Il existe un paradoxe qui court depuis un siècle autour du peuple juif et de l’État d’Israël : lorsque le Juif est dominé, sans défense, le monde pleure. Lorsqu’il se relève, qu’il se défend et qu’il gagne, le monde grince des dents. L’image du Juif fragile, affamé, réduit à l’impuissance, s’inscrit dans l’imaginaire occidental avec les pyjamas rayés d’Auschwitz. Celle du soldat israélien casqué, armé, stratège, révèle tout autre chose : une remise en cause du confort moral global.
L’Occident adore la mémoire, mais redoute le présent. Il sanctifie les commémorations, les discours, les musées, les journées du souvenir. Il distribue les médailles posthumes et les regrets tardifs. Mais dès qu’Israël prouve que la compassion ne lui suffit plus, que se défendre est plus vital que pleurer, l’Occident se retourne, perplexe, presque indigné.
L’hypocrisie occidentale tient en une formule : « Nous vous aimons morts, nous vous tolérons humiliés, mais puissants… vous nous embarrassez. » Le monde s’émeut des crimes d’hier pour mieux condamner les stratégies d’aujourd’hui. Il honore les cendres pour mieux juger les vivants.
Quand Israël refuse d’être la victime que le monde exige
On dirait que l’histoire n’a pas retenu toutes ses leçons.
Car ce n’est pas seulement un État minuscule qui a vaincu des armées plus nombreuses en 1948, 1967 ou 1973. Israël a démontré qu’un peuple qu’on préférait voir sans défense était désormais capable de projeter sa puissance loin de Tel-Aviv : contre le Hamas à Gaza, contre le regime Iranien, contre le Hezbollah au Liban, contre Daesh en Syrie, contre les Houthis en mer Rouge, et même contre les réseaux financiers et informationnels du Qatar. En quelques décennies, l’État juif est passé du statut de réfugié moral de l’Occident à celui d’acteur militaire autonome, efficace et imprévisible.
Et c’est peut-être là le vrai scandale. La force israélienne ne trouble pas seulement les ennemis déclarés d’Israël ; elle bouscule l’ordre moral du monde. Si un peuple supposé fragile devient fort, que reste-t-il aux certitudes des grandes puissances, aux tyrannies régionales, aux clercs médiatiques et aux chancelleries trop habituées à distribuer compassion ou blâme ? Quand Israël gagne, les narratifs se fissurent. Les régimes autoritaires tremblent parce qu’Israël prouve qu’on peut survivre encerclé. Les démocraties paniquent parce que cela oblige à reconsidérer leur propre usage de la force.
Il y a dans la force israélienne quelque chose de scandaleux pour ceux qui préféraient la tragédie à la souveraineté. Mais un peuple n’est pas destiné à rester victime pour le confort intellectuel des autres. L’État juif n’est ni un musée de la souffrance ni un mémorial vivant. C’est une puissance qui défend les siens, invente, frappe, négocie et se trompe parfois — mais jamais en silence.
Quand les médias préfèrent le récit à la réalité
Et pendant que l’Occident s’étrangle devant le Juif devenu souverain, les médias se chargent du reste. Ils matraquent leurs communiqués, leurs alertes push, leurs « analyses » instantanées, le tout enveloppé de compassion stratégique. Chaque image d’Israël est disséquée au scalpel moral ; chaque roquette du Hamas est diluée dans le brouillard du contexte. Le récit passe avant les faits, la dramaturgie avant la chronologie.
Si le destin du peuple juif dérange lorsqu’il devient autonome, c’est peut-être parce qu’il révèle une vérité politique profonde : la compassion ne vaut rien sans la souveraineté. Et les tyrannies, elles, ne supportent jamais la vérité.
Ce n’est pas le Juif fort que certains redoutent. C’est ce qu’il révèle : que la dignité n’est pas un souvenir, qu’un peuple peut se relever sans demander permission, et que la compassion n’a jamais protégé qui que ce soit. L’ordre du monde préfère les peuples vaincus. Israël a choisi de ne pas l’être.
© Abraham Chicheportiche

Il faut remplacer » le monde » par le monde occidental de culture chretienne svp ! .
Croyez vous qu un indien, un cambodgien ou un sud coréen soient nourri a la culture antijuive depuis sa plus tendre enfance ? La reponse est non .
C est dans le monde de l eglise qu on enseigne la haine depuis deux millenaires.