Graesel Alain. Iran. Pendant la crise du coronavirus, le massacre continue

Couverture du quotidien Kargozaran.

UNE ADOLESCENTE DE 13 ANS DÉCAPITÉE À LA FAUCILLE PAR SON PÈRE AU NOM DES LOIS ISLAMIQUES: Info du Courrier international 28 mai 2020 “La tragédie de Romina”, titre le quotidien Kargozaran qui a mis la photo de la jeune fille en couverture.

Pour avoir fui avec son amoureux, la jeune fille de 13 ans a été, ce 21 mai, décapitée à la faucille dans son sommeil par son père, qui est son propriétaire selon le Code pénal islamique en vigueur en Iran.

C’est ce qu’on appelle un « crime d’honneur » en Iran.

Son « crime » ? Avoir fui le domicile familial avec son ami. L’assassin ne risque qu’entre trois et dix ans de prison car selon le Code pénal islamique en vigueur en Iran, le père est considéré comme le propriétaire de son enfant. Le père reprochait au petit ami de sa fille d’être sunnite Tout commence lorsque la fillette, Romina Ashrafi, fuit la maison familiale avec son ami âgé de 30 ans, car son père s’oppose à leur mariage. Pourtant, ce n’est pas tant la large différence d’âge entre les deux amoureux qui rebute le paternel, mais bien le fait que l’amoureux de sa fille est d’obédience sunnite, alors que la famille Ashrafi est chiite. Après la disparition de sa fille, le père de Romina Ashrafi décide de porter plainte, le couple est arrêté cinq jours plus tard. À ce moment, l’adolescente supplie les autorités de ne pas la remettre à son père, mais rien n’y fait. Le lendemain, ce dernier tente de l’étrangler dans son sommeil avant de la décapiter avec une faucille. Dans son édito, Kargozaran se demande pourquoi la jeune adolescente, “vu le caractère du père et la culture de la région”, a été remise à sa famille, alors qu’elle pouvait rester avec la police ou avec les organisations de défense de l’enfant. La pauvre gamine a eu l’occasion d’apprécier la beauté de sa tradition “in vivo” si l’on peut dire. À vomir.


Il parait que certains amis des progressistes attendent une condamnation de la part de leaders d’opinion en photo, présents à la manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre 2019, chantres du relativisme qui défendent en permanence les charmes de la diversité et du multiculturalisme “faut comprendre c’est dans leurs traditions”. Je pense qu’ils vont attendre longtemps ….. mais je me trompe sans doute. Quant aux féministes de l’avant-garde culturelle de France et de Navarre – on est impatient d’entendre Rokhaya Diallo, Annie Ernaux et pourquoi pas la chanteuse aux cheveux frisés si attachée au respect des femmes … en France – spécialisées dans le mâle blanc de 50 et +, on n’en n’attend plus rien depuis longtemps.

Alain Graesel

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