Procès des Attentats du 13 novembre 2015. Hallelujah : “IL” a parlé

Outre tout ce qui se rapporte au Procès des Attentats de 2015 dit à raison historique et sur lequel nous reviendrons, pour info nous avons la réponse à la grande interrogation de tous : IL a parlé. Salah Abdeslam a parlé.

On se dit que des claques décidément se perdent et on peut à raison questionner la situation ubuesque qui se répète sous nos yeux ébahis : En Salle d’Audience, à la Barre, tout désormais est-il permis ? Permise l’insolence. Permise la tenue débraillée. Permise l’indécence suprême. Permise la provocation extrême de celui qui, lorsqu’il lui est demandé par le Président Jean-Louis Périès de se lever et de bien vouloir décliner son identité obtempère, obtempéra et déclara :

Je tiens d’abord à témoigner qu’il n’y a pas de divinité autre qu’Allah et Mohammed est son messager,” à quoi le Président rétorqua: “On verra ça plus tard“.

S’IL a ensuite accepté de décliner son identité, il refusa de donner le noms de ses parents: “Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici“.

Enfin, interrogé sur sa profession, il répondra : “J’ai délaissé toute profession pour devenir un serviteur de l’Etat islamique“.

Le Président n’a pas bronché.


IL a parlé plus que nul n’osait l’espérait puisque, en fin de journée, IL a osé dénoncer, après le bref malaise de l’un d’entre eux, ses conditions de détention et celle de ses coaccusés:

C’est beau ici, il y a des écrans plats, de l’air conditionné et tout, mais là-bas derrière, personne ne voit, on est traités comme des chiens. Ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien. Je ne me suis jamais plaint car je sais qu’après la mort, je serai ressuscité et vous devrez rendre des comptes”.

Certes, me direz-vous, le Président l’a arrêté, en lui faisant remarquer que le procès se déroulait non pas dans un tribunal ecclésiastique, mais dans un tribunal démocratique. ( Tribunal islamiste aurait convenu aussi )

Hallelujah : IL a parlé.

IL a parlé, celui dont Sven Mary disait qu’il était rien qu’un petit con de Molenbeek issu de la petite criminalité, plutôt un suiveur qu’un meneur. Qu’il avait l’intelligence d’un cendrier vide. Qu’il était d’une abyssale vacuité. Qu’il était l’exemple parfait de la génération GTA -Grand Theft Auto- qui croit vivre dans un jeu vidéo. Celui duquel il précisait : Je lui ai demandé s’il avait lu le Coran, ce que j’ai fait, et il m’a répondu qu’il avait lu son interprétation sur Internet. Pour des esprits simples, c’est parfait, le Net, c’est le maximum qu’ils puissent comprendre. Celui qu’il appelait … le petit Rebeu.

L’évoquant, je me souviens avoir cité Cioran[1], lorsqu’il écrivait que Le fanatisme était la mort de la conversation. Qu’On ne bavardait pas avec un candidat au martyre.

Pour rappel, l’oiseau avait déjà une première fois, via une dépêche AFP relayée le 28 juin par moult media[2], fait une déclaration spontanée d’ordre général, à connotation religieuse et politique, justifiant les attentats : Nous ne vous attaquons pas parce que vous mangez du porc, vous buvez du vin ou vous écoutez de la musique, mais les musulmans se défendent contre ceux qui les attaquent, avait-il déclaré, prenant en même temps à partie notre PR dont la soif de puissance et de renommée appelait à faire couler le sang des musulmans et l’enjoignant en somme à changer … Avertissant encore que La sécurité ne régnerait pas sur notre territoire tant que cela continuerait.

Il a parlé, et à ceux qui déjà s’interrogent quant à l’utilité de donner la parole aux Fous d’allah, à ceux qui rediront avec Churchill que la démocratie est le pire système, à l’exception de tous les autres, nous redirons obstinément qu’ici est permise la pérennité d’un système judicaire juste dont nous ne pouvons qu’être fiers.

C’est juste dans la pratique que nous aurons du mal à l’écouter parler. Puisqu’à présent, IL parle.


[1] De l’inconvénient d’être né. Emil Michel Cioran. Folio Essais. Paris. 1987.

[2] 20 Minutes. Dépêche AFP. 29 juin 2018.

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3 Comments

  1. Pour un fanatique de la foi : la vérité n’a pas de contraire. Aussi comme dans les drames romantiques ou encore “Les Misérables” de Victor Hugo, il n’y aura pas de possibles dialogues mais seulement quelques tirades… Et donc aucune réconciliation symbolique, ni avoeux mais seulement le crachat d’un Dieu monosyllabique… Est-ce cela parler ?

  2. Je crains que pour cet assassin , le procès lui donne ce dont il rêve, la célébrité. Pendant la durée de ce procès il se vivra comme une star et d’autres petits crétins de son espèces risquent de vouloir l’imiter. Heureusement que la peine de mort a été abolie et je lui souhaite très longue vie en isolement. Il estime être traité comme un chien, mais lui il est vivant ! Faites le surveiller par des robots, eux ne peuvent être soudoyés

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