Eber Haddad. Quand les Etats-Unis rompent avec l’OMS

Pour une des rares fois je ne suis pas d’accord avec Christian Malard concernant son analyse sur la rupture des États-Unis avec l’OMS…

La Chine est un pays prédateur et en voie d’être carrément un pays colonisateur, c’est ce qu’elle a déjà fait avec certains pays d’Afrique notamment le Zimbabwe, d’Amérique Latine, le Venezuela entre autres, ou avec des pays d’Asie comme le Sri Lanka. La Chine avec des prêts que ses débiteurs ne peuvent pas rembourser se fait payer en nature par des biens nettement sous-évalués et prend également possession de l’infrastructure dans plusieurs pays, particulièrement des ports, mais aussi des matières premières ou des produits et des terres agricoles. Ce pays représente à lui seul 20% de la population mondiale et tente de s’accaparer le maximum de ressources quels qu’en soient les coûts pour ses victimes.

La Chine procède de cette façon avec les organismes onusiens, elle en contrôle 5 des 15 existants dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS/WHO). La manière qu’elle a utilisée dans cette histoire du coronavirus et surtout sa dissémination à travers le monde tout en préservant la plus grande partie de son territoire, avec la complicité de l’OMS, est absolument crapuleuse et criminelle. Elle se comporte comme une mafia, se sert de toutes ces agences, non pas pour le bien de l’humanité, mais pour faire avancer ses intérêts pendant qu’elle laisse aux États-Unis le « soin » de les financer. Tous les gouvernements américains précédant l’ont accepté sans sourciller; heureusement il y a maintenant un président qui refuse cet état de choses. Les manières élégantes et diplomatiques ne sont plus efficaces et on se doit de manœuvrer « comme un éléphant dans un magasin de porcelaine » autrement on n’est pas crédible.

La diplomatie a ses limites et l’Europe en est le meilleur exemple. Elle subit sans broncher, finance presqu’autant que les États-Unis ces organisations internationales, en subit les conséquences mais se contente de protestations très mesurées dans les salons feutrés fréquentés par des diplomates de carrière qui n’ont aucun problème avec le statuquo surtout quand ils reçoivent en échange des enveloppes discrètes de la Chine. Si on se conduit en gentleman avec un voyou on a perdu, c’est aussi simple que cela.

Je souscris à la deuxième partie de cette analyse concernant l’Iran qui agit exactement comme la Chine mais à une plus petite échelle et qui ne recule devant rien pour assouvir sa volonté expansionniste et colonisatrice.

L’Europe, comme c’est devenu systématiquement le cas, ne cesse de reculer devant ces offensives, ne va bientôt plus vouloir rien dire sur le plan international et ne pourra que servir d’alibi aux prédateurs de tous poils en se désolidarisant des États-Unis, ce qu’elle finira par payer très cher.

https://video.i24news.tv/details/_6160543775001?fbclid=IwAR3a6iIU_0x_QSUlRb4gwVaQVKaphICgROVf6BBwpA2vZ1EA7OdxB2ZRpwk

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1 Comment

  1. La Chine est l’Etat le plus peuplé de la planète; avec une population presque 5 fois supérieure à celle des USA.
    Par la nature des choses la Chine, civilisation au moins aussi ancienne que la nôtre, sort du sous-développement ancestral et rattrape l’Occident ; elle le dépassera bientôt si ce n’est déjà fait.
    Inéluctablement elle sera, en une décennie ou deux, la première puissance mondiale.
    La traiter d’« Etat prédateur » n’a aucun sens : TOUS les Etats le sont dès qu’ils le peuvent, les USA les premiers. Les exemples abondent.
    A bien y regarder les USA donnent des signes de déclin.
    Contrairement à ce qui se passe ailleurs en Occident leur longévité moyenne baisse, la mortalité enfantine augmente ; conséquence d’une population mal soignée et mal nourrie.
    Le nombre des morts en accidents de la circulation est (comparé à la population) y est le double du chiffre français ; ce qui s’explique par la vétusté des infrastructures publiques.
    Les inégalités explosent et la classe moyenne est laminée ; ce qui augure d’irrémédiables cassures sociales et politiques mettant l’unité de la nation en péril.

    Et ce n’est pas le mode opératoire de Trump qui consiste à pointer des coupables de tous les maux à condition que ce ne soit pas lui en vue des élections à venir qui panserait les blessures.

    Tout chef d’Etat soucieux de l’avenir de son pays devrait soigner ses rapports avec la Chine.

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