Les Latinos de Miami, sauveurs de Donald Trump ?

Pour conserver la Maison-Blanche, Donald Trump n’a pas le choix : il doit gagner la Floride. Alors que la pandémie semble le fragiliser chez les retraités, il mise sur les Latinos de Miami, les Cubains, mais aussi les Vénézuéliens, sensibles à ses attaques contre le « socialisme ».

Donald Trump salue ses partisans rassemblés à l’aéroport de Sanford, en Floride, lundi 12 octobre. — © EPA /CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH

Pablo Medina rêve. Il rêve d’un grand rassemblement d’unité latino-américaine dimanche 1er novembre à Doral, en banlieue de Miami, pour marquer la fin de la campagne électorale, comme le font traditionnellement les Sud-Américains dans leurs pays.

L’ancien sénateur et député vénézuélien, exilé depuis trois ans en Floride, a l’ambition de mobiliser en particulier Cubains, Nicaraguayens et Colombiens derrière la bannière vénézuélienne, au nom de la défense de la liberté. Et de Donald Trump.

Un impératif pour Donald Trump : gagner en Floride

N’étant pas citoyen américain, Pablo Medina ne peut pas voter. Ce qui n’est pas une raison pour rester les bras croisés. « Donald Trump a fait plus pour le Venezuela que n’importe qui, dit-il. Il a pris des sanctions fortes, s’est attaqué à la corruption. Et la justice américaine, sous son administration, a puni des proches du régime impliqués dans le trafic de drogue. » Et il rêve, en cas de second mandat, d’une intervention militaire pour faire tomber Nicolas Maduro, le successeur d’Hugo Chavez à la tête de la Révolution

Pour Donald Trump, la crise violente qui frappe le Venezuela, depuis plusieurs années maintenant, est un atout majeur dans l’État où se joue sa réélection : la Floride. S’il ne s’impose pas ici le 3 novembre, il pourra dire adios à la Maison-Blanche.

Or, il n’a gagné que d’un souffle en 2016 – avec 49 % des voix, contre 47,8 % à Hillary Clinton. Un écart d’à peine 100 000 voix qui le place, quatre ans plus tard, en position difficile, sa gestion de la pandémie ayant refroidi l’enthousiasme des retraités bronzant au soleil du « Sunshine State ».

Article complet sur : la-croix.com

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1 Comment

  1. « Pour conserver la Maison-Blanche, Donald Trump n’a pas le choix : il doit gagner la Floride ».
    Effectivement. Mais à lire l’article entier (dans La Croix) il pourrait bien échouer en Floride :
    https://www.la-croix.com/Monde/Presidentielle-americaine-Latinos-Miami-sauveurs-Donald-Trump-2020-10-31-1201122230

    ET, comme diraient les matheux, c’est une condition obligatoire mais insuffisante. Même s’il gagne la Floride sa victoire ne serait pas garantie. De loin.

    Les pronostics objectifs ne permettent aujourd’hui, 48H avant l’élection, aucun doute.
    Le site « fivethirtyeight », que tout Washington suit avec grand intérêt et qui synthétise, moyennant mathématiques et statistiques, toutes les informations qui comptent, dont les sondages mais pas que, donne ce matin à Trump 10% de chances de victoire, à Biden 90%.

    L’unique mystère qui demeure est la réaction de Trump mardi soir (heure américaine), sur fond d’un nombre record de bulletins de vote acheminés par la poste qu’il considère d’emblée comme source de fraude.
    Prétention non-fondée sachant que le vote par correspondance se pratique aux USA sans problème depuis des décennies ; MAIS que Trump a intérêt à discréditer car il est utilisé majoritairement, croit-il, par ses adversaires soutenant Biden.

    Les contestations du résultat, surtout par la voie judiciaire, pourraient donc être nombreuses dans plusieurs Etats et jeter cet énorme pays dans l’incertitude pendant des semaines. Les plus importantes pourraient finir devant la cour suprême qui contient désormais six juges (sur neuf) plutôt idéologiquement proches de Trump.

    Le 21 janvier le nouveau Président doit prêter serment. Rien ne garantit que Trump accepte de partir de la Maison Blanche en cas d’une défaite électorale qu’il conteste.
    Ce serait inédit dans un pays déjà en ébullition vues ses nombreuses fêlures et déchirures.
    Personne ne peut exclure une guerre civile aux USA avec des conséquences calamiteuses ailleurs.

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