32ᵉ jour du soulèvement – 28 janvier 2026
La campagne “Mardis contre la peine de mort” tire la sonnette d’alarme
La campagne « Mardis contre la peine de mort », au cours de laquelle des prisonniers entament une grève de la faim chaque mardi pour protester contre les condamnations à mort, approche de sa troisième année d’existence. Dans une déclaration récente, basée sur des informations obtenues depuis l’intérieur du pays, elle alerte :
⚠️ Alerte, alerte !
« En l’absence de publication officielle des noms des personnes tuées, arrêtées ou blessées, il est rapporté que le régime prévoit d’exécuter de nombreux détenus et blessés, de transférer leurs corps dans des morgues comme celle de Kahrizak, et de les faire passer pour des victimes des affrontements de rue. »
Le Guardian révèle des preuves de charniers et de disparitions de corps
Dans un rapport d’enquête publié mardi 27 janvier, le quotidien The Guardian révèle l’existence de preuves accablantes concernant des enterrements collectifs, des disparitions de cadavres et des tentatives systématiques de dissimulation de l’ampleur réelle de la répression des manifestants en Iran.
Selon ce rapport, des témoignages de médecins, de personnels de morgue et de cimetières dressent un tableau extrêmement préoccupant, bien plus grave que ce que les chiffres officiels laissent entendre.
Les témoignages indiquent que le nombre de corps envoyés aux morgues a dépassé leur capacité de stockage, contraignant les autorités à transférer des cadavres à bord de camions vers des destinations inconnues.
Karaj (à l’ouest de Téhéran)
Dans le quartier de Fardis, deux agents répressifs du régime, impliqués dans les tirs sur la population et les jeunes insurgés — Asghar Rowshani et Feyzollah Sattouri Namdar — ont été tués près de la rue du « Parc de la Santé ».
Najafabad (province d’Ispahan)
Un agent des forces de sécurité nommé Beigi, qui aurait donné l’ordre de tirer sur des civils, a été tué.
Le régime met en garde contre un soulèvement armé
Le lundi 26 janvier, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime, a déclaré :
« Les forces de sécurité ont identifié les têtes de file des fauteurs de troubles, et certaines ont été arrêtées. Mais dans de nombreux cas, nous avons vu des armes comme des fusils G3 et des Colts circuler dans les rues. Ce ne sont pas des citoyens ordinaires venus scander des slogans. Ce sont des éléments organisés. Quand ces individus se dirigent rapidement vers des postes militaires ou policiers pour s’emparer d’armes, cela signifie qu’ils cherchent une guerre civile. »
Conclusion : vers une nouvelle phase de lutte
Les évolutions politiques et sur le terrain en Iran indiquent que le soulèvement est entré dans une nouvelle phase de confrontation, marquée par des attaques directes contre les outils et structures de répression.
Les autorités du régime parlent de plus en plus ouvertement de la montée d’une jeunesse insurgée organisée, et affirment que le pays se dirige vers une guerre civile.
© Hamid Enayat

Merci pour cette analyse continue d’une situation toujours dramatique.
Merci à TJ de défendre l’intelligence face aux tristes media français amoureux des beaux jouets guerriers américains, media qui se battront jusqu’au dernier Iranien.