Serge Hajdenberg.Yom Yerushalaïm

Avec le même enthousiasme, chaque année depuis 1967, nous célébrons la réunification de Jérusalem. Beaucoup le font avec une ferveur religieuse qui rappelle au monde entier que cette ville est pour les Juifs la ville où se trouve le Temple, la demeure de Dieu sur Terre, ce qui en fait sa sainteté. Les autres ne l’oublient pas même s’ils ne fréquentent pas ou peu les synagogues car Jérusalem est l’histoire de leur peuple. Et tous ensemble se retrouvent nombreux dans les rues de la ville sainte. Ils dansent, ils chantent, ils rient avec cette joie communicative à laquelle personne ne peut rester insensible.

Evidemment cette année tout est plus difficile mais ce moment spirituel reste le même en ce qui concerne les Juifs.

Et les autres religions ? Celles qui sont installées en force dans la Vieille Ville ? Les chrétiens de toutes les branches de leur croyance en Jésus sont nombreux à y avoir installé églises et lieux historiques rappelant, selon eux, jusqu’à sa mort les souffrances infligées au Christ par les Romains.

Mais il n’y a pas de revendication qu’on pourrait qualifier aujourd’hui de « nationale ». Ce n’est pas là que des hommes et des femmes chrétiens viendraient pour s’y installer, y construire des écoles, des universités, des usines et des fermes pour cultiver ce sol, cette terre donnée par Dieu à son Peuple, en bref un état avec une armée pour le protéger.

Pas de revendication de ce type par l’église catholique romaine, par les protestants, par les églises orientales, éthiopienne ou arménienne.

Les choses sont différentes concernant l’Islam et la conquête arabe. Tout ce qui est conquis une fois leur appartient et doit rester définitivement à eux. Ainsi Jérusalem. L’histoire régionale moderne complique les choses. La revendication de cette ville et de ce pays par les arabes a été bâtie rien que pour expulser les Juifs, de gré et surtout de force.

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Les palestiniens veulent tenir la vieille ville mais particulièrement les trois religions monothéistes. Mettre la main sur les lieux chrétiens c’est mettre à genoux leurs fidèles qui sont aussi disséminés dans le monde arabe proche-oriental. Tenir le Mont du Temple c’est faire croire au monde que cette terre est à eux mais pas aux Juifs. Avoir El-Aqsa dans leurs mains, c’est croire pouvoir imposer à tout le monde musulman, arabe ou non, une certaine domination spirituelle.

Et, fort heureusement, c’est probablement là leur erreur historique. Ce monde musulman, avec l’Arabie Saoudite en tête, ne peut pas l’accepter et son lâchage des Palestiniens a commencé. Bien que ce ne soit pas pour demain, c’est peut-être le début de ce rapprochement historique qui, enfin, amènera la paix.

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