, écrivain et traducteur. L’actualité vue de Jérusalem, avec un accent particulier sur l’histoire d’Israël et du sionisme.

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