Maxime Tandonnet. Une atmosphère explosive

Un an et demi avant les élections nationales, il est souvent question d’un climat de fin de règne. La situation est toute autre aujourd’hui, infiniment plus dégradée qu’une simple fin de règne. A quelques semaines de l’hiver, une atmosphère étrange enveloppe le pays, sans aucun précédent de mémoire d’homme. 

L’air du temps se compose d’un mélange explosif de sentiments paradoxaux:

1/ l’apothéose de la défiance envers le pouvoir politique, résultat d’une succession de mensonges avérés notamment sur les statistiques du covid19.

2/ humiliation populaire face à l’embrigadement bureaucratique de la nation et son emblématique Ausweis (selon le terme convenu).

3/ sentiment de ridicule face au triomphe de l’absurdité kafkaïenne, sur la répartition autoritaire des bien essentiels et non essentiels, librairies interdites, jauges uniformes de 30 personnes dans les églises, les stations de ski ouvertes mais les remontées mécaniques interdites.

4/ effacement de l’autorité à tous les niveaux, celle des dirigeants politiques, pires que discrédités, de plus en plus ressentis comme grotesques,  mais aussi image gravement troublée des forces de l’ordre.

5/ déchaînement de colères catégorielles, les catholiques devant les églises, commerçants et restaurateurs ruinés par les fermetures  nihilistes, soulèvement des artistes et milieux de la cultur.

6/ dégoût, indifférence générale, lassitude et fatalisme.

7/ absence d’issue démocratique visible et crédible à ce jour.

Le psychodrame politique sur « l’article 24 » de la loi dite de sécurité est le symptôme d’une équipe aux abois, déboussolée, en pleine déroute. Tous les ingrédients d’une formidable crise politique et sociale sont désormais réunis. Il ne manque plus que l’étincelle.

© Maxime Tandonnet

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